Test Amazfit T-Rex Ultra 2 : plus ultra mais aussi plus chère
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L’historique de la série des T-Rex devient presque difficile à suivre. On pourrait croire que la T-Rex Ultra 2 renouvelle la T-Rex Ultra. En réalité, la situation en 2026 est différente de celle de 2023. La T-Rex Ultra est sortie à la suite de la T-Rex 2, avec de nouvelles fonctionnalités. Ils auraient pu l’appeler T-Rex 3 mais ils l’ont appelée Ultra. La T-Rex 3 n’est sortie que l’année suivante et la T-Rex 3 Pro en 2025.
Mais cette fois, la T-Rex Ultra 2 ne vient pas remplacer la T-Rex 3 Pro, elle vient plutôt en complément. La T-Rex Ultra 2 est en réalité une T-Rex 3 Pro plus grosse et avec plus d’autonomie. Un peu à la manière de l’Enduro 3 et des Fenix 8 chez Garmin.
La T-Rex 3 Pro était déjà déclinée en 2 tailles de boitier, voici donc la version Pro Ultra Max Méga 2.
A oui, parce qu’elle est grosse, très grosse.
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Amazfit T-Rex Ultra 2 |
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Test Amazfit T-Rex Ultra 2 : le verdict
La T-Rex Ultra 2 n’apporte pas tellement de nouveauté, si ce n’est une augmentation de l’autonomie. Mais il faut accepter l’augmentation de prix par rapport à la T-Rex 3 Pro.
| POUR Carto routable Lampe Torche à LED | CONTRE Affreusement imprécise sans le mode GNSS double fréquence Enorme Certaines fonctionnalités imparfaites (dont le reroutage) |
Ce qui est nouveau sur la T-Rex Ultra 2 (par rapport à la T-Rex 3 Pro)

- Plus grosse
- Bracelet plus large (26 mm contre 22)
- Plus lourde
- Lampe torche banc / vert au lieu de blanc / rouge
- Mode lunette de vision nocturne
- Autonomie augmentée
- Allure ajustée à la pente
- POI ajoutés aux itinéraires
- Mémo vocal d’entrainement
- Mémoire augmentée (64 Go contre 32)
- Affichage de nuit vert au lieu de rouge
Présentation de l’Amazfit T-Rex Ultra 2

