Test Aftershokz Trekz Air : meilleur casque audio pour le sport

 

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Avec la multiplication des tests de montres GPS avec lecteur de musique (Amazfit Stratos, Fitbit Versa et Ionic, Garmin Vivoactive 3 Music et Fenix 5 Plus, Samsung Gear Sport, Polar M600, etc), j’en suis venu à m’intéresser aux casques audio en plus des ceintures cardio et autres accessoires.

Tout a été très vite au printemps. Je découvre quelque part sur le net Aftershokz et leurs casques à conduction osseuse. Puis je réalise qu’ils sont présents au salon du running qui ouvre 3 jours plus tard. J’y vais, je les rencontre, je discute et nous voilà parti pour un test de ce casque audio Bluetooth à conduction osseuse.

C’est quoi ça la conduction osseuse ? Ben c’est une technologie qui permet d’entendre de la musique dans votre tête sans rien mettre dans les oreilles. Si si, je vous jure. Du coup, ça permet d’entendre aussi bien la musique que les bruits de l’environnement qui nous entoure.

Quand on cherche à écouter de la musique en faisant du sport, que ce soit de la course à pied ou du vélo, c’est top.

 

Le son par conduction osseuse (osthéophonie)

Avant de présenter le casque Aftershokz Trekz Air et ses fonctionnalités, je pense qu’il sera utile d’expliquer comment ça fonctionne.

Je connais cette technologie depuis plusieurs années pour l’avoir utilisée avec l’armée. Ca permet au soldat d’entendre ce qui se dit à la radio sans mettre de casque sur les oreilles. Il peut donc en même temps entendre tout ce qui se passe autour de lui (que ce soit un véhicule qui approche ou son collègue qui chuchote à côté de lui).

Alors quand j’ai vu qu’on pouvait profiter de la même technologie pour faire du sport, j’ai sauté sur l’occasion.

Pour commencer, rassurez-vous, conduction osseuse ne veut pas dire qu’on va vous faire passer du courant dans la tête.

L’oreille se décompose en 3 parties :

  • L’oreille externe : le pavillon (l’oreille qu’on voit de chaque côté de votre tête) et le conduit auditif externe
  • L’oreille moyenne : le tympan, le marteau, l’enclume et l’étrier (je suis sûr que ça vous rappelle quelque chose), la trompe d’Eustache et la mastoïde
  • L’oreille interne : la clochée et le vestibule extérieur

OreilleEn fonctionnement normal, les ondes sonores sont captées par le pavillon, traversent le conduit auditif externe et frappent le tympan. Ces vibrations, sont ensuite transmises au travers de l’oreille moyenne et arrivent dans l’oreille interne où elles sont transformées en signal nerveux qui part dans le nerf auditif. Ces signaux seront enfin interprétés par le cerveau comme un son.

Ouie normaleEn conduction osseuse, la transmission du son est beaucoup plus directe. Le son est appliqué sur la boite crânienne, généralement au niveau de la tempe. Les vibrations progressent le long de l’os et arrivent directement sur la clochée (oreille interne) où elles sont transformées en signal nerveux. Et voilà un son !

OstéophonieCa permet donc d’écouter de la musique sans obstruer les oreilles avec un casque (que ce soit un gros casque externe ou un petit casque intra-auriculaire.

 

Présentation du casque Aftershokz Trekz AirAftershokz Trekz Air

Le Trekz Air n’est pas le premier casque audio par ostéophonie d’Aftershokz (le premier date de 2012 !). Mais il est beaucoup plus fin, plus léger et donc plus confortable que les précédents : 30g seulement.

Il existe en plusieurs couleurs :

  • Gris/noir
  • Bleu/noir
  • Vert/noir

Il est composé de 2 pods qui se plaquent de chaque côté du crâne. On trouve un peu plus en arrière un renflement rectangulaire dont l’un loge la batterie et l’autre le module de commande (boutons, antenne, etc). Enfin, une armature souple en titane qui donne sa forme à l’ensemble.

Le module de commande possède 2 boutons et une petite diode. L’appairage en Bluetooth se fait de façon intuitive, mais il sera utile de lire le manuel d’utilisation pour bien intégrer les commandes à disposition. On trouve aussi un port micro-USB pour la recharge.

On remarque aussi 2 petits trous, qui servent à l’annulation électronique du bruit. Ah oui, parce que la conduction osseuse, ça fonctionne aussi quand vous parlez. Donc l’Aftershokz Trekz Air sert aussi de kit main libre pour téléphone et on peut tout à fait s’en servir pour répondre à un appel.

Sur le plan technique, la portée est d’environ 10m et l’ensemble répond à la norme IPX55. C’est-à-dire qu’il est résistant à la sueur, l’humidité et la poussière, mais qu’il ne faut en aucun cas s’en servir dans la piscine (bien que la conduction osseuse puisse techniquement fonctionner dans l’eau).

L’autonomie est de 6h d’écoute, après 2h de recharge (c’est long par rapport à l’autonomie qu’on en tire). Donc en plus du smartphone, de la montre et éventuellement du brassard cardio optique, c’est un accessoire de plus qu’il faut penser à recharger régulièrement. Pour l’usage que j’en fais, ça veut dire que je le recharge 1 fois par semaine.

Dans la boite, on trouve une pochette en silicone fermée par une fermeture éclair. On range le casque dedans et on jette la pochette dans un sac de sport. Je pense qu’il ne faut pas s’assoir dessus, mais je n’ai pas eu de soucis de casse avec l’utilisation ‘normale’ que je fais de mes affaires de sport.

