Test Huawei Watch GT Runner 2 : spécialisation marathon

Test Huawei Watch GT Runner 2

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Historiquement, j’ai été assez critique envers la Huawei Watch GT6 Pro, parce qu’elle n’était pas au niveau de la concurrence sur le créneau du top des montres GPS multisports. Par contre, j’avais bien aimé la GT Runner.
Alors quand Huawei annonce une GT Runner 2 développée en collaboration avec Eliud Kipchoge, plus jolie, plus légère et plus performante pour la course à pied, je ne pouvais presque être emballé.

Huawei a orienté cette montre GPS vers le marathon, avec une suite d’outils 360° qui doit accompagner le runner dans son entrainement, sa gestion de course et la récupération post course. Intéressant, parce que Huawei n’est pas la première marque à laquelle on pense quand on cherche un spécialiste des montres GPS pour le sport. Mais tout comme Amazfit ou Apple, ils ont des moyens, il suffit juste qu’ils décident de mettre en place une vraie stratégie pour cibler ce créneau du marché.

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Test Huawei GT Runner 2 : le verdict

Huawei a vraiment essayé de créer une montre GPS de running, avec une combinaison de confort, de précision, d’autonomie et d’outils d’entrainement, même si aucun ne sont complètement inédits.

POUR
Qualité des matériaux
Suite d’outils pour l’entrainement running
Précision GPS
CONTRE
Application trop chargée
Réglages un peu éparpillés

Ce qui est nouveau sur la Huawei GT Runner 2

Huawei Watch GT Runner 2 nouveau
  • Plus petite (44 mm contre 46)
  • Plus légère (44 g contre 54)
  • Boitier en titane
  • Bracelet en nylon avec un nouveau système d’attache
  • Ecran plus petit (33,5 mm contre 36)
  • Ecran plus lumineux
  • Vitre en Kunlun
  • Ajout d’un ECG
  • Puce NFC pour le paiement sans contact
  • Autonomie augmentée (32 h contre 20)
  • Cartographie
  • Puissance au poignet
  • Allure ajustée à la pente
  • Détection du seuil lactique
  • Running ability index (RAI)
  • Statut d’entrainement
  • Nouvel algorithme de calcul de la récupération
  • Plans d’entrainement pour des courses officielles
  • Nouveaux écrans de gestion de course

Présentation de la Huawei GT Runner 2   

Huawei Watch GT Runner 2 présentation

Elle remplace : Watch GT Runner

Au-dessus dans la gamme : Watch GT 6 Pro

En-dessous dans la gamme : Watch GT 6

Modèle testé : Watch GT Runner 2 orange

Je trouve que la GT Runner 2 est belle, vraiment belle. Le boitier est en titane, avec des touches de la couleur dominante et le bracelet est en nylon tissé avec des dégradés de couleur. Elle existe en 3 coloris. J’ai l’orange mais je préfère le bleu.

C’est une petite montre GPS, avec un boitier de 44 mm. C’est à peine plus gros que la PACE 4 et la Forerunner 165 (42 et 43 mm). Mais elle est plus fine que ces 2 concurrentes (10,7 mm contre 11,6 et 12,9 mm respectivement).

Elle se distingue de toutes les petites montres GPS conçues pour le running par son boitier en titane. D’habitude, les marques privilégient le full plastique pour réduire le poids. Mais sur cet aspect, Huawei a réalisé un tour de force, puisque la Huawei Watch GT Runner 2 ne pèse que 43 g malgré l’utilisation de métal. A titre de comparaison, la PACE 4 pèse 40 g, la Forerunner 165 39 g et la Suunto Run 37 g.

Ils y sont arrivé en travaillant sur 3 éléments :

  • Le titane pour le boitier au lieu de l’acier
  • Le verre Kunlun, résistant aux rayures mais plus fin que le saphir
  • Le bracelet en nylon au lieu du silicone

Au-delà de son poids, je suis un fan des bracelets en nylon. Ils sont plus légers, s’usent moins que ceux en silicone. Mais surtout, ils sont plus confortables et plus faciles à ajuster au poignet. Et ce dernier point est important pour la fiabilité du capteur cardio au poignet.

L’autre avantage du bracelet en nylon, c’est sa respirabilité. Huawei a intégré 2 bandes où le tissage est moins dense, justement pour améliorer la respirabilité et le séchage.

Sur la GT Runner 2, les 2 éléments du bracelet sont de couleurs différentes. Sur la mienne, la partie avec la boucle est blanche, l’autre est en dégradé orange, violet, blanc.

Le système de fermeture à scratch est différent de ce qu’on trouve chez la concurrence. Généralement, on passe le bracelet dans la boucle et on repart dans l’autre sens pour serrer. Là, on tire le bracelet dans le même sens. Je trouve ça moins efficace pour ajuster le serrage. Mais ils ont mis 1 bande de scratch juste après la boucle, en plus des 3 bandes de scratch au bout du bracelet. Donc l’astuce, c’est d’ajuster le serrage, de vite appuyer sur la première bande de scratch, puis de mettre en place le bout du bracelet.

Le bracelet est sécurisé grâce à une barrette métallique qui ne peut pas passer au travers de la boucle. Donc si les 4 bandes de scratch venaient à lâcher, le bracelet resterait en boucle autour de votre poignet, réduisant les chances de perdre la montre.