Elle remplace : aucune
Au-dessus dans la gamme : aucune
En-dessous dans la gamme : T-Rex 3 Pro
Modèle testé : T-Rex Ultra 2
En théorie, la T-Rex Ultra 2 a adopté un boitier de 51 mm, soit 3 mm de plus que la grosse version des T-Rex 3 Pro. C’est aussi la taille d’une Enduro 3. Sauf que sur la T-Rex Ultra 2, il faut bien prendre en compte que le boitier a un renfort côté gauche et une garde métallique côté droit, ce qui l’amène à une largeur max de 55 mm (51 mm, c’est la largeur de la lunette).
Ajoutons à cela une épaisseur de 14,3 mm, somme toute classique pour une montre GPS outdoor (16 mm pour la VERTIX 2S, 16,5 mm pour la Fenix 8 Pro et 15,7 mm pour l’Enduro 3), et on obtient une grosse montre qui ne s’accommodera pas à tous les poignets.
A l’intérieur, Amazfit a pu loger une batterie de 870 mAh à la place des 700 mAh de la T-Rex 3 Pro – 48 mm (+24 %).
L’utilisation de titane a toutefois limité le poids à 89 g, soit l’équivalent d’une Fenix 8 Sapphire – 51 mm (92 g) ou d’une VERTIX 2S (87 g). Mais l’augmentation est quand même significative comparée aux 75 g de la T-Rex 3 Pro – 48 mm.
Pour que l’ensemble reste harmonieux, Amazfit a élargi le bracelet, remplaçant le bracelet de 22 mm de la T-Rex 3 Pro par un bracelet plus large, de 26 mm. D’ailleurs, j’aime bien ce bracelet. Il est bicolore, avec des touches de rouge qui ressortent par les trous et le logo Amazfit au bout du bracelet. Je resserre systématiquement le bracelet pour une séance de sport et le desserre après. Eh bien je ne sais pas si ça tient au design de l’arrière du bracelet ou de la boucle métallique, mais ça tombe toujours facilement en place. C’est vraiment fluide.
Au niveau de la robustesse, la T-Rex 3 Pro coche toutes les cases, avec une étanchéité à 100 m, doublée d’une certification pour la plongée à 45 m, la norme MIL-STD-810 de robustesse des matériels de l’armée américaine et une vitre en saphir inrayable.
L’augmentation de la taille du boitier ne s’accompagne pas d’un agrandissement de l’écran. On retrouve l’écran AMOLED confortable de 38 mm de diamètre (record actuel du marché), avec une définition de 480 x 480 pixels et une luminosité de 3000 nits (maximum des écrans AMOLED actuels).
Vous en déduisez donc que c’est la lunette qui a été élargie. Et franchement, autant je m’étais habitué au design hexagonal des T-Rex, autant que trouve que le design de la T-Rex 3 Ultra 2 est le plus moche de tous. La lunette est épaisse, plate, simpliste et… moche, avec 1 encoche en face de chaque bouton.
Une lampe torche à LED est intégrée dans la tranche supérieure du boitier. Elle éclaire en blanc et en vert, contrairement aux T-Rex 3 Pro qui utilisent du blanc et du rouge. On a déjà vu pareille évolution chez Garmin entre les Fenix (blanc / rouge) et les Tactix (blanc / vert). L’objectif est d’améliorer la compatibilité avec les lunettes de vision nocturne. Même chose avec l’affichage de nuit, qui bascule l’interface graphique de l’écran en vert et non plus en rouge (quoi qu’on peut changer la couleur dans les réglages).
La capacité de stockage a été doublée, avec 64 Go de mémoire au lieu de 32. En réalité, l’espace disponible n’est que de 26 Go, mais c’est une bonne nouvelle, puisque c’est la conséquence du préchargement de la cartographie de base mondiale dans la mémoire de la montre. Il vous faudra toujours télécharger manuellement le calque topo, qui ajoute les courbes de niveau, et celui des pistes de ski depuis l’application Zepp. Mais ça limitera déjà les mauvaises surprises en vacances.
On retrouve la panoplie de capteurs habituels pour une montre GPS outdoor :
- Puce GNSS double fréquence
- Capteur cardio optique + oxygénation sanguine
- Altimètre barométrique
- Boussole magnétique
Et parmi les tendances du moment, Amazfit a choisi d’ajouter un micro + haut-parleur mais pas d’électrocardiogramme.
On peut ensuite coupler des capteurs externes en Bluetooth :
- Cardio (ceinture ou brassard optique)
- Puissance en course à pied
- Cadence, vitesse, puissance pour le vélo
- Casque audio
En plus du Bluetooth, une connexion Wifi va permettre d’accélérer les téléchargements.
L’interface n’a pas changé :
- A gauche, les notifications
- En bas, des cartes (les widgets)
- A droite, les applications
- En haut, le panneau de raccourcis
Il y a eu des petits changements dans les widgets, mineurs, voire simplement de traduction. Voici ceux que j’utilise :
- Zepp Flow
- Biocharge
- Réveil Biocharge
- Météo
- Sommeil
- VFC
- Statut d’entrainement
- Zepp coach
- Dernière séance d’entrainement
- Exercice d’aujourd’hui
- PAI
- Téléphone
- Musique
Plus ceux que j’ai retirés : Zepp Pay, prévisions, alarme, FC, SpO2, événement, stress, thermomètre, liste des tâches, compte à rebours, entrainement total, VO2max, antécédents menstruels, mesure en un geste, chronomètre, calories, breathe, horloge mondiale, variabilité de fréquence cardiaque, Helio strap, recommandation.
Tout ça est personnalisable.
Avec les boutons, c’est un peu différent :
- UP ouvre les raccourcis (personnalisables)
- DOWN, la liste des cartes
- BACK, la liste d’applications
- SELECT, la liste de profils sportifs
La T-Rex Ultra 2 donne accès à 187 profils sportifs parmi lesquels 4 sont exclusifs à Amazfit puisqu’ils découlent d’un partenariat avec HYROX. Ainsi, HYROX Race est l’équivalent d’un profil multisports où chaque pression du bouton BACK fait avancer vers la séquence suivante, dans l’ordre d’un HYROX.
Sinon, les autres couvrent toutes les disciplines : course à pied, vélo, natation, triathlon, sports d’hiver, sports de montagne (alpinisme et escalade), musculation, rucking, sports d’eau (du SUP à la plongée), corde à sauter, etc.
Les capacités d’entrainement proposées par Amazfit sont maintenant très complètes et se rapprochent de ce qu’on trouve chez les autres marques de montres GPS de sport :
- programmation d’entrainements complexes depuis l’application
- Zepp coach pour la création de programmes d’entrainement
- objectifs (training effect, distance, durée, calories)
- alertes (FC, zone cardio, distance, allure, cadence, durée, calories, hydratation, alimentation, demi-tour)
- tour auto (distance)
- pause auto
- partenaire virtuel
- métronome
La sortie de la T-Rex Ultra 2 s’accompagne aussi de la mise à disposition d’un nouveau champ de donnée : l’allure ajustée à la pente.
L’utilisation du micro a été étendu à l’enregistrement de mémos vocaux d’entrainement qui permettent d’enregistrer un message pendant une séance, par exemple pour noter ses sensations.
Zepp coach est un algorithme de coaching qui peut créer un programme de base ou une préparation à une course (5 km, 10 km, semi ou marathon). Ce qui est intéressant, c’est que Zepp a intégré dans l’onglet Zepp coach de l’application un module d’agent conversationnel utilisant l’intelligence artificielle (un genre de ChatGPT quoi). On peut s’en servir pour poser des questions sur l’entrainement. J’ai fait quelques essais et ça m’a semblé tout à fait cohérent.
Comme toutes les montres cardio GPS de maintenant, la T-Rex Ultra 2 possède quelques algorithmes physiologiques pour calculer :
- VO2max
- charge d’entrainement
- statut d’entrainement
- temps de récupération
Amazfit manque encore d’outils pour analyser une saison d’entrainement et de progressions. Ils ont supprimé le score de préparation à l’entrainement qui existait sur la T-Rex 3, remplacé par le score Biocharge (similaire au Body battery).
On peut pallier ce problème en synchronisant les données de Zepp vers une application tierce : Strava, Relive, Runkeeper, adidas Running, Komoot, TrainingPeaks (via Terra), Apple Health, Google Fit, intervals.icu, Treinus.
Mais ce qui distingue la T-Rex Ultra 2, c’est l’amélioration des capacités de navigation au travers de différents leviers :
- Le fond de carte de base est préchargé dans la mémoire de la montre
- La cartographie a été retravaillée pour que les sentiers ressortent mieux
- La distance maximale de création d’itinéraire automatique est passée de 30 à 100 km
En complément de la carte de base, on peut toujours (il faut toujours) télécharger des calques pour ajouter les courbes de niveau et les pistes de ski sur une zone maximale de 400 x 486 km.
Cette cartographie est routable. Il faut réaliser ce que ça veut dire : Amazfit est toujours le seul concurrent à proposer une cartographie routable face à Garmin. Qui dit cartographie routable dit :
- création d’itinéraires en boucle depuis la montre
- création d’itinéraire vers un point depuis la montre
Théoriquement, ça devrait aussi pouvoir dire reroutage en direct lorsqu’on s’écarte de l’itinéraire prévu initialement, mais la T-Rex Ultra 2 ne le fait pas (les Garmin le font).
En plus de la carto, on peut faire du suivi d’itinéraire, enregistrer des coordonnées GPS et retourner au point de départ. Une fois que la navigation est lancée, la T-Rex Ultra 2 donne les alertes de navigation turn by turn vocales.
Et lorsque les itinéraires sont créés depuis l’application Zepp, on peut alors utiliser l’écran ClimbPro comme assistance dans les montées et les descentes.
Avec ses capteurs, la T-Rex Ultra 2 mesure beaucoup de choses en continu :
- FC, VFC, SpO2
- sommeil, dont siestes
- fréquence respiratoire (pendant le sommeil)
- température cutanée
- activité physique : nombre de pas, distance, calories brûlées, temps assis / debout, nombre d’étages gravis
- niveau de stress
Avec tout ça, Amazfit fait tourner quelques algorithmes supplémentaires comme :
- le score Biocharge (similaire au body battery de Garmin)
- un algorithme (validé médicalement) qui évalue le risque d’apnée du sommeil
- le score PAI (personal activity intelligence) qui donne un score général d’activité physique de la semaine
On peut aussi s’en servir pour suivre le cycle menstruel et faire des rappels pour prendre la pilule.
On trouve dans l’application beaucoup de graphiques d’analyse pour suivre l’évolution de ces données dans le temps, avec à chaque fois des explications en français pour comprendre ce que le graphique présente ou ce qu’il serait recommandé de faire.
Les données de suivi quotidien peuvent encore être développées en souscrivant un abonnement à Zepp Aura. Amazfit nous explique que Aura utilise de l’intelligence artificielle pour faire plus d’analyses et surtout donner plus de conseils.
L’Amazfit T-Rex 3 Ultra 2 est aussi une montre connectée, avec un beau package de fonctionnalités :
- Notifications
- Appels vocaux en Bluetooth
- Zepp Flow, l’assistant connecté
- Commandes vocales
- Lecteur de musique (mp3)
- Météo
- Paiement sans contact avec Zepp Pay, disponible via Curve en Europe
- Portefeuille de cartes de membre
- Liste de tâches
- Calendrier
- Mémos vocaux
- Contrôle de la caméra du smartphone et de caméras d’action
Le lecteur de musique peut ainsi être utilisé de manière autonome (sans smartphone), soit avec un casque audio ou une enceinte connecté en Bluetooth, soit directement sur le haut-parleur intégré au boitier.
Il y a aussi une plateforme de téléchargement d’applications qui n’est pour le moment pas très fournie mais dans laquelle Amazfit a jouté récemment un certain nombre d’écrans additionnels qui peuvent apporter de nouvelles fonctionnalités aux profils sportifs.
Autonomie

