Est-ce qu’un capteur de puissance pourrait révolutionner votre course à pied ?

Capteur puissance course à pied
 

En termes d’analyse de données de course, la Garmin Forerunner 620 apportait de nombreuses innovations. Grâce à la ceinture cardio HRM-Run, il devenait possible de mesurer les oscillations verticales et le temps de contact au sol en plus de la cadence.

Les coureurs les plus fondus attendaient encore plus de la Forerunner 630 avec, pourquoi pas un capteur de puissance pour la course à pied ? Cet accessoire se démocratise dans le cyclisme et commence à montrer le bout de son nez dans l’univers du running.

Pour ceux qui ne connaissent pas, un capteur de puissance est un accessoire qui mesure la puissance développée lors d’une activité. Par exemple, si vous courez face au vent, vous allez dépenser plus de puissance pour courir à la même vitesse que d’habitude, et votre rythme cardiaque sera du coup plus élevé.

La start-up Stryd a annoncé en janvier 2015 la sortie à venir du premier capteur de puissance pour la course à pied.

 

Qu’est-ce qu’un capteur de puissance ?

Il s’agit d’un petit pod de forme ovale qui se clipse sur votre ceinture et se synchronise avec une montre GPS via Bluetooth ou ANT+.

Pendant votre course, il va mesurer la puissance que vous développez et l’exprimer en watts. Cette donnée est le résultat d’un algorithme complexe qui prend en compte des facteurs comme le temps passé en l’air, la cadence et l’impact au sol.

 

Une nouvelle métrique de course

La puissance développée est une indication de l’effort que vous demandez à votre moteur (vos muscles).

Ca dépend de nombreux facteurs (votre foulée, votre vitesse, votre poids, mais aussi le vent, le type de sol, la pente). Mais pour tout coureur, l’objectif est de courir en minimisant la puissance développée (avoir un meilleur rendement possible et éviter les pertes d’énergie).

Comme les capteurs de puissances sont déjà répandus chez les cyclistes, les triathlètes devraient être les premiers à passer au capteur de puissance en course à pied.

Le cycliste change de vitesse quand la route monte, pour ne pas trop forcer et continuer à avancer sans se cramer. Avec un capteur de puissance, le coureur pourra adapter son allure en fonction du terrain pour optimiser sa dépense d’énergie. Sur un trail ou un marathon, on peut facilement imaginer les bénéfices d’un tel accessoire. Si vous savez par exemple que vous tournez en moyenne à 200 watts dans vos entraînements et que vous vous retrouvez dans une course à 300 watts dans la première côte, vous feriez mieux de lever le pied.

 

Vers une surcharge d’informations ?

Même si elle déçoit les coureurs experts, la Forerunner 630 introduit encore de nouvelles métriques de course. Mais pas la puissance. Est-ce que toutes ces données sont vraiment utiles et ne risque-t-on pas d’arriver à un point de surcharge d’information, où le sportif se retrouvera perdu devant plein d’informations sans savoir laquelle a un impact sur la technique de course.

Je crois qu’il faut avoir une bonne connaissance de la biomécanique et de la façon dont toutes ces données sont liées entre elles.

Qui a vraiment exploité des données comme le temps de contact au sol pour améliorer sa technique de foulée ? Il n’y a pas de temps de contact avec le sol idéal. Oui, il vous aide à courir plus vite, mais ce n’est pas quelque chose que vous pouvez vraiment améliorer. Vous pourriez même en arriver à vous blesser en courant de façon pas naturelle.

 

L’avenir des données de running

Presque un an plus tard, Stryd est toujours la seule société à proposer cette technologie. Même Garmin, leader des montres GPS n’a pas intégré de capteur de puissance à la Forerunner 630, son modèle haut de gamme pour la course à pied.

Et puis il y a le problème de la fiabilité des données. Car le capteur de puissance va se heurter au même problème que les trackers d’activités qui ne mesurent pas exactement le nombre de calories brûlées.

En effet, un capteur à la ceinture (EDIT : le capteur de puissance Stryd est maintenant intégré dans une ceinture cardio. La forme a changé, mais le problème reste le même) ne pourra jamais mesurer l’exacte puissance que développent vos jambes. Par exemple, il est plus difficile de courir dans le sable que sur la route. Vous dépenserez donc plus d’énergie pour courir à une vitesse donnée. Mais comment voulez-vous qu’un capteur à la ceinture mesure cette différence ? Autre exemple : le vent de face augmente la résistance à votre course. Comment un capteur de puissance pourrait mesurer le vent relatif auquel vous êtes confronté ?

Bref, en course à pied, la puissance développée ne sera qu’une estimation d’un algorithme.

 

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