Il est équipé d’un système de détache rapide propriétaire qui est très pratique. Plus besoin de faire glisser une tirette avec le bout de l’ongle, il suffit d’appuyer sur un bouton pour que les pompes de l’axe se rétractent. Ca n’empêche pas de le remplacer avec un bracelet d’une autre marque équipé d’une tirette. Mais on ne pourra pas le remplacer par un bracelet QuickFit de Garmin, puisque la tige ne reste pas en place.

D’ailleurs, Huawei a inclus un 2e bracelet dans la boite, en silicone. Le mien est blanc avec beaucoup de trous qui sont cerclés d’orange. Ca donne un look sportif.

Le verre Kunlun, c’est le verre résistant aux rayures développé en interne par Huawei. Difficile de dire s’il est plus performant que le Gorilla Glass. Mais je peux déjà vous dire que ça ne vaut pas le saphir. Mais c’est plus léger.

Enfin, le titane donne un look et une finition à la GT Runner 2 qui n’ont rien à voir avec des montres GPS tout en plastique.

Le design de la lunette laisse apparaître le cerclage orange en-dessous. On trouve quelques petites inscriptions dans la même couleur sur la lunette et des liserés autour du bouton et de la molette.

Elle est étanche à 50 m et certifiée pour la plongée sous-marine jusqu’à 40 m (EN13319).

L’écran AMOLED fait 33,5 mm. C’est plus que ceux de la PACE 4 et de la Forerunner 570 – 42 mm (30,5 mm) et la Suunto Run (33 mm alors que la montre est légèrement plus grande).

La luminosité à 3000 nits est au top de ce qu’on trouve actuellement, bien au-dessus des Garmin, Suunto et COROS qui ont des écrans à 2000 ou 1500 nits.

L’interface se fait via le tactile ou le bouton + molette, avec la possibilité de personnaliser des raccourcis sur les fonctions des boutons.

Je trouve l’attribution des fonctions des boutons inhabituelle (c’est perturbant au début). Avec 1 molette et 1 bouton, je m’attendais tout bêtement à ce que la molette serve à naviguer dans les menus (rotation) et à valider (appui), tandis que le bouton du bas serve à annuler ou revenir en arrière. Ben non. La molette sert à ouvrir la liste des applications et à revenir directement sur la watchface. Le bouton du bas ouvre quant à lui la liste des profils sportifs et valide.

L’interface ressemble à celle des montres connectées Wear OS :

  • On tire un panneau de configuration du haut
  • On tire les notifications du bas
  • On accède à quelques cartes à gauche (aperçu santé, calendrier, météo, contrôle de musique)
  • Les widgets sont à droite

La liste de widgets est personnalisable, mais on ne peut en afficher que 6. Certains widgets sont thématiques et permettent de regrouper plusieurs données. Par exemple, le widget de statut d’entrainement affiche la charge, la récupération et l’indice d’entrainement (ce qu’on appellerait le statut d’entrainement chez une autre marque). Des widgets de suivi quotidien afficheront plusieurs données au même endroit.

Voici les 5 widgets que j’ai choisis :

  • Statut d’entrainement (charge aigüe, statut d’entrainement, temps de récupération)
  • Activité quotidienne (3 cercles affichant les calories, les minutes intensives et les heures au cours desquelles je me suis levé, suivi de 6 écrans avec différentes données d’activité quotidienne)
  • Bienêtre émotionnel (juste pour tester ce truc)
  • Suivi santé (stress, score de sommeil, SpO2, exercice de respiration guidé, température corporelle, trèfle de suivi quotidien)
  • Vie pratique (météo, calendrier, appel téléphonique, commande de lecteur média)

Il y a aussi programme d’entrainement, indice de capacité de course, FC, FC repos sur 7 jours, SpO2, température corporelle, sommeil, stress, journal d’appels, commande de musique, baromètre, boussole, météo, phase lunaire, wallet, stay fit.

La batterie des capteurs est complète :

  • Puce multi GNSS double fréquence
  • Capteur cardio optique + oxygénation sanguine
  • Electrocardiogramme (ECG)
  • Altimètre barométrique
  • Boussole
  • Capteur de température cutanée
  • Micro + haut-parleur

Il n’y a pas d’option de choix du mode GPS. C’est multi GNSS double fréquence dans tous les cas. C’est pas déconnant pour une montre GPS qui vise le segment de la performance en course à pied et marathon. Ca assure la meilleure précision des données et l’autonomie de la GT Runner 2 est largement suffisante pour couvrir un marathon en 3, 4 ou 5 h.

Huawei met en avant la nouvelle conception de l’antenne GPS. Déjà sur la première GT Runner, ils avaient imaginé une antenne GPS innovante, qui passait dans les cornes d’attache du bracelet au lieu d’être simplement intégrée à la lunette. Pour améliorer la précision GPS, Huawei a cette fois intégré 2 antennes GNSS dans la GT Runner 2. La première est située dans le boitier, la 2e dans la lunette, le cerclage coloré servant d’isolant entre les 2.

On peut ajouter des capteurs externes connectés en Bluetooth :

  • Capteur cardio (ceinture ou brassard)
  • Capteurs vélo (cadence, vitesse, puissance)
  • Casque audio

Il y a aussi une connexion Wifi pour les mises à jour et le transfert des cartes.

La Huawei Watch GT Runner 2 embarque une suite d’outils conçus pour la course à pied et spécifiquement le marathon.

L’élément central, c’est le profil sportif Marathon, qui a été développé et testé avec l’équipe pro DSM-Firmenich dont fait partie Eliud Kipchoge, qui embarque des outils pour performer pendant une course. Techniquement, on peut l’utiliser pour d’autres distances qu’un marathon.