| T-Rex Ultra 2 | |
|---|---|
| Mode GPS seul | 90 h |
| Mode GNSS double fréquence | 50 h |
| Usage quotidien | 30 jours |
Malgré son format énorme, malgré sa grosse batterie, la T-Rex Ultra 2 ne peut pas rivaliser avec des montres GPS typées ultra comme l’Enduro 3, la Vertical ou la VERTIX 2S, tout simplement parce qu’Amazfit a adopté un grand écran AMOLED et pas transflectif.
Mais en fait, elle peine aussi à rivaliser avec des montres GPS plus optimisée comme la Vertical 2, qui délivre 110 h d’autonomie en mode GPS et 65 h en mode GNSS double fréquence, pour un boitier de 49 mm et 74 g en version Saphir. Eh oui, un écran AMOLED de 38 mm et 3000 nits, ça se paie.
Techniquement, l’autonomie de la T-Rex Ultra 2 peut être poussée à 177 h. Mais il s’agit d’un mode particulier qui dégrade fortement la précision GPS, coupe le capteur cardio et qui n’est disponible qu’avec les profils randonnée et alpinisme.
Amazfit annonce aussi une autonomie en usage plus réaliste, à savoir écran en allumage permanent et luminosité maximale, navigation, alertes vocales : 30 h (mode GNSS double fréquence).
En condition réelle, avec écran en allumage permanent et sans navigation, j’ai mesuré une autonomie autour de 70 h en mode GPS seul. Et dans les 40 h avec le mode multi GNSS. Donc Amazfit annonce des autonomies de base (90 h et 50 h) avec l’extinction automatique de l’écran. Mais d’un autre côté, les 40 h que j’ai relevé, c’est une autonomie supérieure aux 30 h annoncés dans l’usage réaliste. Bon, j’ai réalisé ce test en mars, donc l’écran n’a pas dû souvent pousser au max de sa luminosité.
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Amazfit T-Rex Ultra 2 |
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Champs de donnée

On peut monter jusqu’à 8 champs de donnée qui sont écrits relativement gros. Le truc appréciable, c’est qu’on a l’heure et la batterie en haut de l’écran, en plus des champs de donnée.
Utilisation sportive de base (essentiellement running)

