Test KOSPET TANK T4 et T4C : hardware et software inégaux
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Vous avez peut-être déjà vu passer une publicité sur les réseaux sociaux pour une de ces montres GPS outdoor à des prix incroyables. Pour ma part, je suis resté patient, car je me doutais qu’une montre GPS chinoise à 200 € ne serait pas au niveau d’une Garmin ou une COROS, même si elle affiche des spécifications alléchantes à première vue.
Après plusieurs demandes de lecteurs intrigués, j’ai franchi le pas et me suis lancé dans un test de la TANK T4 et la TANK T4C. Plutôt orientées outdoor, leurs noms ne permettent pas de deviner leur positionnement dans la gamme :
- La T4 embarque une cartographie
- La T4C est dotée d’une lampe torche à LED mais pas de carto
Les différences ne s’arrêtent pas là mais elles tournent sous le même système d’exploitation et avec la même application pour smartphone (il faut télécharger l’appli Apexmove et pas KOSPET FIT).
Si vous avez déjà vu passer des vidéos sur les montres GPS KOSPET (‘la smartwatch incassable la plus complète de 2025’ ; ‘la meilleure montre connectée pour le sport que j’ai testée’ ; ‘une alternative aux Garmin et Apple Watch pour moins cher’), accrochez-vous bien, parce que je pense que mon test ne va pas du tout confirmer ce que vous avez vu jusqu’à maintenant.
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KOSPET TANK T4 |
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KOSPET TANK T4C |
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Test KOSPET TANK T4 et T4C : le verdict


KOSPET se trouve actuellement peu ou prou au niveau d’Amazfit il y a 4 ans, avec simplement la carto en plus. Le hardware est bon mais il y a encore du travail pour venir concurrencer Garmin, COROS ou Suunto.
| POUR Hardware généralement bon | CONTRE Encore pauvre en fonctionnalités sportives Outils de navigation pas au niveau de la concurrence |
Comparaison KOSPET TANK T4 et T4C

T4 et T4C se ressemblent mais sont en réalité bien différentes. La T4C intègre une lampe torche à LED dans son boitier, un écran plus grand mais n’embarque ni cartographie, ni lecteur de musique.
Ca ne sera pas forcément facile de faire son choix…
| T4 | T4C | |
|---|---|---|
| Boitier | 48,6 × 13,7 mm | 49,5 × 13 mm |
| Ecran | 36 mm | 38 mm |
| Poids | 100 g | 83 g |
| Etanchéité | 100 m + plongée 45 m | 50 m |
| Mémoire | 32 Go | 1 Go |
| Capteur de température | Oui | Non |
| Lampe torche LED | Non | Oui |
| Cartographie | Oui | Non |
| Suivi d’itinéraire | Oui | Non |
| Apexmotion sports | 23 | 0 |
| Lecteur de musique | Oui | Non |
Présentation des KOSPET TANK T4 et T4C