Au-delà de ce profil particulier, Huawei a essayé d’organiser une suite cohérente d’outil pour accompagner le runner dans son entrainement, sa course et la récupération.

A côté de l’aspect centré sur la course à pied, la GT Runner 2 embarque aussi des profils sportifs variés, comme la natation en piscine et en eau libre, la musculation, le ski, le golf et le triathlon. Il y a même un profil pour faire de la balançoire. Mais bon, l’immense majorité de ces profils sportifs n’a rien de spécifique et sont de simples copier-coller d’un profil générique dont seuls le nom et la couleur ont changé. Même le profil Musculation ne compte pas les répétitions ni les séries, alors que c’est quelque chose largement répandu (même si ce n’est jamais 100% fiable).

Au niveau des métriques, Huawei a monté d’un clic et propose maintenant la puissance au poignet, l’allure ajustée à la pente et la détection automatique du seuil lactique.

L’application Huawei Santé propose pas mal de choses pour assister votre entrainement :

  • Programmation de séances d’entrainement complexe
  • Des programmes fitness (stay fit, débutant 3 km, running foncier)
  • Des programmes pour préparer une course (5 km, 10 km, semi et marathon)
  • La création d’un programme de course à pied personnalisé par l’IA
  • Des cours en vidéo de renfo, pilates, (gratuit ou payant)

La montre ajoute encore quelques outils supplémentaires :

  • Objectifs : distance, temps, calories
  • Programmation d’intervalles simples depuis la montre
  • Métriques de foulée (cadence, longueur de foulée, oscillations verticales, temps de contact au sol, équilibre gauche/droite)
  • Alertes d’alimentation / hydratation

On peut aussi activer un screen extender, qui va utiliser l’écran de votre smartphone pour afficher les données de la GT Runner 2. C’est à vélo que c’est le plus utile, pour ceux qui n’ont pas de compteur.

Pendant une séance, le haut-parleur va permettre de faire du coaching vocal en direct.

Après l’entrainement, différents indicateurs et algorithmes permettent de faire des analyses de progression :

  • VO2max
  • Training effect aérobie et anaérobie
  • Charge d’entrainement
  • Statut d’entrainement

Il fut un temps où aucun transfert n’était possible vers des applications tierces. Désormais, on peut synchroniser automatiquement ses séances avec Strava, ce qui offre une option pour analyser vos entrainements si l’application Huawei Santé ne vous convenait pas.

Même si elle est centrée sur la performance en course à pied avec un profil plutôt ‘route’, la Huawei Watch GT Runner 2 embarque une cartographie. La même que sur la GT 6 Pro. Et avec des alertes turn by turn vocales. Les fichiers GPX d’itinéraire doivent être transférés manuellement dans l’application Huawei ou automatiquement de Komoot (pas Strava), parce qu’il n’y a pas d’outil de création d’itinéraire.

L’éventail du suivi santé de Huawei est vraiment complet :

  • Activité quotidienne (pas, distance, nombre d’étage)
  • Calories dépensées
  • Suivi du sommeil
  • FC, VFC, SpO2
  • ECG
  • Niveau de stress et émotion
  • Température cutanée
  • Fréquence respiratoire
  • Souplesse des artères
  • Exercices de respiration guidés
  • Détection des chutes
  • Suivi du cycle menstruel

Pour le côté montre connectée, on est loin de la puissance d’une Samsung Galaxy Watch Ultra :

  • Smart notifications
  • Lecteur de musique (mp3)
  • Calendrier
  • Appels téléphoniques en Bluetooth
  • Paiement sans contact via Curve
  • Météo

Pour ce qui est du téléchargement d’applications, ce que propose Huawei se rapproche plus du SuuntoPlus store que du Google Play Store ou de l’App Store d’Apple. Il y a peu d’applications utiles et en tout cas aucune application type Google Maps, Deezer ou WhatsApp.

L’application Huawei fait un peu fouillis, avec un mélange de données, d’analyses par IA, de modes d’emploi, de médailles et de pubs diverses. On trouve même une masterclass d’Eliud Kipchoge de 17 minutes sur l’analyse des performances en longue distance.

Autonomie

Huawei Watch GT Runner 2 autonomie
GT Runner 2
Mode multi GNSS double fréquence32 h
Usage quotidien14 jours

Compte tenu de sa petite taille, l’autonomie de la GT Runner 2 est largement compétitive (considérant que c’est un mode multi GNSS double fréquence). La PACE 4 affiche 31 h, la Run 20 h et la Forerunner 570 – 42 mm 13 h (la Forerunner 165 tient 19 h mais en mode GPS seul).

Notez quand même que ces performances sont annoncées avec l’écran en mode extinction automatique. Or, c’est un réglage que j’ai changé dès l’ouverture de la boite, pour passer l’écran en mode allumage permanent en sport. Le résultat a été de réduire l’autonomie autour de 20 h. Si on ajoute un suivi d’itinéraire et l’allumage permanent de l’écran, alors on peut tomber autour de 15 h.

La GT Runner 2 n’est toutefois pas compétitive pour de l’ultra, de par l’absence de mode GPS seul qui donnerait une autonomie max plus importante. Mais finalement, dans ce format, les autonomie max ne sont pas énormes (la PACE 4 monte à 41 h, la Run 25 h et la Forerunner 570 – 42 mm 18 h).

La recharge de la Huawei Watch GT Runner 2 s’effectue par induction avec un connecteur aimanté.

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Champs de donnée

Huawei Watch GT Runner 2 données

On peut afficher 1 à 4 écrans avec chacun jusqu’à 6 données par écran, avec de belles couleurs et une belle lisibilité.