L’écran de la T-Rex Ultra 2 est suffisamment grand et lumineux pour que ça ne soit pas un sujet d’inquiétude pour la pratique d’un sport outdoor. Ses 3000 nits feront qu’il restera lisible même en plein soleil l’été. Et ses 38 mm facilitent l’exploitation de la cartographie.
On peut activer l’allumage permanent de l’écran pendant les séances sportives et conserver l’extinction automatique en usage montre connectée. C’est la configuration que j’utilise.
Les écrans défilent verticalement et sur la droite se trouve l’écran de contrôle du lecteur de musique. Le tactile fonctionne relativement bien avec des gants, sous la pluie ou avec des doigts mouillés. Il y a même un mode ‘gants’ qui augmente la sensibilité, mais je n’en ai pas eu besoin pour mes trajets de vélotaf fin février. A activer au ski, peut-être.
On active un verrouillage automatique de l’écran tactile et le déverrouille par un double tap sur l’écran. On peut aussi verrouiller manuellement l’écran et les boutons et les déverrouiller par un appui long sur le bouton SELECT.
Comme sur les précédents modèles, l’écran de la T-Rex Ultra 2 se salit vite avec les traces de doigt.
Il y a plusieurs profils de course à pied : course, trail, tapis de course, piste d’athlé, ultra, marche athlétique, ultramarathon, promener le chien (utilisable pour du canicross).
Certains de ces profils ont des particularités. Par exemple, Trail et Ultra permettent d’activer le calcul de la distance 3D (qui prend en compte le dénivelé) et Piste d’athlé utilise un algorithme spécial pour calculer la distance en fonction du couloir dans lequel on court.
Par contre, le mode GPS est un réglage système. Une fois sélectionné, ce choix s’applique à tous les profils sportifs. Ca veut dire qu’on est privé du principal levier de gain d’autonomie pour le profil Ultramarathon. Reste les autres réglages, comme l’allumage de l’écran, les alertes vocales. Si vous ne voulez pas vous embêter, optez pour le mode automatique, qui laisse la montre jongler entre les différents modes GPS en fonction de la qualité du signal en réception.
Avec Amazfit, il faut rester vigilent aux erreurs de traduction. Par exemple, je trouve un ‘paramètre de repos’ dans le profil Ultramarathon. J’explore la chose en me disant qu’il s’agit peut-être d’une gestion des ravitaillements pour l’ultra, ce qui serait génial. En fait non, c’est la mise en pause de l’activité, qui peut être activée manuellement ou si l’allure est très réduite (la pause automatique). Le truc potentiellement intéressant, c’est qu’on peut aussi activer une reprise automatique après x minutes, ce qui peut éviter de repartir en oubliant de relancer l’enregistrement.
Bien qu’il y ait un profil Rucking spécifique, on peut ajouter le poids d’un sac à dos dans les paramètres de tous les profils de course à pied (comme chez Garmin). Amazfit appelle ça la charge pondérée. Je ne sais pas pondérée par rapport à quoi, encore une traduction hasardeuse.
En plus de l’allumage de la lampe par un raccourci, on peut configurer un clignotement dans les réglages des profils sportifs. C’est une autre utilisation, qui vise dans ce cas la sécurité (= être visible par une voiture le soir l’hiver).
On peut programmer des entrainements complexes sur l’application Zepp et en transférer jusqu’à 40 dans la montre. Les entrainements par intervalles simples peuvent être configurés directement depuis la montre. Ce qu’il manque encore, c’est un calendrier d’entrainement pour pouvoir programmer les entrainements le jour de leur exécution.
Zepp coach est capable de créer des plans d’entrainement personnalisés. On a 2 options : un plan pour une course particulière (3, 5, 10 km, semi-marathon ou marathon) ou un plan IA de base.
Ce qui est amusant, c’est qu’on voit que ces 2 algorithmes, bien qu’étant présentés sous le même chapeau ‘Zepp coach’, n’ont pas été développés en même temps. Pour la création d’un plan d’entrainement pour préparer une course, on répond à une série de questions (l’historique d’entrainement, l’objectif, un entrainement au cardio ou à l’allure, etc) comme si on échangeait avec ChatGPT. Alors que pour un plan IA de base, c’est un questionnaire à l’ancienne.
N’ayant pas de course de prévue, j’ai testé le plan IA de base, sensé entretenir / développer ma condition physique foncière. Les séances sont simples (1 durée et 1 objectif d’intensité basé sur une FC cible) et pas du tout variées (il n’y a pas de fractionné). Comme l’objectif est exprimé en FC, on peut réaliser la séance avec n’importe quel profil sportif (course, vélo, rameur, etc).
Amazfit a ajouté l’allure ajustée à la pente aux métriques de course à pied. Techniquement, ça pourrait être une bonne métrique en trail. Mais comme pour la puissance, il manque encore à Amazfit la possibilité de programmer des entrainements basés sur cette métrique. Sans quoi, ça ne me sert pas à grand-chose d’afficher l’allure ajustée la pente à l’écran.
On a quand même pas mal de métriques avancées :
- Puissance au poignet (sans capteur externe)
- Données de foulée (cadence, longueur de foulée, oscillation vertical, ratio vertical, temps de contact au sol)
- Allure ajustée à la pente
- Performance en temps réel
- Training effect aérobie et anaérobie
Si on l’active dans les réglages, la performance en temps réel s’affiche à l’écran au bout d’une dizaine de minutes et qui va vous dire si vous êtes dans un meilleur jour que d’habitude ou pas.
On a aussi toute une liste d’alertes qu’on peut activer : cardio, tours automatiques ou alertes de nutrition.
Durant une séance de sport, les données intermédiaires d’un tour automatique sont annoncées oralement via le haut-parleur de la montre (durée, distance, allure du dernier kilomètre) ou dans un casque audio si vous en avez couplé un. Pour l’instant, ça se fait en anglais, la traduction en français arrivera probablement un jour.
Pendant ou en fin de séance, on peut maintenant enregistrer une note vocale d’entrainement. COROS a ajouté cette fonctionnalité sur ses dernières montres GPS équipées d’un micro. Pour Amazfit, ce n’est qu’une extension de l’usage, puisqu’on pouvait déjà enregistrer des mémos vocaux via une application sur la montre. Maintenant on peut aussi le faire pour le sport, pour enregistrer ses sensations à la fin d’une série de fractionné, par exemple, et retrouver ce mémo dans l’application Zepp. Si jamais, on peut aussi ajouter une note vocale ou en tapant du texte sur la fiche de l’entrainement depuis l’application sur smartphone (après la synchro, donc).
On peut aussi suivre l’utilisation de son matériel (chaussures et vélos) depuis l’application Zepp, soit en sélectionnant manuellement le matériel utilisé, soit en associant automatiquement du matériel à un ou plusieurs profils sportifs.
Sur la montre, il n’y a pas de widget de statut d’entrainement. On trouve la charge d’entrainement, le VO2max et le temps de récupération, mais pas d’écran qui permette d’évaluer l’entrainement du moment par rapport à l’historique. C’est d’autant plus surprenant qu’on trouve les 3 données habituelles dans l’application : niveau de fatigue (ATL), niveau de forme (CTL) et l’équilibre (TSB).
Autres sports