Les montres GPS KOSPET TANK sont des montres GPS à l’allure très outdoor. Et pour le prix, j’ai trouvé la qualité et les finitions très bonnes. Vraiment, elles ont fière allure.
La T4C est un peu plus grande, avec un boitier de 49,5 mm, alors que la T4 fait 48,6 mm. Si on inclue les petits renforts sur le côté, la T4C fait en réalité 52 mm de large et la T4 51 mm. Autant dire que ce sont de très grosses montres GPS, plus grosses que toutes les Garmin et toutes les Suunto.
Il existe aussi une M4, avec un écran carré.
Le boitier est quasiment entièrement en acier inoxydable sur la T4 : la lunette, la plaque de fond et la portion centrale incluant les cornes d’attache du bracelet. Pour la T4C, seule la lunette est en acier, le fond et la portion centrale sont en alliage de zinc. Autant dire que c’est du costaud.
Elles sont aussi épaisses, avec un boitier de 13 mm, mais c’est similaire à une Fenix 8.
L’inconvénient, c’est évidemment le poids :
- 100 g pour la T4
- 83 g pour la T4C (un peu plus légère grâce au zinc qui remplace l’acier)
A titre de comparaison, une Fenix 8 – 51 mm pèse 102 g (92 g en version Sapphire avec du titane) et la VERTIX 2S (titane) pèse 87 g.
La lunette a un design bien travaillé, avec 4 vis apparentes et quelques inscriptions gravées aux points cardinaux et en face des boutons.
Les 4 boutons ont une forme un peu allongée, avec une surface couverte de picots. C’est la même configuration que sur les montres GPS Amazfit et ça fonctionne bien.
La robustesse n’est pas qu’apparente, puisque les 2 passent 20 tests de la norme MIL-STD-810 de robustesse des matériels de l’armée américaine. Petite différence toutefois au niveau de l’étanchéité :
- 100 m pour la T4, avec la certification pour la plongée à 45 m
- 50 m pour la T4C
KOSPET dit que le bracelet est en ‘silicone liquide’. Ce matériau est particulièrement souple, plus que les bracelets en silicone de Garmin ou COROS. Par contre, l’inconvénient, c’est qu’il est collant en surface (en tout cas au début, ça s’estompe avec le temps). Je pense que ceux qui sont très poilu des avant-bras n’apprécieront pas, parce que ça va leur tirer les poils quand ils serreront le bracelet.
Il se détache facilement à l’aide de la tirette à l’arrière. Donc au pire, vous pourrez le remplacer par un autre.
Au milieu de tout ça, l’écran est grand, particulièrement celui de la T4C :
- 36 mm pour la T4
- 38 mm pour la T4C
C’est plus que les 35,5 mm de l’écran de la Fenix 8 – 51 mm. Il n’y a actuellement qu’Amazfit qui propose des écrans aussi grands sur ses montres GPS (T-Rex 3, Active Max, Balance 2).
La résolution est de 466 x 466 pixels et la luminosité de 1000 nits. Sur ce dernier point, c’est plutôt le niveau qu’on trouvait il y a 1 ou 2 ans, les marques étant désormais toutes passées à du 1500, 2000 ou même 3000 nits.
On peut ajuster la puissance de l’écran dans les réglages ou activer un ajustement automatique en fonction de la luminosité ambiante. On a aussi le choix entre un mode allumage permanent ou extinction automatique. Et on peut régler la temporisation (le temps pendant lequel l’écran reste allumé). En sortie d’usine, il est réglé à 5 secondes mais je l’ai passé à 10 secondes.
L’interface ressemble à celle d’autres montres connectées :
- On accède vers la droite à une liste d’applications
- Vers le haut, à un panneau de raccourcis personnalisable
- Vers la droite, aux notifications
- Vers le bas, aux widgets, dans la limite de 6
J’ai opté pour ces widgets : activité quotidienne, météo, sommeil, historique d’entrainement, plan d’entrainement.
Il y en a d’autres : entrainement, FC, SpO2, stress, humeur, alarmes, événement, musique, altimètre, température ambiante, chrono, minuterie. Cela dit, ils ne sont pas très intéressants. La plupart de ceux que je n’ai pas utilisé se retrouvent en fait dans la liste des applications.
On trouve sur la T4 et la T4C les capteurs habituels d’une montre GPS multisports :
- Puce multi GNSS double fréquence
- Capteur cardio optique (qui ressemble à celui des montres connectées Huawei) avec oxygénation sanguine
- Altimètre barométrique
- Boussole magnétique
- Capteur de température ambiante pour la T4
Mais on n’a pas la possibilité de coupler de capteurs externes. Donc pas de ceinture cardio, ni capteur de puissance.
La KOSPET TANK T4 dispose de 32 Go de mémoire pour le stockage de la cartographie et de la musique. Deux éléments qui sont absents de la T4C et qui explique que cette dernière n’ait que 1 Go de mémoire.
Les 2 montres GPS sont équipées d’un micro et haut-parleur qui permettent de prendre un appel téléphonique en Bluetooth (il n’y a pas de connexion LTE).
Les TANK T4 et T4C proposent 170 profils sportifs, avec la particularité que la T4 dispose de 23 profils Apexmotion sports.
J’ai mis du temps à comprendre ce que les 23 profils ‘Apexmotion’ avaient de particulier. KOSPET parle de ‘modes sportifs professionnels’. Il s’agit de 23 profils sportifs qui intègrent des algorithmes ou des données spécifiques à ces 23 sports. Ca peut être des données comme la cadence en course à pied, la vitesse du volant en badminton, le nombre de descentes à ski ou la détection du type de nage en natation. Autant dire des trucs qui sont tout à fait classiques chez les marques concurrentes. Chez KOSPET, il n’y a pas de mode multisports comme le triathlon, ni comptage automatique des répétitions en muscu, ni amélioration de la précision autour d’une piste d’athlétisme.
Ca veut aussi dire que tous les autres profils sont des copier / coller d’un profil sportif générique qui n’apportent rien d’autre que des données classiques de base comme la distance, le chrono et la fréquence cardiaque.
Pour ce qui est de l’entrainement, on peut activer des objectifs, programmer des entrainements complexes et utiliser le calendrier d’entrainement. L’application propose aussi une quinzaine de séances de renforcement musculaire courtes, en guise d’échauffement ou de renforcement suite à une blessure. Il n’y a pas de plan d’entrainement personnalisé.
Au niveau de l’analyse de ses entrainements, on trouve la charge d’entrainement et l’estimation du VO2max, pas de statut d’entrainement, pas de variabilité de fréquence cardiaque, pas de répartition des temps d’effort par zone cardio. On ne peut même pas spécifier sa FCmax et ça, pour moi, c’est rédhibitoire pour outil de sport d’endurance.
KOSPET couvre le spectre habituel de mesures quotidiennes :
- Activité physique
- Physiologie
- Sommeil et sieste
- Stress et humeur (existe aussi chez Huawei)
Il manque quand même la variabilité de fréquence cardiaque.
Les T4 et T4C sont des montres connectées avec des fonctionnalités classiques :
- Smart notifications
- Appels téléphoniques en Bluetooth
- Appel d’urgence
- Météo
- Calendrier
- Talkie-walkie entre 2 montres KOSPET
Plus un lecteur de musique (mp3) sur la T4.
Télécharger le manuel utilisateur
Autonomie