Utilisation sportive de base (essentiellement running)

Huawei Watch GT Runner 2 running

Parlons tout de suite du mode Marathon. L’objectif de Huawei est de servir un guide au poignet auquel on se référera à chaque étape de la préparation et de la course. Il faut commencer par explorer la base de données des différents marathons dans le monde pour exploiter ensuite les outils pour l’entrainement, un programme d’entrainement personnalisé, un guide pour la course, des analyses post course et un guide pour la récupération.

Les premières fonctionnalités qu’on peut activer sont un guide d’allure (ou de FC) et des rappels de ravitaillement (alimentation et hydratation) en fonction de paramètres physiologiques, de votre allure et de la météo. Comme pour d’autres profils sportifs, on peut personnaliser les écrans, activer un métronome, une pause automatique, un tour automatique, utiliser un itinéraire à suivre ou même programmer des intervalles.

Finalement, tout ça n’est pas très différent d’un profil classique de course à pied. Mais lorsqu’on lance le profil sportif, on peut le lier à une certaine course. Dans l’application, on peut aller chercher une course, par exemple le marathon de Paris. La base de données de course comprend essentiellement des marathons et semi-marathons. A partir de là, Huawei va construire un programme d’entrainement pour ce marathon à cette date spécifique. Ca commence par quelques questions auxquelles il faut répondre dans l’application (meilleure perf sur les 6 derniers mois, date de début du programme, le chrono cible, le nombre de jours d’entrainement par semaine, etc), puis on fait une course test de 5 km. Après, on retrouvera directement dans le profil Marathon sur la montre les entrainements proposés chaque jour, jusqu’au jour de la course, ainsi qu’un décompte du nombre de jours avant le départ. Le programme alterne des séances de course de différentes distances, des séances de fractionné et du renforcement musculaire.

Ca reste un programme basé sur IA et on peut le piéger, par exemple en lui demandant de créer un programme pour une course dans 4 semaines avec un chrono irréaliste. Bon ben il va créer un programme en se basant sur nos performances… mais qui ne parviendra jamais à atteindre le chrono irréaliste qu’on lui a demandé.

Un autre exemple de la limite des algorithmes, c’est qu’ils ne sont pas nécessairement liés entre eux. Si je crée sur l’appli Huawei un programme pour courir le marathon de Paris, il me prédit un temps de course. Et si je vais consulter l’écran de prédiction de temps de course dans le widget Statut d’entrainement sur la montre, c’est un autre chrono. Mais bon, c’est quelque chose qu’on voit aussi chez Garmin, dont l’estimation du temps de course peut rester à 3 h 56 même après qu’on ait couru un marathon en 3 h 45.

Les prévisions de temps de course sont mises à jour régulièrement. Contrairement aux autres marques, Huawei donne tous les facteurs pris en compte en entrée de cet algo : le VO2max, le seuil lactique, le volume et la répartition des intensités d’entrainement, les précédents records et les zones cardio.

Le jour de la course, le premier écran affiche le guide d’allure, le chrono et l’estimation du temps à l’arrivée. Le 2e écran est bien différent de ce qu’on voit habituellement. C’est un tableau des temps au tour avec en haut l’avance ou le retard total, puis le temps visé à chaque tour et le temps réel à chaque tour. Le 3e écran est celui du lièvre, avec une animation et l’avance / retard représenté cette fois non pas en temps mais en distance. Après, on trouve d’autres écrans personnalisables, avec des données globales, des données au tour, les running dynamics et la cartographie.

Finalement, ce qui manque dans cette suite, c’est l’itinéraire de la course. Si la base de donnée de Huawei connait les dates des marathons, elle pourrait aussi inclure les parcours.

Sinon, on peut trouver dans l’application Huawei une vingtaine de séances d’entrainement variées mais destinées à des débutants (la séance la plus longue dans la catégorie ‘endurance’ fait 70 minutes en zone 3).

  • Courses urbaines (abonnement VIP)
  • Basique (marche/course, footing, intervalles)
  • Brûlage graisses
  • Cardio (HIIT et fractionné pas plus de 30 min)
  • Endurance (séance la plus longue 70 min)
  • Perso

A côté du profil Marathon, la GT Runner 2 dispose de plusieurs profils pour la course : Extérieur, Tapis, Piste, Trail. Le profil Piste fonctionne avec un algorithme spécial qui va se base sur la longueur du couloir dans lequel on court pour calculer la distance (uniquement sur des pistes de 400 m). Quant au profil Trail, c’est le seul sur lequel on peut jouer sur la précision GPS pour multiplier par 3 l’autonomie en dégradant la précision GPS ou afficher l’allure ajustée à la pente.

Le réglage de la FCmax est caché au fond des ‘paramètres avancés’ des exercices physiques, alors que ça devrait être (selon moi) la première métrique physiologique à personnaliser pour que tout le reste soit correct (zones cardio, VO2max, estimation des temps de course, etc).

On peut activer un verrouillage automatique de l’écran et / ou de la molette. Pour déverrouiller, il faut un appui long sur la molette. A l’usage, j’ai trouvé que ça se reverrouille très rapidement. Genre on lève le poignet pour allumer l’écran, déverrouille l’écran, on tourne la tête pour répondre à un pote et hop l’écran s’est déjà reverrouillé.

Dans les réglages des profils sportifs, on peut activer l’allumage permanent de l’écran et les diffusions d’alertes vocales. Pour ça, c’est simple.