La T-Rex Ultra 2 propose 187 profils sportifs. Alors oui, il y en a beaucoup, mais certains font quand même doublon. On y trouve Marche, Randonnée et Marche avec sac. Ou Vélo en plein air, Cyclisme sur route, Gravel et VTT (à quoi sert le premier quand on a les 3 autres ?). Bref, retenez qu’il y a tout, y compris le triathlon et la plongée mais qu’il manque encore le golf pour rivaliser complètement avec Garmin. Et puis il y a des profils sportifs qui ne sont pas des sports mais des activités physiques, comme Promener le chien et Déneigement.
La grande spécificité d’Amazfit, ce sont les profils HYROX. Le partenariat étant pour le moment exclusif, Amazfit est la seule marque qui a le droit d’utiliser le terme HYROX. Le profil HYROX race permet de suivre une course en solo, en duo ou en relais, d’enchainer les runs et les exercices d’une course d’HYROX. Il suffit d’appuyer sur BACK à chaque fois qu’on entre et qu’on sort de la zone. L’écran de données change pour afficher des données pertinentes à chaque étape. Il y a aussi un mode HYROX entrainement et un mode HYROX PFT.
Je n’ai pas réussi à enregistrer une seule séance de natation en piscine. Ma T-Rex Ultra 2 bloque sur le choix de la longueur de piscine. J’ai essayé de sélectionner 25 m ou de passer par la personnalisation de la longueur mais ça n’a jamais fonctionné.
Les modes apnée permettent de régler des alertes sur la profondeur ou la durée de l’apnée.
Le mode plongée va plus loin, avec des réglages relatifs au gaz en bouteille et utilise le modèle de décompression Bühlmann ZHL-16C. On a accès aux paramètres de plongée suivants :
- Type l’eau (douce, mer)
- Type de gaz (air, EAN 22 à 40%)
- Arrêt de sécurité (3 ou 5 min)
- Profondeur de démarrage automatique (1,2 m par défaut, il ne faut pas mettre trop peu car ça peut se déclencher lors d’un plongeon à la piscine)
- Fin automatique (3 à 10 min)
- Unité de profondeur
A vélo, les capteurs de cadence et de vitesse ne fonctionnent qu’avec les profils de vélo en extérieur, pas sur le vélo en salle. Lors d’une séance de home trainer, on peut saisir la distance parcourue après avoir mis fin à l’entrainement, directement sur la montre.
Le profil Ski de rando permet de différencier les phases de montée et de descente, comme ce qu’on trouve chez Garmin et COROS.
Le profil de musculation compte automatiquement le nombre de répétitions et de séries. Par une pression du bouton du bas, on passe à la série suivante. A ce moment-là, ça déclenche un chrono de repos et on a la possibilité de rentrer le nombre de mouvements et le poids utilisé. Le comptage automatique des mouvements fonctionne plus ou moins bien selon les exercices (mieux que Garmin), donc on peut corriger.
En fin de séance, les statistiques sont bien détaillées. On a un tableau qui donne la FC moyenne pour chaque série, avec les calories dépensées. Tout ça alimente une carte de chaleur qui présente les muscles plus ou moins sollicités (rouge, orange ou gris). Si on a pris la peine de renseigner les poids pendant la séance, l’appli remplace vraiment un carnet d’entrainement et on pourra s’y référer la fois suivante.
Sur un rameur, la T-Rex 3 Pro mesure des statistiques de coups de rame (comptage et fréquence).
Le profil Triathlon ne propose aucun réglage. Il permet de passer d’enchainer les 3 disciplines du triathlon et les transitions par un appui sur le bouton du bas. Le profil Multisports permet de sélectionner jusqu’à 10 profils sportifs qui vont s’enchainer, sans possibilité de faire une boucle infini (ce qui est une limite pour le swimrun et le run & bike).
Outdoor