| T4 | T4C | |
|---|---|---|
| Usage sportif | 21-22 h | 18-21 h |
| Usage quotidien | 14-15 jours 5-6 jours | 12-15 jours 3-5 jours AOD |
Ces performances données par KOSPET ne sont pas très précises. J’aurais notamment aimé connaître les autonomies pour chacun des modes GPS. Parce qu’en l’état, une vingtaine d’heures d’autonomie en enregistrement GNSS double fréquence (le mode le plus énergivore), ce n’est pas énorme pour des montres GPS de ce gabarit. A titre de comparaison, la Race 2 tient 55 h en multi GNSS double fréquence (le mode le plus performant), la Vantage V3 43 h et la Fenix 8 – 47 mm 35 h.
Malheureusement, je suis incapable de confirmer ces chiffres avec mes tests en utilisation réelle. J’ai essayé, comme je le fait habituellement dans mes tests. Mai l’une comme l’autre m’ont affiché des données de batterie incohérentes avec l’utilisation sportive que j’en ai faite. Quelques exemples relevés avec la T4 :
- GPS mode éco : 7 h d’autonomie
- GPS mode équilibré : 10 h d’autonomie
- GPS mode haute performance : infini (0 % de consommation en 1 h)
- GPS mode haute performance + suivi d’itinéraire + écran mode always on : 14 h d’autonomie
Donc après 1 mois de test, je n’ai aucune idée de l’autonomie max de la T4 et de la T4C.
Le câble de recharge est différent entre les 2 montres :
- La T4C utilise un câble aimanté qui tient très mal en place
- La T4 utilise un bloc aimanté sur lequel elle repose et qu’on branche à un câble USB-C
La recharge avec le bloc fourni avec la T4 est largement plus commode qu’avec le câble de la T4C. Sur la T4C, le câble s’aimante sur la plaque de fond du boitier. Faut qu’il n’y a pas de logement et que les aimants peuvent s’aimanter n’importe où sur le dos, puisqu’il est entièrement en métal. Et même une fois en place, il suffit de poser la montre pour que le connecteur se mettre de travers et que la recharge s’interrompe.
KOSPET commercialise aussi un bloc qui intègre une batterie de 850 mAh. Je trouve que c’est une super solution qui permet de recharger la T4 à la fois via un câble USB-C et sans câble, juste avec le bloc chargeur. La batterie de la T4 ayant une capacité de 500 mAh, le bloc permet seul de recharger la montre 1,5 fois.
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KOSPET TANK T4 |
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KOSPET TANK T4C |
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Champs de donnée

