Test Wahoo Elemnt Roam : compteur GPS avec navigation facile à utiliser

Test Wahoo Elemnt Roam

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Les compteurs vélo Wahoo sont bien connus pour des capacités de bon niveau et surtout pour leur interface intuitive. Jusqu’à ce test, je ne connaissais pas. La nouveauté m’a un peu perturbé au début, mais j’ai vite adhéré.

L’Elemnt Roam est assez compact, pèse 95g et trouvera sa place sur n’importe quel vélo. Ses bonnes capacités de cartographie et de navigation seront d’une grande utilité quelles que soient les aventures dans lesquelles vous vous lancez.

Présentation du Wahoo Elemnt Roam

Présentation Wahoo Elemnt Roam

Remplace : aucun

Au-dessus dans la gamme : aucun

En-dessous dans la gamme : Elemnt Bolt

Physiquement l’Elemnt Roam est à peu près de la taille du Garmin Edge 830. Et il se fixe avec le même système de quart de tour, mais tourné de 90°. Le support de Wahoo est donc spécifique. Il est d’autant plus spécifique qu’il épouse les formes du compteur GPS pour carrément s’intégrer comme ce n’était qu’un seul bloc. Il y a une vis pour sécuriser la fixation du boitier, mais ce n’est pas obligatoire. Sinon, il y a aussi un montage pour cintre ou potence, avec deux serflex.

Je me suis fait un peu piéger lors de la configuration de l’Elemnt Roam. J’ai commencé par télécharger l’appli Wahoo, j’ai créé mon compte (c’est le premier compteur Wahoo que je teste) et j’ai alors découvert que la configuration se faisait via l’appli Wahoo Elemnt.

L’appairage est simple et se fait grâce à un QR code.

C’est un compteur GPS compact. Pas tout petit, mais pas aussi gros qu’un Edge 1030 ou un Hammerhead Karoo. Taille de boitier :

  • Longueur : 89mm
  • Largeur : 54mm
  • Epaisseur : 18mm

L’Elemnt Roam est résistant à l’eau (IP7, c’est-à-dire une immersion de 30 minutes sous 1m d’eau). Il ne faut donc pas le faire tomber au fond d’une piscine, mais pour faire du vélo par tous les temps, c’est suffisant.

L’interface est différente des compteurs Garmin. L’écran n’est pas tactile et il y a pas mal de boutons :

  • 3 sur la face avant
  • 1 sur le côté gauche
  • 2 sur le côté droit

La fonction des 3 boutons sur la face avant change en fonction de la page de menu. Mais on s’y retrouve facilement car la fonction apparait en toutes lettres (parfois abrégé) juste au-dessus. Exemple sur la page d’accueil après un démarrage : HIST / START / PAGE.

L’écran LCD de 2,7 pouces (68,6mm de diagonale) a un rendu assez limité du fait qu’il ne possède que 8 couleurs. On dirait un écran de vieille Game Boy. Sauf qu’en plus les couleurs sont fades. Le rendu des couleurs n’est pas terrible, mais la résolution est tout de même suffisante pour afficher des cartes sans trop de pixellisation.

L’utilisation des couleurs est donc assez basique :

  • Les routes sont jaunes
  • L’eau est bleue
  • Le reste de la carte est en noir & blanc
  • Les smart notifications sont en vert
  • Ce qui est relatif à Strava est orange
  • Les champs de données sont en noir & blanc

Ca fait beaucoup de N&B. Et même sur la carte, quand on évolue loin d’une rivière et d’une grande route, il arrive parfois que toute la carte soit en noir et blanc. La couleur n’est finalement pas beaucoup utilisée.

Il y a un capteur de luminosité ambiante qui déclenche le rétro éclairage lorsque la luminosité diminue. Ca, c’est si on a sélectionné l’option ‘auto’ dans la configuration. Il y a 3 autres options : off, on ou durée (l’écran s’allume pendant quelques secondes à chaque pression de bouton).

Par défaut, il y a 3 pages d’activées :

  • Champs de donnée
  • Ascension
  • Carte

On peut en ajouter d’autres :

  • Strava (pour les segments)
  • Entrainement (pour les entrainements programmés)
  • Contrôle KICKR (home trainer de Wahoo)
  • Champs de donnée

Sur l’écran, on peut afficher jusqu’à 11 données. L’interface visuelle de Wahoo est différente de ce qu’on trouve chez les autres marques. On peut configurer plusieurs pages de données, mais le fonctionnement de chaque page est assez innovant. Imaginez que vous pouvez zoomer/dézoomer sur une page de données en utilisant les boutons de droite. Partez d’une page à 5 données, dézoomez et vous en aurez 7, dézoomez et il y en aura 9, et ainsi de suite. Le principe, c’est que les données déjà à l’écran sont conservées et en dézoomant, la taille de police se réduit et de nouveaux champs de donnée apparaissent en bas de l’écran.