S’appuyant sur la base de la T-Rex 3 Pro, la T-Rex Ultra 2 profite de quelques améliorations supplémentaires autour de la navigation. Un domaine sur lequel Amazfit a énormément progressé en 1 an (battant au passage COROS, Suunto et Polar). Mais bon, l’outdoor, c’est le créneau choisi par Amazfit pour attaquer le marché des montres GPS de sport avec la série des T-Rex.
La T-Rex Ultra 2 dispose d’une cartographie, avec 2 évolutions :
- La carto de base mondiale est déjà présente dans la mémoire de la montre ; en revanche, il faut encore passer par un téléchargement via l’application Zepp pour ajouter le calque topo (courbes de niveau) et/ou le calque des pistes de ski. Ces calques additionnels sont limités à 1 zone de 400 x 486 km.
- Les sentiers sont maintenant plus lisibles, en pointillés marron.
Dans la nouvelle version de la cartographie Amazfit, les sentiers ressortent mieux, parce qu’ils sont représentés en pointillés marrons et plus en gris comme les routes. Mais attention à ne pas vous faire avoir par habitude comme moi la première fois, parce que les courbes de niveau sont représentées par des traits fins gris.
Au final, la carto d’Amazfit est claire dans sa version lumineuse (fond blanc), mais je n’apprécie toujours pas la version sombre (fond noir). Elle est enrichie de noms de rue et de points d’intérêt (POI) qui apparaissent au fur et à mesure qu’on zoome. La majorité de ces POI sont quand même inutiles (les écoles, les pharmacies, etc). Mais ça, c’est commun à toutes les marques sauf Polar. On y trouve les sommets, c’est déjà plus utile. Il y a aussi les courbes de niveau, avec leur altitude (chose qu’on ne voit pas d’habitude).
Amazfit est actuellement la seule marque qui dispose d’une cartographie routable, concurrente à celle de Garmin. Ca ouvre quelques possibilités :
- Création d’itinéraire en boucle (max 100 km)
- Création d’itinéraire vers un point de la carte
- Création d’itinéraire vers un POI
- Création d’itinéraire vers une position enregistrée
La limite de la création d’itinéraire en boucle a été portée de 30 à 100 km, ce qui permettra de l’utiliser plus souvent à vélo. Mais bon, plus l’itinéraire est long et plus le temps de calcul sera long. Clairement, je ne m’aventurerais pas à créer un itinéraire de 100 km depuis la montre. Vous aurez plus vite fait de le créer sur un ordinateur ou un smartphone puis le transférer à la montre.
Théoriquement, ça devrait aussi permettre de faire du reroutage, c’est-à-dire recalculer un nouvel itinéraire quand on s’est éloigné de l’itinéraire initial. Mais comme avec la T-Rex 3 Pro, je n’ai pas réussi à faire fonctionner le reroutage avec la T-Rex Ultra2.
Après, en réel, on obtient des résultats mitigés.
D’un côté, j’ai noté une amélioration des itinéraires créés en boucle. Lors du test de la T-Rex 3 Pro, quasiment aucun n’était satisfaisant. Au lieu de faire une belle boucle, on obtenait des parcours tarabiscotés, avec de petites excroissances pour ajouter un peu de distance. Maintenant, c’est bien mieux. Quand on demande un itinéraire de 10 km, on obtient un itinéraire acceptable entre 9,5 et 10,5 km (à peu près).
Lorsqu’on crée un itinéraire en boucle, on ne peut utiliser que l’un des 3 profils suivants : course, marche, vélo. Pas rando, par exemple.
En revanche, j’ai trouvé les résultats mauvais pour la création d’itinéraire vers un point (un point désigné sur la carte ou un POI ou une position enregistrée). Là, j’ai souvent obtenu des itinéraires très loin d’être directs et qui faisaient un détour par des grands boulevards. J’ai eu l’impression que ces itinéraires avaient été créés par un GPS de voiture et pas une montre GPS de sport. Sur ce point, Garmin a encore une belle longueur d’avance grâce à la richesse de sa base de données d’activités sportives qui lui permet de créer des itinéraires en utilisant la popularité.
Sans compter sur la création automatique de la montre, on peut tracer un itinéraire depuis l’application Zepp. Amazfit a récemment ajouté la possibilité d’ajouter des points de passage sur ces itinéraires. Ca peut permettre de marquer un point de ravitaillement, par exemple. Ce point de passage sera visible sur la carte et aussi sur la courbe d’altitude. Ca permet aussi de séquencer l’itinéraire en sections, avec des données pour chacune d’elles (distance, d+, d-). Vous pourriez, par exemple, placer un point de passage au sommet de la course Marseille – Cassis. Ca découperait l’itinéraire en 2 portions (la 1e montante et la 2e descendante) pour avoir un écran avec la courbe d’altitude et des données sur chaque portion indépendamment de l’autre.
Suivre un itinéraire est tout simple : on suit le trait rouge dans le sens des chevrons et notre trace GPS est en bleue. Lorsqu’on suit un itinéraire, on trouve en bas de l’écran un encart qui présente le sens et la distance du prochain virage, sur fond gris. A l’approche du virage, une alerte retentit, l’encart passe en bleu et une petite voix annonce le virage. Le guidage vocal peut provenir soit du haut-parleur de la montre, soit d’écouteurs connectés (en anglais, le français n’est pour l’instant pas supporté).
Quand on fait du suivi d’itinéraire, on a aussi un écran ClimbPro qui s’active automatiquement. On y trouve la distance de montée, le dénivelé, la pente moyenne et un graphique d’altitude. Lors de la création de l’itinéraire dans l’application, on voit en bas les portions montantes (rouge), plates (vert) et descendantes (bleu). Amazfit a amélioré son algorithme mais le résultat reste parfois inadapté. Que dites-vous d’une descente de 19 m sur 621 m ? En trail, 3%, ça ne mérite pas d’être appelée une descente. Bref, c’est mieux (avant, le ClimbPro d’Amazfit se déclenchait à 1% de pente) mais il y a encore un peu d’ajustement des coefficients à faire dans l’algorithme.
Dernière précision : pas de ClimbPro pour les itinéraires créés à partir de la montre.
On peut aussi accéder à la cartographie hors des profils sportifs, grâce à une application dans la liste des applications.
La lampe torche à LED fonctionne de la même manière que chez Garmin et Suunto. On l’active par une pression longue sur UP ou par l’icône présent dans le panneau de configuration. Ensuite, chaque pression sur UP change le niveau de luminosité dans l’ordre suivant : 4 niveaux de blanc et 1 niveau de vert. Amazfit explique le passage de la lumière rouge à la lumière verte comme étant plus appropriée pour les activités de nuit comme la chasse et la compatibilité avec des lunettes de vision nocturne (intensification de lumière).
L’écran de la T-Rex Ultra 2 dispose d’un mode vision nocturne dans lequel il réduit sa puissance pour être compatible avec l’utilisation de lunette de vision nocturne. Garmin a un réglage similaire sur les Tactix.
Un raccourci du panneau de configuration permet aussi de faire clignoter la lampe en suivant le code morse SOS.
Précision GPS / cardio
J’ai débuté mes tests avec le mode GPS économie d’énergie. Je pensais que ce serait peut-être le mode GPS seul mais les traces GPS sont tellement moches, que je me suis demandé si ce n’était pas un mode GPS qui ne relève pas 1 position toutes les secondes.