On peut s’entrainer avec différents outils :

  • Des intervalles, des objectifs ou des séances préprogrammées depuis la montre
  • Des séances programmées (soit manuellement, soit dans un programme) depuis l’appli

On peut aussi lancer une séance guidée pour la détection du seuil lactique. Et même faire une séance test avec le mode Marathon.

Comme ça se fait beaucoup maintenant, la GT Runner 2 enregistre les métriques de foulée sans capteur externe (cadence, temps de contact au sol, oscillation verticale, équilibre gauche / droite, longueur de foulée) et calcule à partir de ça la puissance en course à pied. Mais bon, on ne peut pas programmer d’entrainement basé sur la puissance (juste allure et cardio), donc ce n’est pas très utile.

Le truc curieux, c’est que la GT Runner 2 utilise le GPS pour mesurer la distance mais pas l’allure, qui est tirée de son accéléromètre. Je n’ai jamais vu ça. Ou plutôt j’ai déjà vu ça avec l’utilisation d’un Stryd et d’une Garmin : on peut utiliser le GPS de la Garmin pour mesurer la distance et le Stryd pour mesurer l’allure. L’idée de ce réglage est d’exploiter la meilleure précision du Stryd qui est positionné sur le pied. Mais dans le cas de la GT Runner 2, ce choix est curieux, puisque l’accéléromètre n’est pas positionné sur le pied, mais au poignet. Ca veut dire que si vous buvez de l’eau en courant, la montre se perd et l’allure dévie, parce que le poignet ne bouge plus.

Le coach audio peut vous guider pendant vos séances, soit par haut-parleur (ça peut surprendre la première fois, ça peut aussi gêner vos compagnons), soit via des écouteurs connectés en Bluetooth. Il parle en français et annonce :

  • Tour automatique
  • Fréquence cardiaque
  • Allure
  • Training effect

En fin de séance d’entrainement, on peut rentrer son RPE mais on est limité à 4 smileys.

J’ai trouvé l’application Huawei bien fouillis. En fait, elle mélange un peu tout : des données issues de la montre, des suggestions de différents services Huawei payants, des suggestions de défi, des pubs pour acheter des montres connectées Huawei, des incitations à rejoindre une communauté.

Comme chez pas mal de marques asiatiques, on retrouve quelques problèmes de traduction ici et là. Dans l’analyse d’une sortie dans l’application, l’onglet ‘segment’ affiche en réalité les temps de passage par ‘tour’. Cette erreur sémantique témoigne déjà de l’univers dont est issu Huawei : les montres connectées, pas les montres de sport. Parce que tous les sportifs un peu impliqués dans l’analyse de leurs données savent ce qu’est un tour et un segment.

Il n’y a pas grand-chose pour analyser l’entrainement depuis l’application. En fait, il n’y a quasiment rien de plus que ce qu’on voit déjà sur la montre.

  • Indice de capacité pour la course à pied
  • Charge d’entrainement 7 jours
  • Indice d’entrainement (statut d’entrainement)
  • Temps de récupération
  • VO2max
  • Prédictions de temps de course

Même si le Professional running coach (un truc IA) donne des suggestions pour progresser avant l’entrainement et une analyse de la séance après, c’est un point qui fait que la Huawei Watch GT Runner 2 visera les sportifs sans les connaissances suffisantes pour gérer leurs entrainements eux-mêmes. Les plans d’entrainement et les différents outils IA seront très bien pour guider le coureur débutant ou intermédiaire. Mais les algorithmes ne satisferont pas les coureurs plus érudits.

L’indice de capacité pour la course à pied (RAI en anglais) est une métrique propre à Huawei qui sert à estimer le niveau de vos performances en course à pied. L’idée c’est d’intégrer un peu plus de facteurs que juste le VO2max pour estimer vos temps de course. Le calcul se base sur l’historique des données de fréquence cardiaque, d’allure, de distance et de la fréquence des séances d’entrainement. Le RAI peut donc servir à classer votre niveau, à suivre l’évolution de votre niveau dans le temps, mais il est aussi utilisé pour la création automatique des séances d’entrainement par l’application Huawei.

Sorti de Huawei Santé, les possibilités de synchronisation automatique sont rares : Strava, Komoot, Adidas running club, c’est tout. Après l’achat d’une GT Runner 2, Huawei offre d’ailleurs 90 jours d’essai de Huawei Health et 60 jours d’abonnement à Komoot Premium.

Autres sports

Huawei Watch GT Runner 2 sport

Une centaine de profils sportifs, avec 2 profils pour la natation (piscine et eau libre), 1 profil pour le triathlon, des profils pour les sports de neige, d’eau et tout ce qu’il faut. Bien qu’elle ait une orientation course à pied, la GT Runner 2 ne diffère pas de la GT 6 Pro.

A l’usage, les profils sportifs se classent dans l’ordre de dernière utilisation. Donc bien qu’il y ait beaucoup de profils sportifs, vous retrouverez vos profils habituels en haut. Et si ça ne vous plait pas comme ça, vous pouvez épingler des profils en favoris en haut de la liste.

Pour le vélo, Huawei a développé un algorithme de puissance virtuelle (sans capteur de puissance). Bon, je crois qu’on peut tous tomber d’accord sur le fait qu’il n’y a pas besoin de comparer ça à un vrai capteur de puissance, parce qu’aucun algorithme ne pourra jamais calculer la puissance sans données comme la force du vent ou le type de revêtement au sol. On peut quand même rentrer le poids de ses vélos (VTT, route, gravel, vélo pliant) pour que ce soit pris en compte. La puissance virtuelle ne fonctionne qu’en extérieur, pas sur home trainer. Normal, puisque sur un HT, la montre n’a aucune donnée de GPS et d’altimètre (puisqu’on ne bouge pas).