Pour zoomer (sur la carte ou sur une page de champs de donnée), il faut utiliser les 2 boutons situés sur le côté gauche. Mouais, sauf que lorsque le compteur est monté sur un support déporté à l’avant, il se trouve (en tout cas sur mon vélo) entre les 2 prolongateurs. Et du coup, les boutons sur le côté sont difficilement accessibles.

La vitre est en Gorilla Glass, donc assez résistant aux rayures.

En plus de l’écran, il y a des LED sur le côté gauche et au-dessus de l’écran. Elles peuvent servir à afficher un retour sur certaines données. La configuration se fait dans les menus et on peut leur affecter différentes fonctions.

Et en complément, on peut aussi activer différentes alertes sonores.

L’Elemnt Roam est doté d’une puce GPS et d’un altimètre barométrique. En complément, on peut coupler de nombreux capteurs externes en ANT+ ou en Bluetooth :

  • Cardio
  • Cadence
  • Vitesse
  • Puissance
  • Oxygénation sanguine

Depuis l’appli Wahoo, on peut donner un nom à chaque capteur. C’est un détail mais qui a son importance pour les gens comme moi. Parce que lors que je regarde dans la liste des capteurs appairés sur une montre GPS ou un compteur pour vérifier si la ceinture cardio que j’ai prise ce jour là (soit une Suunto, soit une Polar, soit une Garmin) a déjà été appairée, ben lire un truc du style ‘Freq. Card. 40721’, ça ne m’aide pas beaucoup…

En plus des capteurs, on peut coupler un dérailleur électrique (Shimano Dura Ace Di2, SRAM eTAP, FSA WE, and Campagnolo EPS).

Les autres connections sont le Wifi pour télécharger les mises à jour ou les cartes et transférer les données et le Bluetooth avec un smartphone.

Wahoo annonce une autonomie de 17h. Bien sûr, cette valeur va dépendre des connexions utilisées : Bluetooth avec un téléphone et d’éventuels capteurs externes. De mon expérience, je dirais qu’on peut compter sur 12 à 17h.

Les fonctionnalités de navigation sont nombreuses, avec cartographie (zoomable), indication ‘turn by turn’, retour au point de départ et recalcul d’itinéraire en temps réel. On peut aussi sauvegarder des points d’intérêt, avec la possibilité de s’en servir pour de la navigation.

On peut télécharger la carte de n’importe quel pays gratuitement.

On peut aussi synchroniser différents comptes sur d’autres plateformes afin de profiter de leurs outils d’analyse, de programmation d’entrainement ou de création d’itinéraire : Strava, Komoot, SingleTracks, MTB Project. Les segments Strava live et le Relative effort fonctionnent aussi avec l’Element Roam, mais il faut un compte Strava Summit (payant). On peut également transférer des programmes d’entrainement réalisés sur TrainingPeaks.

Ah oui, parce que l’appli n’offre aucune possibilité de programmation de séances d’entrainement ou de création de calendrier d’entrainements. Il y a quelques séances pré-programmées :

  • 2 tests FTP (8 et 20 minutes)
  • 3 séances Team Ineos (38, 50 et 58 minutes)

Mais on ne peut pas programmer un entrainement soi-même. Il faut passer par une appli tierce (TrainingPeaks, Today’s Plan ou TrainerRoad) et importer les entrainements dans l’appli Wahoo.

Mais bon, toutes ces solutions sont payantes.

On ne peut pas analyser ses données sur un site web. Là encore, il faudra passer par un partenaire comme Strava.

Via le Bluetooth et un smartphone connecté, l’Elemnt Roam peut recevoir et afficher les smart notifications (SMS, email, appel téléphonique). On peut aussi activer un mode avion.

La fonctionnalité Wahoo Live Track fonctionne comme Garmin Live Track et permet de partager sa position avec son entourage.