On est limité à des écrans affichant 1 à 5 champs de donnée. Quel dommage d’avoir un énorme écran de 38 mm et de ne pas pouvoir mettre plus de champs de donnée.
L’autre problème, c’est qu’on ne peut modifier les écrans de données que depuis la montre et après avoir lancé un enregistrement de séance avec le profil en question. Ca, c’est vraiment nul.
Utilisation sportive de base (essentiellement running)

J’ai trouvé le temps d’accroche du GPS plus long que ce à quoi je suis habitué avec la concurrence.
On a le choix entre 3 niveaux de précision GPS : haute précision, équilibré ou économie d’énergie. KOSPET n’explique pas à quel mode de fonctionnement ils correspondent. J’imagine que haute précision = multi GNSS double fréquence, équilibré = multi GNSS et économie d’énergie = GPS seul.
L’écran n’est pas configuré en affichage permanent par défaut, mais on peut changer ça dans les réglages. Il s’agit d’un réglage système, c’est-à-dire qu’on peut choisir comment fonctionne l’écran pendant une séance de sport, mais pas opter pour un réglage différent par profil sportif. Moi, j’utilise l’extinction automatiquement en usage quotidien et l’allumage permanent en sport.
On peut programmer des entrainements complexes depuis l’application, ou activer différentes alertes ou objectifs (zone de FC, distance cible, tour automatique de x km). On peut aussi déclencher un tour manuel par un appui sur le bouton bas droite.
Autre petit détail qui montre que tout le logiciel n’est pas encore optimisé, on reçoit les alertes d’objectif quotidien pendant une séance de sport. C’est-à-dire que pendant votre footing, vous allez recevoir une alerte pour avoir atteint 3000 pas, puis une autre pour avoir dépensé 300 calories, puis une autre… C’est inutile et même pénible. J’ai désactivé toutes ces alertes dans les réglages après ma première séance de sport.
Sur une sortie de course à pied, on obtient les données classiques de distance, dénivelé, allure, mais aussi quelques métriques de foulées comme la longueur de foulée, la cadence, la puissance au poignet.
Après, on trouve dans l’application un calcul du VO2max et de la charge d’entrainement.
Le problème, c’est que ces indicateurs doivent prendre en compte la FCmax. Or, on ne peut rentrer nulle part sa FCmax dans l’application. Ca veut dire qu’elle utilise une valeur par défaut probablement basée sur mon âge, mon sexe, ma taille et mon poids. Or, mes 193 bpm à 46 ans sont bien au-dessus de ça. Ca veut dire qu’à 157 bpm, elle pense que je suis en zone 4 alors que je suis en zone 3.
Si ça ne vous convient pas, on peut synchroniser l’application Apexmove avec Strava et Apple Santé.
Dans une optique de sport d’endurance, il manque quand même des données autour du statut d’entrainement et de la récupération (avec la VFC).
Autres sports

Une bonne part des 170 profils sportifs sont farfelus. On trouve quand même l’essentiel :
- Course à pied, trail, piste d’athlé, tapis de course
- Vélo de route, VTT, home trainer
- Natation en eau libre, en piscine
- Plein de sports en salle (rameur, vélo elliptique, corde à sauter, muscu, etc)
- Des sports d’hiver (ski, ski de rando, patinage, raquettes, etc)
- Des sports de raquette et sports co
- Des sports d’eau (aviron, voilier, plongeon, kite surf, etc)
- Des trucs rigolo (fléchettes, tir à l’arc, balançoire, claquettes
- Et puis des trucs débiles (ascenseur, escalator, tâches ménagères, voiture, apéro)
Les 2 KOSPET TANK T4 et T4C se sont révélées être des catastrophes en natation en piscine. Sur ma première séance, la T4C a mesuré 850 m au lieu de 1700 et sur la 2e, la T4 a mesuré 1550 m au lieu de 2000. Je n’ai jamais vu ça.
Pourtant, elles détectent le style de nage, comptent les mouvements et calculent le SWOLF.
La T4 intègre un algorithme de plongée couvrant tous les scénarios, y compris l’apnée, la plongée sous-marine et la plongée avec manomètre. Je ne suis pas spécialiste et je n’ai pas testé (mais je n’aurais pas trop confiance pour autre chose que de l’apnée).
J’ai subi pas mal de déconvenue durant ma semaine de vacances à la montagne. Des sports d’hiver comme le ski de fond et les raquettes à neige n’affichent pas la cartographie. En fait, ils sont considérés comme des sports d’intérieur, sans carto, mais aussi sans même de champ de donnée de distance. Quelle aberration. On a juste la durée, la FC, les calories. Et c’est tout.
Outdoor