A vélo, le fait de plier le poignet peut couper les alertes vocales, tout simplement parce que le trou du haut-parleur est situé côté droit très près du fond du boitier. Du coup, quand on porte la montre sur le poignet gauche et qu’on plie le poignet, on bouche le trou et on n’entend plus rien.

En natation en piscine, le comptage des longueurs est fiable. En revanche, l’écran de base n’affiche pas le chrono aux 100 m et on ne peut pas personnaliser l’affichage. C’est pourtant la donnée utile sur tous les entrainements, plus que la durée ou la distance.

J’ai trouvé que le bracelet nylon sèche effectivement plus vite que les bracelets nylon des autres marques.

Le mode triathlon enchaine nage, vélo et course, mais sans aucun réglage. Et il n’y a pas d’autre profil multisports et on ne peut pas créer de profil perso.

Le profil Golf propose 2 modes : practice et parcours. C’est marrant, ce n’est pas un profil sportif, c’est une application qu’on trouve dans la liste des applications et pas dans la liste des profils sportifs.

Le profil pour le ski détecte automatiquement les montées et donne des statistiques sur les descentes comme la vitesse max, la distance, etc.

Le profil Corde à sauter compte automatiquement le nombre de sauts, ainsi que le nombre de fois où l’on est accroché dans les pieds.

Le profil Rameur compte le nombre de mouvement et affiche la fréquence de rame.

Mais le profil Musculation ne détecte toujours pas automatiquement les mouvements et ne compte pas les séries.

Outdoor

Huawei Watch GT Runner 2 outdoor

Pour la France, on télécharge la carto région par région.

Après, on peut ajouter des itinéraires, soit en important les fichiers GPX manuellement, soit par importation automatique de Komoot.

Une fois qu’on part en navigation, on a :

  • La carto sur fond gris ou blanc
  • L’itinéraire à suivre en orange avec des chevrons indiquant la direction
  • La trace GPS en bleu
  • Une boussole
  • 2 champs de donnée en bas (qu’on ne peut pas personnaliser)

La carto de Huawei n’est pas top. Pour commencer, elle manque de contraste, surtout la nuit. Le fond est gris foncé, les routes et chemins sont gris clair et les bâtiments sont gris. C’est un peu mieux en journée car le fond est blanc.

Au milieu de tout ça, on trouve un peu de couleur. Ce sont les points d’intérêts. Sauf que ces points d’intérêt sont pour la plupart sans intérêt. Pourquoi est-ce qu’une montre de sport m’affiche l’agence de l’eau Artois Picardie ? La CPAM ? Adecco et Ibis style ?

En montagne, les sentiers (de fins traits gris) se confondent assez facilement au milieu des courbes de niveau (de fins traits verts foncés).

On peut zoomer avec la molette et déplacer la carte avec le tactile. La cartographie étant assez basique et peu colorée, le rafraichissement se fait rapidement après les déplacements.

A part ça, la navigation en elle-même fonctionne bien. C’est lisible, les alertes retentissent environ 50 m avant le virage et les annonces vocales sont même en français. Certaines alertes vocales sont toujours un peu pénibles. La voix nous annonce qu’on s’est éloigné de l’itinéraire et qu’il faut « qu’on fasse attention à notre environnement ». Sérieux, qui a eu l’idée de lui faire dire ça ? On aurait pu s’en passer.

Si on a chargé un itinéraire, alors on aura en plus un écran de profil d’altitude sur lequel le graphique est tellement petit qu’il ne sert à rien.

On peut aussi cliquer sur l’écran pour faire un retour départ, soit en ligne droite à vol d’oiseau, soit à rebours de la trace GPS.

Au global, tout ça conviendra bien aux coureurs sur route ou à la campagne mais pas pour les traileurs les plus aventuriers.

Précision GPS / cardio

Huawei annonce que la nouvelle antenne de la GT Runner 2 améliore de 20 % la précision GPS par rapport à la GT6 Pro. Ce ne serait pas de refus, parce que mon test de la Huawei Watch GT6 Pro avait montré que sa précision GPS était inférieure à ce que j’observe chez la concurrence.

Comme une bonne partie des marathons officiels se courent en ville, Huawei a cherché à ajuster son algorithme de traitement des données GNSS spécifiquement pour le milieu urbain, caractérisé par des immeubles (le mode double fréquence est fait pour ça) et des ponts / tunnels. Sous les ponts et dans les tunnels, les montres GPS perdent le signal des satellites. Traditionnellement, elles compensent alors en utilisant leur accéléromètre, mais c’est moins précis. La GT Runner 2 utilise aussi sa cartographie. Lorsqu’elle perd le signal GNSS, elle estime que vous continuez à avancer sur la route sur laquelle vous étiez.

Pour commencer, la trace GPS de la GT Runner 2 dans ce rond-point est bonne. Je rappelle toutefois qu’elle est en mode multi GNSS double fréquence alors que la T-Rex 2 est en GPS seul et le DURA en multi GNSS.

On continue en ville avec quelque chose qui pourrait ressembler au tracé d’un marathon et là aussi la trace GPS est bonne (pas top, mais bonne, compte tenu de l’environnement urbain).