Mais non, j’ai ouvert les fichiers TCX et il y a bien 1 ligne par seconde.

Pourtant les traces sont vraiment horribles.


J’ai testé le mode précision, qui doit être le mode multi GNSS double fréquence. Là, ça change tout, on a quelque chose de convenable.


Quoi qu’en ville, la T-Rex Ultra 2 reste moins précise que la GT Runner 2. Alors que les 2 sont en multi GNSS double fréquence.

J’ai ensuite utilisé l’option de personnalisation du mode GPS, avec les réglages suivants : constellation GPS seule, simple fréquence, pour comparer les résultats avec le mode éco utilisé précédemment. Bon ben ça redevient pourri.



Pour ce qui est du cardio, la T-Rex Ultra 2 paye, à mon avis, son poids. Les grosses montres GPS ont tendance à plus balloter, même si on sert bien le bracelet. Je pense que c’est ce qui explique les petits trous dans la courbe de fréquence cardiaque.

La précision du capteur cardio est donc pas ouf.


Sur home trainer, on n’a plus ce problème de ballotement et la précision du cardio s’en trouve grandement améliorée.

Même sur des séances de fractionné plus rapides.

Suivi quotidien / santé

Comme toujours avec Amazfit, il faut faire le tour des réglages à la première configuration si ce domaine vous intéresse. En effet, certains capteurs ou certaines mesures sont désactivées ou alors ont des fréquences très faibles (genre 1 mesure de la FC toutes les 10 minutes et mesure de l’oxygénation sanguine désactivée). Evidemment, c’est une stratégie pour pouvoir annoncer des autonomies plus importantes.
Le suivi santé tourne autour de 3 données centrales sur l’application :
- Score de sommeil
- Score Biocharge
- Score d’effort
Biocharge, c’est un algorithme qui produit un score sur 100 à partir de différentes mesures (FC, sommeil, stress) et ressemble au body battery chez Garmin. Le suivi du sommeil va ‘recharger’ la batterie, tandis que l’activité physique et le stress vont faire diminuer le niveau de batterie au cours de la journée. Je trouve que ce score reflète bien mes sensations et traduit la fatigue aussi bien liée au sport qu’au manque de sommeil ou à l’activité physique de la journée. On trouve maintenant 2 widgets, l’un donnant le score Biocharge au réveil et l’autre le score en direct, au moment où on le consulte.
De manière très classique, le score de sommeil note sur 100 la qualité du sommeil. Il y a un widget qui présente les temps passés dans chaque phase. Mais l’application donne beaucoup plus de détails et de profondeur à l’analyse, avec des données d’entrée (FC repos, VFC), les facteurs qui ont fait évoluer le score (recharge pendant le sommeil, impact de la séance de sport) et replace votre score en perspective des 7 derniers jours. Le plus intéressant, ce sont les habitudes : heures cibles, tags qu’on peut saisir pour mémoriser l’humeur au réveil et la dernière activité avant d’aller se coucher (télé, jeu vidéo, sport, douche, lecture). C’est intéressant ensuite de chercher les corrélations entre ces tags et les bonnes ou mauvaises nuits. Amazfit fait aussi de la détection des apnées du sommeil (l’hypopnée). Je ne saurais dire si c’est fiable, elle ne m’en a détecté aucune (comme Garmin et c’est probablement une bonne nouvelle).
Enfin le score d’effort est un pourcentage vers un objectif d’activité quotidienne. En gros, l’algorithme définit une cible de dépense énergétique quotidienne en fonction de votre condition physique (ça intègre les séances de sport mais aussi l’activité quotidienne) et vous dit si vous avez atteint votre objectif quotidien ou pas.
On trouve toujours le PAI (Personal Activity Intelligence), même si je trouve que le PAI et le score d’effort représentent un peu la même chose. Il s’agit d’un score qui s’incrémente chaque jour par la durée et l’intensité de l’activité physique quotidienne. Après, l’algorithme additionne les scores des 7 derniers jours et l’objectif est d’être à plus de 100.
On peut lancer une mesure en 1 clic et 45 s plus tard, on a : FC, SpO2, fréquence respiratoire et niveau de stress.
Les femmes pourront suivre leur cycle menstruel en renseignant la date des dernières règles, leur durée et la durée habituelle du cycle. La montre en déduit le jour d’ovulation et la période probable de fécondité.
Enfin, il y a une application de respiration guidée / méditation et un gestionnaire de décalage horaire.
Montre connectée