Dans cette partie, la T4 et la T4C ne sont pas du tout équivalentes.
La T4C intègre une lampe torche à LED dans la tranche supérieure du boitier. Et ça, c’est cool. Mais elle n’a aucun outil de navigation : ni cartographie, ni même suivi d’itinéraire. Franchement, en 2026 (même en 2020), on ne peut pas proposer une montre GPS outdoor sans suivi d’itinéraire. C’est d’autant plus incompréhensible que l’application Apexmove intègre un outil pour tracer des itinéraires. Donc tout est là, il ne manque que la mise à jour logicielle.
De l’autre côté, la T4 dispose bien de la carto et du suivi d’itinéraire, mais je sais que certains vont regretter l’absence de la lampe torche, qui est bien pratique le matin, le soir ou en refuge.
Le téléchargement de la carte ne se fait pas via l’application mais avec un ordinateur. Il faut aller sur le site de Kospet, à la page support, et télécharger le fichier de la zone considérée. Ensuite, on branche la montre avec le câble USB et on colle le fichier dans la mémoire comme si c’était une clé USB.
La création d’itinéraire peut en revanche se faire depuis l’application… en théorie. Je dis en théorie, parce que j’ai systématiquement rencontré un problème. Le moteur de création d’itinéraire utilise une carte et crée des itinéraires qui suivent les routes et chemins. Jusque-là, normal. Le problème, c’est qu’il y a des endroits où un chemin est considéré comme étant infranchissable. Donc le moteur créé un itinéraire qui rejoint le point B mais en passant par une autre route. Ca arrive aussi sur d’autres applications, ce n’est pas la première fois que je vois ça. Mais sur les autres applications, on peut dans ce cas basculer en mode création manuelle pour créer un petit bout de segment qui trace tout droit entre A et B, puis on reprend la création normale après le point B. Mais ce mode n’existe pas dans l’application Apexmove. Ca fait que je n’ai jamais réussi à faire un itinéraire complet sans rencontrer un point bloquant.
Alors la solution c’est de transférer un fichier GPX qu’on a créé sur une autre appli.
Sur la montre, la carto de KOSPET est perfectible. Elle comprend 2 couches : une avec les routes et les couleurs, une autre avec les courbes de niveau. J’ai relevé plusieurs problèmes :
- A Douai, les courbes de niveau sont inexistantes, même sur les terrils
- A Samoëns, les courbes de niveau disparaissent aux zoom inférieurs à 200 m et les chemins disparaissent au-dessus du zoom 200 m
- Il faut zoomer à 50 m pour voir les petits sentiers
Ca veut dire que si je zoome beaucoup, je vois les chemins mais pas le relief du terrain. Si je dézoome pour chercher mon chemin, c’est encore pire, puisque je vois les courbes de niveau mais pas les chemins. A quoi ça me sert, en montagne, de voir les pentes si je ne peux pas chercher par quel chemin passer ?
La solution, c’est donc d’utiliser systématiquement un itinéraire à suivre. Là, ça ajoute un trait orange bien flashy à suivre. Et la trace GPS enregistrée est tracée en bleu. Tout est clair, sauf qu’on est encore en-dessous de ce qui se fait chez la concurrence où depuis quelques années, toutes les marques ont ajouté des chevrons ou des flèches pour dire quand quel sens suivre l’itinéraire.
L’implémentation de la navigation n’est pas terrible. Pour commencer, on ne charge pas l’itinéraire avant de partir (pendant le temps d’accroche GPS, comme ça se fait chez toutes les autres marques). Chez KOSPET, il faut lancer l’enregistrement de la séance, faire défiler les écrans jusqu’à la carto, cliquer le l’icône de carte, cliquer sur ‘mode carte’, cliquer sur l’icône de mallette, cliquer sur ‘mes itinéraires’, choisir l’itinéraire, cliquer sur ‘utiliser l’itinéraire’. Et là, seulement, on peut y aller (sachant que le chrono tourne depuis le début).
Il n’y a rien de plus sur la carto : pas de nom de route, pas de sommet, etc, mais ça, ça ne me dérange pas. En fait on trouve quelques indications mais dont je me passerais bien : quartier, parc, jardin, cimetière. Littéralement des mots écrits sur la carte. Je dis que je m’en passerais bien, parce que sur un carré vert avec un rond bleu à l’intérieur, ça ne sert à rien d’écrire ‘parc’, j’ai bien compris ce que ça pouvait être.
Et le suivi d’itinéraire ne s’accompagne pas d’alertes turn by turn.
A côté de ça, on a une boussole, une alerte orage (sans pouvoir régler la sensibilité) et même une alerte sismique (je n’ai jamais vu ça).
La KOSPET TANK T4C a une lampe torche à LED. Là aussi, l’implémentation est inhabituelle. Il n’y a pas de raccourci avec les boutons. On ouvre le panneau de raccourcis, on choisit d’abord l’intensité de l’allumage et seulement après, un clic supplémentaire allume la lampe. Dans un sens, c’est pas idiot car ça permet de régler l’intensité sur minimum avant de l’allumer (histoire d’éviter de tout illuminer avant de réduire la puissance) ; d’un autre côté, c’est quand même pas la procédure la plus simple ou la plus rapide.
Il n’y a que des niveaux de lumière blanche, pas de rouge. Encore une fois, dommage.
Précision GPS / cardio
En mode haute précision, les résultats de la T4C sont bons.