Encore un exemple sur un virage en ‘S’ et une trace GPS de la GT Runner 2 qui est la plus précise. Belle illustration des différentes précisions qu’on peut obtenir en ville avec différents modes GPS : T-Rex Ultra 2 en mode GPS seul simple fréquence, DURA en multi GNSS simple fréquence et GT Runner 2 en multi GNSS double fréquence.

La trace GPS de la GT Runner 2 est assez précise pour qu’on voit bien sur quel côté de trottoir j’étais. Sur la droite, on voit bien quand j’ai traversé. Sur la gauche, j’ai fait exprès un crochet vers la rue du pont des pierres au lieu d’aller tout droit sur les pointillés pour essayer de la prendre en défaut mais ça n’a pas fonctionné.

En forêt, c’est bond aussi.

Ici, je me souviens très bien avoir contourné une grande flaque d’eau par l’extérieur du virage et ça se voit bien sur la trace GPS de la GT Runner 2.

Autre exemple de précision : le crocher pour aller traverser sur le passage piéton.

Et ici, des traces GPS aller et retour qui se superposent très bien.

Pas de problème au niveau de l’altimètre.

La GT Runner 2 est légère et le bracelet en nylon permet d’ajuster précisément le serrage. Je ne suis donc pas surpris des bons résultats du capteur cardio optique.

Suivi quotidien / santé

Huawei Watch GT Runner 2 santé

Le truc le plus pénible, au début, c’est que chaque fonctionnalité, chaque widget, chaque capteur, nécessite 2 validations de clauses d’utilisation. Hyper pénible.

Huawei dispose de 2 vues d’ensemble de l’activité quotidienne. C’est un peu déconcertant mais bon, j’imagine que ça laisse le choix de celui que vous préférez, en fonction de vos objectifs. Sur la montre, un widget qui présente 3 anneaux colorés :

  • Bouger (calories dépensées)
  • M’entraîner (minutes d’activité modérée à intense)
  • Me lever (heures où l’on a été debout au moins une minute).

Sur l’application et sur un autre widget, la présentation est différente, en trèfle :

  • Activité physique
  • Sommeil
  • Humeur

Après, on peut creuser différentes métriques sur différents widgets ou écrans de l’application.

Beaucoup sont liées au cardio : FC, VFC, ECG, arythmie, SpO2, souplesse des artères. Toutes ces notions doivent vous parler parce qu’on les retrouve souvent sur les autres montres connectées, sauf la souplesse des artères. Seul Polar mesure quelque chose de similaire à la souplesse des artères, même s’ils ne lui ont pas donné le même nom. L’idée est de voir combien de temps met le sang à aller du cœur jusqu’au poignet. Plus ça va vite, mieux c’est. J’imagine qu’avec des artères en partie bouchées par du cholestérol, ça doit ralentir le flux sanguin.

L’aperçu santé est différent de ce qu’on trouve chez Garmin ou d’autres marques de montres connectées. Chez ces autres marques, l’aperçu santé déclenche une mesure manuelle de tous les capteurs physiologiques de la montre (généralement la FC, VFC, SpO2, fréquence respiratoire, etc). Sur la GT Runner 2, c’est en fait un widget qui permet de faire un tour d’horizon du suivi santé en visualisant les données mesurées en continu (sommeil, FC, stress, minutes intensives, heure d’endormissement).

Le suivi du sommeil est complet, avec le découpage en temps passé dans chaque phase de sommeil (profond, léger, paradoxal, réveil), différentes mesures physiologiques (FC, VFC, SpO2, fréquence respiratoire) et la prise en compte des siestes.

L’application produit ensuite une petite analyse de votre nuit de sommeil et donne un conseil pour mieux dormir. Pour moi, aujourd’hui, elle me recommande de prendre une douche chaude avant de m’endormir pour me détendre et évacuer le stress. Pas de bol, je me douche à l’eau froide toute l’année.

Dans l’appli (pas sur la montre), il y a aussi une analyse de la respiration, à la recherche d’interruptions (signes d’apnée du sommeil). Je ne peux pas en dire plus, j’ai un beau score de 30 nuits sans anomalie sur les 30 derniers jours.

Avec ses capteurs, la GT Runner 2 peut suivre votre état émotionnel. Alors autant vous dire tout de suite que je pense que c’est du bullshit mais bon, je vais vous décrire le truc quand même. Il y a différents états émotionnels (relaxé, satisfait, confiant, détente, excité, calme, en paix, anxieux, inquiet, découragé, etc) qui sont classés dans 3 catégories (agréable, neutre, désagréable). Le premier écran du widget présente l’état émotionnel des différents moments de votre journée. C’est difficile de savoir sur quoi ça se base. Le stress, c’est certain, parce que c’est l’écran suivant du widget. Mais quoi d’autre ? Si ça ne vous convient pas, vous pourrez lancer un exercice de respiration guidée.

L’application StayFit vise spécifiquement à suivre sa consommation calorique pour la mettre en regard des calories dépensées. Le calcul des calories dépensées cumule les calories du métabolisme et les calories d’activité. On remplit ensuite un journal alimentaire (= nombre de calories de chaque repas) et la montre suit le déficit calorique jour après jour. On peut aussi suivre ses pesées en parallèle.

On peut aussi se fixer un objectif de perte ou gain de poids, avec différentes vitesses de progression.