La combinaison micro + haut-parleur permet de prendre un appel téléphonique directement depuis la montre, même s’il faut que le smartphone reste à portée de Bluetooth (pas de connexion LTE).
Le haut-parleur seul améliore quant à lui la finesse des alertes (ce n’est plus seulement un gros bip). Vous pouvez aussi vous en servir pour écouter de la musique si vous avez la flemme de sortir vos écouteurs.
Quant au micro, il sert pour enregistrer des mémos vocaux, les commandes vocales et les questions à l’assistant Zepp Flow. Il faut commencer par un appui long sur SELECT pour activer le micro. Théoriquement, on devrait aussi pouvoir le faire par un mouvement du poignet, mais je n’ai jamais réussi.
On peut faire des commandes vocales en français :
- Contrôle du système : lancer des fonctionnalités comme la lampe torche ou la recherche de téléphone
- Lancer une application : ouvrir + nom de l’appli
- Lancer un enregistrement sportif (une vingtaine de profils sportifs)
- Alarmes et compte à rebours
- Contrôle du lecteur de musique
La reconnaissance vocale et le traitement des commandes en français fonctionnent mieux que sur la Fenix 8. On peut par exemple lui demander « d’allumer la lampe torche » et il répondra qu’il a allumé la « lampe de poche ». Mais il a compris que lampe torche = lampe de poche.
Le micro + haut-parleur servent aussi à interagir avec l’assistant Zepp Flow (pour demander la météo, par exemple). Dans ce cas, la réponse qui s’affiche à l’écran est également lue via le haut-parleur.
Il faut bien garder à l’esprit la différence entre les 2 : les commandes vocales fonctionnent hors ligne, alors que Zepp Flow nécessite d’être connecté à un smartphone lui-même connecté à Internet.
La T-Rex 3 Pro reçoit les smart notifications. Dans l’application, on peut choisir d’activer ou désactiver les notifications pour les SMS, les appels et pour chaque application individuellement. C’est-à-dire qu’on peut activer les notifications WhatsApp mais désactiver celles de Leboncoin. Si l’on a un smartphone sous Android 7, on pourra en plus recevoir les images et répondre aux messages, soit avec le clavier, soit en vocal. J’ai un iPhone, donc je n’ai pas pu le tester car Apple verrouille tout ça.
Dans le menu, on peut choisir la taille de police d’écriture. Comme sur les dernières Garmin, ça ne concerne que les écritures dans les menus, pas les champs de donnée des profils sportifs.
Chaque matin, elle est sensée afficher un point de situation matinal, dont on sélectionne les informations intéressantes (météo, niveau de batterie, score de préparation, etc). Mais en 1 mois de test, je ne l’ai jamais vu. C’est soit un bug, soit qu’il disparait très vite quand je me lève.
Le lecteur de musique est encore et toujours limité aux mp3. Pas de Deezer ou Spotify. Cela dit, dans l’app store de l’application Zepp, on peut télécharger une application Podcast qui permet de gérer ses podcasts depuis Zepp et les transférer dans la montre. Pour le coup c’est cool, parce que ça ne nécessite pas de compte payant comme c’est le cas pour Deezer ou Spotify.
La musique peut ensuite sortir soit du haut-parleur intégré, soit d’écouteurs ou d’enceinte connectés en Bluetooth.
Dans l’app store, on trouve quelques applications utiles / intéressantes (par exemple interval.icu si vous utilisez cette plateforme d’entrainement), des jeux aussi et puis quelques applications à la con (comme une application qui fait des bruits de pêt).
Le paiement sans contact Zepp Pay est sensé fonctionner en France via Curve.
Conclusion du test de l’Amazfit T-Rex Ultra 2

Amazfit progresse très vite avec un taux de renouvellement de ses montres GPS supérieur à COROS, Suunto et Polar, qui leur permet de proposer des caractéristiques hardware supérieures à la concurrence. La T-Rex Ultra 2 a un écran plus grand et plus lumineux que la Fenix 8 – 51 mm.
Ca paie, puisqu’ils ont conquis une base d’utilisateurs ces dernières années en adoptant une stratégie simple : proposer des fonctionnalités au plus proches de ce que Garmin propose, pour moins cher.
Amazfit arrive quand même aujourd’hui à un point d’inflexion, avec une T-Rex Ultra 2 commercialisée à 550 €, soit le prix d’une Epix 2 Pro Sapphire. Or, la T-Rex Ultra 2 ne propose rien de plus, rien de nouveau, rien d’innovant, même par rapport à une Garmin sortie il y a quelques années. Après avoir percé sur le marché, COROS s’était trouvé dans cette même position il y a quelques années, passant le prix des APEX de 350 à 500 € et celui des VERTIX de 600 à 700 €. TomTom n’avait pas opéré ce repositionnement tarifaire et avait fini par quitter le marché des montres GPS alors qu’ils étaient numéro 1 des ventes en Europe (en nombre de montres GPS vendues, pas en chiffre d’affaire et encore moins en bénéfice). Mais voilà, pour développer de nouveaux produits, il faut faire de la marge sur les ventes.
Maintenant, si on se recentre sur la marque, est-ce que la T-Rex Ultra 2 vaut ses 550 € par rapport à aux 361 € d’une T-Rex 3 Pro ? Ma réponse est non. Il faut vraiment avoir besoin d’un boost d’autonomie pour avoir envie d’y mettre 200 € de plus. Et face aux 223 € d’une T-Rex 3 ? Encore non.
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J’espère que ce test sera utile pour faire votre choix. Un test complet, ça demande du temps. J’essaie toujours, dans la mesure du possible (et de mes moyens), de pousser mes tests au maximum et de chercher les moindres petits détails. Je ne suis pas payé pour le faire.
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