En forêt, en haut d’un terril, c’est pareil, la précision GPS est bonne.

Et en ville, c’est pas mal non plus.

C’est pas la même dans le mode GPS éco. En fait, ce n’est pas un simple mode GPS seul. Il y a réellement un algorithme d’économie d’énergie. Ca se voit très bien sur ce rond-point, avec des grands traits droits au lieu d’un bel arrondi. On voit bien que sur la trace GPS de la T4, il n’y a pas 1 point GPS par seconde.
J’ai analysé le contenu du fichier GPX. C’est vraiment irrégulier. la montre commence par 1 point GPS par seconde. Après, elle passe à une alternance entre 1 et 2 secondes (2 points en 3 secondes). Et plus loin, elle peut élargir les intervalles à 3, 4 ou 5 secondes.

Et voilà le même rond-point avec une trace en précision haute.

Le mode équilibré fonctionne aussi très bien.

La T4 s’est révélée très mauvaise à ski. Ou plus précisément sur les remontées mécaniques. Regardez le télésiège qui traverse l’image de haut en bas, la trace GPS de la T4 dévie largement vers la gauche. Et c’est comme ça sur presque toutes les remontées. Je ne sais pas pourquoi. Mais à l’arrivée, le début de la descente, c’est du n’importe quoi, à cause de ce décalage.

En sport, j’ai dû serrer fortement le bracelet pour obtenir des données de FC fiables (2 crans plus serré que le reste de la journée, alors qu’habituellement, je resserre mes montres cardio GPS d’un cran pour les séances de sport).
Je ne me suis pas méfié et j’ai merdé. L’application Apexmove ne permet d’exporter que les itinéraires au format GPX ou KML. Ca ne comprend que les données GPS et n’inclut pas les données de FC. Donc je ne pourrai qu’étudier la précision GPS et pas la précision cardio. Dommage, parce que les données du capteur cardio optique me semblaient bonnes pendant mes séances.
J’ai activé en catastrophe le transfert automatique vers Strava, ce qui m’a permis de récupérer quelques séances avec des données de cardio. Voilà ce que donne la T4, ça va globalement bien, sauf au départ.

La T4, sur une séance plus irrégulière, s’en sort aussi pas trop mal. Mais c’est quand même moins précis, avec des erreurs de 10 bpm sur les pics et les creux de FC.