Champs de données

Wahoo Elemnt Roam données

Ascension : totale, tour, dernier tour

Descente : totale, tour, dernier tour

Pente : actuelle, moy, moy tour, moy dernier tour

Altitude : actuelle, max

Vitesse ascensionnelle

Batterie : de l’Elemnt Roam, du téléphone

Cadence : instantanée, moy, moy tour, moy dernier tour, max, max tour

Calories

Taux de brûlage de calories

Distance restante

Cap GPS

Précision GPS

Choix des vitesses

Cible : vitesse, puissance, cadence, FC

Distance : totale, tour, dernier tour

Durée : totale, active, pause, tour, dernier tour, tour le plus court

Heure

Tour

Nombre d’intervalles

Fréquence cardiaque : instantanée, moy tour, moy dernier tour, max, max tour, %max

Zone cardio : actuelle, durée dans chaque zone

KICKR : niveau KICKR, % freinage, puissance ERG-cible

Température : instantanée, max, min moy

Saturation O2 : instantanée, min, moy, max, min tour, moy tour, max tour

Hémoglobine totale : instantanée, min, moy, max, min tour, moy tour, max tour

Pression des pneus

Puissance : %moy, %moy tour, moy, moy tour, moy dernier tour, max, max tour

Training stress score

Normalized power : instantané, tour, dernier tour

Intensity factor

Variability index

Equilibre gauche/droit : instantané, moy, tour, dernier tour, moy 3s, moy 5s, moy 20s, moy 30s

Puissance moy : 3s, 5s, 20s, 30s, 1min, 5min, 20min, 30min, 1h

Puissance max : 3s, 5s, 20s, 30s, 1min, 5min, 20min, 30min, 1h

Couple de puissance: instantané, tur, dernier tour, moy 3s, moy 5s, moy 20s, moy 30s

Zone de puissance : durée en zone 1 à 8

Fluidité de pédalage : instantané, moy, tour, dernier tour

Efficacité couple : instantané, moy, tour, dernier tour

Efficacité de pédalage gauche/droite : instantané, moy, tour, dernier tour

Strava : relative effort, temps segment, avance/retard, distance restante, durée estimée, objectif durée

Vitesse : instantanée, moy, moy tour, moy dernier tour, tour le plus rapide, max, max tour

Utilisation du Wahoo Elemnt Roam

Wahoo Elemnt Roam vélo

Il y a intérêt à monter solidement l’Elemnt Roam. Sinon, il faudra pas appuyer comme un bourrin sur les boutons de la face avant.

L’Elemnt Roam est super agréable à utiliser car il n’y a pas 50 sous-menus. Je n’ai pas vérifié exactement, mais tout est accessible en 2 ou 3 clics max. Sur ce point, c’est bien différent des menus Garmin.

En revanche, il n’y a pas de profils sportifs. Ou disons qu’il n’y en a qu’un seul. On en peut donc pas différencier ses sorties route des sorties VTT.

Si vous utilisez un capteur de puissance ou un capteur de cadence, c’est une bonne idée de configurer les LED sur la gauche de l’écran sur l’une de ces données.

OK, les LED sur le côté gauche de l’écran n’ont pas l’air d’un truc récent avec une super résolution. Mais une fois qu’on a configurer la bonne donnée ou la bonne alerte, c’est un super moyen visuel de garder en permanence un œil dessus.

Et les LED en haut de l’écran servent d’alerte, par exemple en suivi d’itinéraires :

  • Alerte à 200m du carrefour
  • Clignote en blanc jusqu’à l’intersection
  • Clignote en vert si on quitte l’itinéraire

Tous vos segments sont automatiquement transférés dans l’Element Roam. En roulant, lorsque vous approchez de l’un d’eux, l’affichage bascule sur l’écran spécifique aux segments Strava.

Navigation (suivi d’itinéraire)

Wahoo Elemnt Roam navigation

J’aurais pu placer tout ce qui suit dans la section “utilisation du Wahoo Elemnt Roam”, mais comme la navigation est ce qui le disingue des autres compteurs Wahoo, j’en ai fait une section spécifique.

Pour le suivi d’itinéraire, il faut commencer par trouver ou tracer son itinéraire sur une plateforme adaptée, l’ouvrir avec l’appli Wahoo Elemnt et faire une synchro pour le transférer dans le compteur.

Ensuite, il suffit de suivre les chevrons noirs. La rangée de LED du haut sert d’alerte à l’approche d’un carrefour. Ca permet parfois de se « réveiller » au bon moment. Les indications de direction (la navigation turn by turn) sont claires. Elles apparaissent sur un bandeau noir avec la forme du virage, la distance (par exemple 166m) et même une instruction écrite genre « tournez à droite ». Ce bandeau est visible sur la carte mais aussi sur les pages de champs de données.