L’abonnement payant Huawei Health+ propose de nombreux services supplémentaires :

  • Des vidéos de cours de sport
  • Des séances de méditation
  • Des exercices respiratoires
  • Des musiques pour s’endormir
  • Des programmes StayFit personnalisés avec analyse de l’alimentation

Montre connectée

Huawei Watch GT Runner 2 connectée

J’aime bien les interfaces avec une molette. Pour moi, la meilleure configuration est 1 molette + 2 boutons. Dans le cas de la Huawei GT Runner 2, j’ai beau aimer les molettes, je l’utilise finalement assez rarement. Les menus et les écrans sont bien faits mais l’attribution curieuse des fonctions des boutons fait que j’utile l’écran tactile plus souvent qu’à l’accoutumée. Déjà parce que la fonction retour ne se fait que par un glissé de doigt vers la droite. Un appui sur la molette ramène directement à la watchface, ce n’est pas un simple annuler / retour en arrière. Il faut utiliser un glissé vers la droite sur l’écran tactile pour revenir en arrière.

On reçoit les notifications de WhatsApp mais on ne peut pas installer l’application WhatsApp sur la montre. La conséquence, c’est qu’on peut lire un message WhatsApp mais qu’on ne peut pas y répondre. Cette restriction s’applique aussi à d’autres applications comme Deezer ou Spotify, qu’on ne peut pas utiliser sur la GT Runner 2.

On accède à la liste d’applications en appuyant sur la molette. C’est un peu tout mélangé, on y trouve aussi bien le Golf, que la boussole, le carnet d’adresse ou l’ECG. Contrairement à Garmin ou Amazfit, la cartographie ne fait pas partie de cette liste. Ca veut dire qu’on ne peut pas consulter la carto en dehors d’une activité sportive.

Le manque d’applications à télécharger est lié au fait que Huawei a perdu sa licence Android auprès de Google en 2019 (c’est un conflit entre les Etats-Unis et la Chine).

Pour pallier ce vide, Huawei développe ses propres applications. Par exemple Petal Maps (la carto utilisée par la GT Runner 2) vise à remplacer Google Maps. Mais il manque tellement de chemins que ce n’est pas efficace.

Comme pour toutes les montres connectées, on ne peut répondre aux messages qu’avec un smartphone Android (impossible avec un iPhone).

Il y a plein de watchfaces en téléchargement mais 95% d’entre elles sont payantes. C’est frustrant. Alors il reste l’option de créer des watchfaces perso à partir de photos et même des watchfaces animées à partir de vidéos.

Le petit détail bien pensé, c’est le niveau de consommation indiqué pour chaque watchface. Il y a 2 catégories : consommation faible et consommation modérée. Pour la 2e catégorie, Huawei indique que la consommation est 15% supérieure à la 1e catégorie.

Grâce au micro et au haut-parleur, on peut prendre des appels téléphoniques depuis la montre, sans sortir son smartphone. Je rappelle que la GT Runner 2 ne sera pas complètement autonome, puisqu’elle n’a pas de connexion LTE, elle a besoin d’un smartphone connecté en Bluetooth. Mais on peut le laisser dans la poche ou dans le sac et répondre avec la montre. La qualité sonore est OK.

Avec le micro, on peut enregistrer des mémos vocaux, mais ils ne sont pas transférables sur votre smartphone.

On peut utiliser le lecteur de musique directement avec le haut-parleur de la montre ou via des écouteurs ou une enceinte connectés en Bluetooth. Il faut télécharger des mp3 depuis son smartphone. Le transfert de données ne peut pas se faire avec le câble de recharge USB. Or, on ne doit plus être très nombreux en 2026 à avoir des mp3 dans son smartphone.

Une application sert de déclencheur pour l’appareil photo mais uniquement des smartphones Huawei et iPhone.

Un message SOS peut être envoyé de 2 manières :

  • Automatiquement après une détection de chute
  • Manuellement, en appuyant 5 fois sur la molette

On peut contacter ainsi soit une personne enregistrée comme contact d’urgence, soit le 112 en cliquant sur le bouton affiché à l’écran. Comme pour les appels, la GT Runner 2 n’est pas autonome, puisqu’elle n’a pas de connexion LTE et donc, dans tous les cas, ce message SOS partira via votre smartphone en Bluetooth.

Enfin, il y a un widget météo et un autre pour le calendrier.

Conclusion du test de la Huawei GT Runner 2

Huawei Watch GT Runner 2 avis

Huawei a une stratégie similaire à Amazfit. Une marque de montres connectées généralistes qui étend sa cible à des sportifs qui recherchent des fonctionnalités plus poussées pour pratiquer leur sport.

A ce prix, la GT Runner 2 affronte une concurrence dense et féroce. A ce stade, même si elle est belle, ça me semble encore prématuré de remplacer sa Garmin par une GT Runner 2. Mais pour l’achat d’une première montre GPS, ça peut être un bon compromis. Huawei a vraiment essayé de créer une montre GPS de running, avec une combinaison de confort, de précision, d’autonomie et d’outils d’entrainement, même si aucun ne sont complètement inédits.

Si on revient sur le look, j’aime vraiment bien. La Huawei Watch GT Runner 2 est belle, carrément plus belle que la majorité des montres GPS concurrentes dans sa tranche de prix.

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J’espère que ce test sera utile pour faire votre choix. Un test complet, ça demande du temps. J’essaie toujours, dans la mesure du possible (et de mes moyens), de pousser mes tests au maximum et de chercher les moindres petits détails. Je ne suis pas payé pour le faire.

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2 commentaires

  • Garos

    Bonjour Jérôme,
    Concernant le poids: « la Huawei Watch GT Runner 2 ne pèse que 43 g malgré l’utilisation de métal. A titre de comparaison, la PACE 4 pèse 40 g »
    Si on compare nylon vs. nylon, la Pace 4 ne pèse plus que 32g 😉

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