Suivi quotidien / santé

Après l’avoir sortie de la boite, il faut prendre un peu de temps pour faire le tour des réglages, notamment pour activer ou désactiver certaines fonctionnalités (en ayant conscience de ce que ça apporte et de l’impact sur l’autonomie). J’ai par exemple passé la mesure de la fréquence cardiaque au cours de la journée à toutes les 1 min au lieu de toutes les 5 min.
En plus du suivi quotidien, on peut lancer une mesure en 1 clic qui va donner la FC, la SpO2, le niveau de stress et l’humeur.
Pour ce qui concerne l’humeur, c’est, pour moi, du bullshit. Je pense que c’est basé sur la VFC, comme le niveau de stress, mais que ça ne représente rien et que ça n’est certainement pas validé par une étude scientifique. Cela dit, alors même que j’écris ces lignes, mon humeur est ‘paisible’.
Sinon, la montre mesure les données assez classiques depuis des années :
- L’activité physique (nombre de pas, distance, calories)
- Des métriques physiologiques (FC, SpO2, stress, humeur)
- Le sommeil (heures, durée, phases, sieste)
Il manque quand même le nombre d’étages gravis. Et la grande absence, c’est bien la variabilité de fréquence cardiaque, qui s’est généralisée comme indicateur de récupération sur toutes les montres cardio GPS maintenant.
Les rappels sont plus intéressants. On peut activer des objectifs, des alertes (FC anomale, par exemple) et des rappels (bouger, boire, prendre un médicament).
Au besoin, on peut aussi utiliser une application d’exercice de respiration guidée.
Montre connectée

C’est surprenant mais les smart notifications sont désactivées par défaut. Le point positif, c’est qu’une fois qu’on les a activées, on peut choisir celles qu’on veut ou ne veut pas recevoir, application par application.
Dans les réglages, le volume sonore des alertes est personnalisable.
Grâce au micro et haut-parleur, on peut prendre des appels téléphoniques et ça fonctionne bien. On peut aussi définir un contact d’urgence dans l’application et utiliser un raccourci du panneau de raccourcis pour l’appeler. Il n’y a pas de détection de chute avec appel ou envoi de SMS automatique, c’est une manip’ à faire manuellement.
On peut aussi transformer 2 montres connectées KOSPET en talkie-walkie et parler directement de l’une à l’autre. Bon, la portée du Bluetooth sera limitée à quelques dizaines de mètres en extérieur (KOSPET annonce 40 m) et plutôt quelques mètres dans une maison.
On peut aussi utiliser le micro de la montre pour interagir avec l’assistant vocal de son smartphone. Le problème, c’est que les réponses s’affichent à l’écran du smartphone, pas sur la montre. Donc autant utiliser le micro du smartphone.
Il y a une dizaine de watchfaces dans la montre et des centaines d’autres en téléchargement depuis l’application (dont l’immense majorité sont gratuites).
Je ne comprends pas qu’en 2026, un système d’exploitation puisse encore limiter le nombre de widgets à 6. Franchement, on y arrive super vite.
Dans les menus de la montre et dans l’application, on trouve pas mal d’erreur de traduction. Par exemple, il faut comprendre que le ‘verrouillage du couvercle’ renvoie au verrouillage du tactile. Celle-là c’est la plus rigolote mais il y en a d’autres. La ‘course sur terrain de jeu’ à la place de course sur piste d’athlétisme est pas mal non plus.
Il y a un rapport matinal mais je trouve que son implémentation n’est pas très réussie. Chez les autres marques, l’écran de la montre affiche le rapport matinal quelques secondes après le réveil. Chez KOSPET, on reçoit une notification pour dire que le rapport matinal est prêt. Ca oblige donc à devoir cliquer sur la notification pour la lire, puis cliquer sur le lien pour ouvrir le rapport matinal. Bref, 2 clics qui ne servent à rien et dont on aurait pu se passer.
Le lecteur de musique de la T4 ne fonctionne qu’avec des fichiers mp3 qu’il faut transférer depuis son smartphone ou un ordinateur avec le câble USB. Après, il suffit de connecter des écouteurs ou un casque en Bluetooth.
Sinon, on peut changer de source pour commander un lecteur de média sur smartphone. Pour être honnête, avec mon iPhone, ça ne fonctionne ni avec YouTube, ni avec mon application pour écouter la radio.
Et pour finir, on trouve aussi la météo et un calendrier.
Conclusion du test des KOSPET TANK T4 et T4C

Je comprends que les montres GPS KOSPET puissent faire envie, parce que leur look est plaisant et que la liste des fonctionnalités est plus que correcte pour le prix. Mais une fois mises à l’épreuve du test, on se rend-compte qu’elles sont encore bien loin des standards de la concurrence.
Donc en l’état, les T4 et T4C ne satisferont pas un sportif d’endurance. Il va falloir encore plusieurs années de développement du logiciel pour suivre une trajectoire qui sera peut-être similaire à celle d’Amazfit. Qui sait, on verra.
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