Il y a aussi des bouchons d’oreille. Pour quoi faire ? Ben souvenez-vous que le principe de la conduction osseuse, c’est de pouvoir entendre les bruits de l’environnement en même temps que la musique. C’est top en course à pied ou à vélo, mais pas forcément ce que l’on a envie de subir dans une salle de sport. Du coup, on peut mettre des bouchons d’oreille en plus du casque pour s’isoler des bruits extérieurs et faire son sport en musique dans sa bulle.

 

Utiliser Aftershokz Trekz Air en sportTest Aftershokz Trekz Air

Avant de le tester, j’avais 2 craintes :

  • Est-ce que l’armature du casque qui passe derrière la nuque ne va pas trop sauter en course à pied ? Non seulement c’est pénible, mais en plus, la conduction osseuse dépend du bon contact des pods avec le crâne.
  • Est-ce le casque audio ne va pas gêner pour sangler un casque de vélo ?

Mais commençons par le début : la mise en place. Au départ, on tâtonne pour l’installer correctement, parce que ça fait bizarre de ne pas le placer sur les oreilles.  On place le tour d’oreille, les pods bien positionnés sur l’os en-dessous des tempes, l’armature à l’arrière n’étant pas en contact avec la nuque (ou alors vous avez un cou de taureau).

Le casque est à la fois suffisamment souple pour s’adapter à toutes les formes de têtes en étant confortable et élastique pour bien plaquer les 2 pods contre le crâne.

Je porte des lunettes de vue et j’avais peur de ce que ça allait donner avec les branches sur le passage des oreilles. Ben c’est au top niveau ergonomie. On peut sans problème porter une paire de lunettes, une casquette et le casque Aftershokz Trekz Air.

A vélo, je n’ai pas eu de problème pour attacher mon casque (mais ça dépend peut-être d’un modèle à l’autre), ni mettre des lunettes de soleil. En revanche, en position aérodynamique sur le vélo (mains en bas du guidon ou sur des prolongateurs), l’armature derrière la nuque touche parfois le haut du col du maillot, parce qu’on place la tête plus en arrière qu’en course à pied. Mais ça ne dégrade pas l’écoute.

Quand on l’utilise, on découvre un autre avantage à la conduction osseuse : le confort des oreilles. On n’a pas un gros casque sur la tête qui fait suer des oreilles l’été. Et pas non plus d’embout inséré en force dans le conduit auditif qui devient désagréable à la longue.

Ensuite, ben c’est tout simplement top. On peut courir en musique tout en entendant le bruit d’un vélo qui arrive, les moteurs des voitures qui redémarrent au feu rouge, les oiseaux qui chantent, le dérailleur lors d’un changement de vitesse, etc. D’un point de vue sécurité, c’est bien mieux qu’avec les autres casques.

Ce qui fait bizarre par contre, c’est les mouvements de mâchoire lorsqu’on mange un encas. Ca modifie la perception du son, notamment le volume des basses.

La plage de réglage du volume est très large. Clairement, je n’ai jamais eu besoin de le mettre à fond et en fait on n’a pas besoin de le mettre très fort pour bien entendre sa musique (j’étais généralement sur 50% en forêt, un peu plus en ville). Bien sûr, il arrive un moment où malgré la conduction osseuse, si on met du Linkin Park à fond, ben on n’entend moins bien ce qui se passe autour de nous. Forcément. Et il y a 2 autres effets induits : premièrement, les gens autour commencent à entendre un peu la musique ; deuxièmement, on peut ressentir des vibrations un peu désagréables, particulièrement si c’est de la musique avec beaucoup de basses.

Aftershokz a pensé à tout en ajoutant des bouchons d’oreille dans la boite. Cela dit, je ne suis pas sûr que les gens qui cherchent à s’isoler du monde extérieur pour écouter leur musique s’orientent vers un casque à conduction osseuse. A voir. En tout cas, je ne m’en suis pas servi.

Les petits boutons volume et power sont clairement difficile à manipuler pendant une séance de sport (et carrément impossible avec des gants). Heureusement, le gros bouton multifonctions sur le côté suffit pour gérer votre playlist (play, pause, précédent, suivant). Une voix féminine parle lors de la manipulation de bon nombre de commandes, à l’allumage, pour faire l’appairage avec un appareil, pour connaitre le niveau de batterie, etc.

L’annulation électronique du bruit fonctionne bien, notamment pour supprimer le bruit du vent quand on parle avec quelqu’un au téléphone. Bien sûr, ce que je dis est valable pour de faibles vitesses. A vélo, on va trop vite et la voix devient incompréhensible pour l’interlocuteur à l’autre bout du fil.

Quand on n’en a plus besoin, il suffit de l’ôter des oreilles et le placer autour du cou. Il ne tombera pas.

 

Conclusion

Connaissant déjà la technologie, je m’attendais à apprécier ce casque audio pour le sport. Je n’ai pas été déçu. Non seulement la qualité du son est bonne mais en plus il est confortable.

Franchement, le seul truc qui lui manque, pour moi, c’est un témoin de charge, histoire de savoir s’il reste assez de batterie pour tenir le temps de ma sortie sportive.

Après, ça reste un produit de niche sur le marché des casques audio Bluetooth. Mais bon, je l’ai adopté et je le recommande vraiment pour une utilisation en sport.

 

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J’espère que vous avez trouvé cet article utile. Je passe généralement plusieurs heures pour faire ces tests, c’est pas mal de boulot.

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Si vous avez encore des questions, n’hésitez pas à les poser dans un commentaire. Je prendrai le temps d’y répondre.

 

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