Si jamais on s’éloigne de l’itinéraire, les LED vont clignoter pour donner l’alerte.

Depuis l’appli Wahoo Element, il y a aussi d’autres manières de faire de la navigation :

  • Aller à une destination
  • Utiliser une sortie de l’historique
  • Transférer un itinéraire de Strava, Komoot, MTB Project, RideWithGPS, BestBikeSplit ou Single Tracks
  • Rebrousser chemin (suivre le chemin aller en sens inverse)
  • Retour au départ (itinéraire le plus court vers le point de départ)

Le fait d’utiliser un itinéraire créé à partir de l’application offre le plus de détails sur la carte. Lorsqu’on importe un itinéraire (comme lorsque j’en ai créé depuis l’appli Suunto), on perd certains info (le nom des routes en l’occurrence).

Dans le cas où vous utilisez (par exemple) un itinéraire GPX téléchargé sur Strava ou envoyé par un ami, l’Elemnt Roam peut commencer par créer tout seul un itinéraire pour rejoindre le point de départ de cet itinéraire GPX. Vous n’aurez plus qu’à enchainer avec la suite.

Le reproche que j’ai à faire à l’écran de navigation, c’est la latence à l’affichage de la cartographie. Quand on passe d’un écran de données à l’écran de navigation, il faut souvent attendre 2 secondes avant que ça s’affiche.

Au-delà du suivi d’itinéraire, l’Elemnt Roam est capable de recalculer un itinéraire en direct. C’est super confortable. Disons que vous ratiez un carrefour et que vous vous éloignez de l’itinéraire prévu ; ou alors que la route prévue est fermée à cause de travaux ; ou alors que la route prévue est en fait un chemin et que vous êtes en vélo de route (ça m’est arrivé). Il suffit de continuer de rouler et le compteur recalcule un itinéraire pour vous ramener sur l’itinéraire prévu. Dans ce cas, les chevrons sont bleus au lieu de noir, ce qui indique que ce n’est plus l’itinéraire initial.

Bon, c’est assez basique, il n’y a pas d’intelligence artificielle là-dedans. C’est-à-dire que si vous allez d’un point A à un point B et que vous vous écartez de l’itinéraire prévu, l’Elemnt Roam va chercher un chemin pour vous ramener sur cet itinéraire. Alors que si vous aviez fait la navigation vous-même, vous auriez cherché la meilleure route pour vous rapprocher de votre destination. Vous voyez la différence ?

En parallèle du suivi d’itinéraire, on peut visualiser le profil d’altitude. Mais là, je n’ai pas été entièrement satisfait. On voit bien le profil d’altitude, mais il n’y a aucune indication d’altitude ou d’échelle. C’est-à-dire qu’on voit une courbe, mais on ne sait pas quelle est l’altitude du point le plus haut, ni le dénivelé de la côte dans laquelle on se trouve.

Précision GPS

La précision GPS est de bon niveau, même si c’est assez classique pour un compteur vélo GPS. Pour essayer de trouver des faiblesses, il faut généralement regarder en ville du côté des rond-points, ou en forêt à VTT.

Trace GPS vélo

De temps en temps, on arrive à repérer des écarts, mais ils sont minimes : 100m par rapport au Karoo sur une sortie de 25km.

Trace GPS écart

Conclusion du test

Wahoo Elemnt Roam avis

En synthèse, le Wahoo Elemnt Roam fonctionne bien, dispose d’une interface intuitive et de capacités de navigation confortables. Mais c’est sûr que la liste de fonctionnalités n’est pas aussi longue que sur un Edge 1030.

A partir de cette base, on peut ajouter des éléments tiers pour gagner en fonctionnalités : TrainingPeaks pour les entrainements, Strava pour les segments ou pour l’analyse. Tout dépend de votre besoin. Mais ça ajoute à la facture initiale de l’achat du compteur GPS.

Il reste 2 points d’améliorations possible selon moi :

  • La qualité de l’écran, ou plutôt l’utilisation des couleurs
  • La latence lorsqu’on bascule d’un écran de données à l’écran de cartographie

Les fous de stat ajouteront un 3e point : l’analyse long terme des données sur l’application

Ce test m’a en tout cas permis de comprendre tous les commentaires positifs que j’avais pu lire sur le net au sujet de l’interface des compteurs et de l’application Wahoo.

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