Test Amazfit Cheetah 2 Ultra : aussi chère que Suunto / COROS

Test Cheetah 2 Ultra

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En 2026, Amazfit a annoncé coup sur coup 2 nouvelles montres GPS à destination des runners : la Cheetah 2 Pro vise le marathon et la Cheetah 2 Ultra vise le trail.

Trois ans après la première version, les Cheetah 2 sortent à un prix augmenté de 50 %. Ca mérite donc d’être étudié dans le détail.

Comme à son habitude, Amazfit mise déjà beaucoup sur le hardware, notamment avec l’utilisation de titane et de saphir, une lampe torche à LED, un micro et un haut-parleur. Côté software, Amazfit réutilise sa cartographie et tout son panel de fonctionnalités pour le sport.

Le marketing d’Amazfit voudrait classifier la Cheetah 2 Ultra pour le trail et la Cheetah 2 Pro pour la course sur route. En réalité, les critères différenciant sont au nombre de 2 : l’autonomie et la taille de l’écran.

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Test Amazfit Cheetah 2 Ultra : le verdict

La Cheetah 2 Ultra apporte 2 améliorations demandées par rapport à la Cheetah 2 Pro : un plus grand écran et une plus grande autonomie. Reste à savoir si ça mérite d’y mettre 150 € de plus, pour un prix final supérieur à des concurrentes solides (comme la Race 2 ou la Forerunner 970).

POUR
Matériaux premium (titane & saphir)
Grand écran (38 mm)
Lampe torche à LED
Autonomie
CONTRE
Reroutage ne fonctionne pas
Prix

Ce qui est nouveau sur la Cheetah 2 Ultra

  • Boitier plus gros (48 mm contre 46,5)
  • Plus lourde (60 g contre 43)
  • Ecran plus grand (38 mm contre 37)
  • Ecran plus lumineux (3000 nits)
  • Saphir
  • Lampe torche à LED
  • Plus de mémoire (64 Go)
  • Meilleure autonomie
  • Commandes vocales
  • Puissance au poignet
  • Running dynamics
  • Détection du seuil lactique
  • Calendrier d’entrainement
  • Profil HYROX
  • Golf
  • RPE
  • Notes vocales
  • Alertes turn by turn
  • Points de passage sur les itinéraires
  • POI
  • ClimbPro
  • VFC
  • HybridCharge
  • Détection des siestes
  • Cycle menstruel
  • Détection des apnées du sommeil
  • Lecteur de podcast
  • 50% plus chère

Comparaison avec la Cheetah 2 Pro

Les capteurs sont les mêmes, les fonctionnalités sont les mêmes, les différences viennent de 2 caractéristiques de hardware : un plus grand écran et une plus grosse batterie. Plus que des détails, ces 2 différences rendent la Cheetah 2 Ultra plus attrayante que la Cheetah 2 Pro.


Cheetah 2 Pro

Cheetah 2 Ultra
Ecran33 mm38 mm
Poids60 g71 g avec bracelet silicone
Mémoire32 Go64 Go
Autonomie (montre connectée)20 jours30 jours

J’aurais aimé vous donner plus de détails dans la comparaison des autonomies en enregistrement sportif, mais Amazfit n’utilise pas les mêmes modes dans les fiches techniques de la Cheetah 2 Pro et de la Cheetah 2 Ultra. Donc plutôt que de vous dire des bêtises de confusion, je préfère ne laisser que la comparaison de l’autonomie en mode montre connectée.

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Présentation de la Cheetah 2 Ultra

Elle remplace : Cheetah & Cheetah Pro

Au-dessus dans la gamme : T-Rex 3 Pro

En-dessous dans la gamme : Balance 2

Modèle testé : Cheetah 2 Ultra

Visuellement, la Cheetah 2 ultra ne ressemble pas du tout à la Cheetah 2 Pro. On ne dirait vraiment pas que ce sont 2 déclinaisons d’une même montre GPS. La vitre est bombée sur la Cheetah 2 Pro, plate sur la Cheetah 2 Ultra. Le bracelet est très aéré sur la Cheetah 2 Pro, en nylon sur la Cheetah 2 Ultra. Le métal est beaucoup plus apparent sur la Cheetah 2 Ultra.

Du point de vue du look, je dirais que la Cheetah 2 Pro fait plus montre connectée et la Cheetah 2 Ultra plus sportive.

La Cheetah 2 Ultra n’est pas plus grosse que la Cheetah 2 Pro. Les 2 ont un boitier de 48 mm de large et 13 mm d’épaisseur. Celui de la Cheetah 2 Ultra est presque entièrement en titane, de la plaque de fond à la lunette, en allant jusqu’aux cornes d’attache du bracelet.

Amazfit a mis en avant les choix de design visant à alléger le poids de la Cheetah 2 Pro (dont l’évidement des cornes). Ce qui est ironique, c’est que le bracelet nylon de la Cheetah 2 Ultra est plus léger que le bracelet silicone de la Cheetah 2 Pro.

La Cheetah 2 Ultra a un bracelet plus large (22 mm contre 20). Amazfit inclut 2 bracelets dans la boite : 1 en silicone et 1 en nylon à scratch. J’ai immédiatement installé celui en nylon, car c’est plus léger, plus confortable et permet un meilleur ajustement du serrage.

Je ne suis simplement pas convaincu par le choix de la couleur : vert. Je ne suis pas sûr que beaucoup de gens soient fans d’un bracelet vert sur une montre. Je pense que l’ordre de préférence serait : noir, rouge, bleu, orange, jaune… vert (vous me direz dans les commentaires). Enfin bon, si ça ne vous plait pas, vous aurez toujours la possibilité de changer de bracelet en retirant celui-là grâce à la tirette au dos.

Au final, la Cheetah 2 Ultra pèse 71 g avec son bracelet silicone et 60 g avec celui en nylon.

Elle est étanche à 50 m, comme la majorité des montres GPS qui ne sont pas clairement typées outdoor.

Un des principaux attraits de la Cheetah 2 Ultra (surtout par rapport à la Cheetah 2 Pro), c’est donc son écran. Un écran AMOLED tactile de 38 mm (la plus grande taille actuellement disponible sur le marché), 480 x 480 pixels et 3000 nits de luminosité (là encore, le mieux qu’on puisse trouver sur le marché).

Mine de rien, cet écran plus grand dans un boitier de même taille fait passer le ratio de surface d’affichage de 49% sur la Cheetah 2 Pro à 64% sur la Cheetah 2 Ultra (48% sur une Fenix 8 Pro – 51 mm).

Amazfit a retourné l’écran de 180°, ce qui le rend bien plus lisible avec des lunettes de soleil polarisées.

Cet écran est recouvert d’une vitre en saphir (inrayable).

Et comme pour beaucoup de montres GPS Amazfit que j’ai déjà testées, on laisse beaucoup de traces de doigt sur l’écran (c’est bien visible sur mes tests en vidéo sur la chaine YouTube).

Amazfit souhaite positionner la Cheetah 2 Ultra comme montre GPS pour le trail, jusqu’à l’ultra trail (mais pas trop, pour ne pas empiéter sur les platebandes de la T-Rex 3 Ultra).

Le boitier intègre une lampe torche à LED sur la tranche supérieure avec du rouge et du blanc.

Par rapport à la 1e génération de Cheetah, la molette a disparu. Amazfit a opté pour son interface habituelle à 4 boutons. Simple à comprendre et à utiliser :

  • Haut / bas sur la gauche
  • Valider / annuler sur la droite

Les boutons sont différents de ceux de la Cheetah 2 Pro. Et tout petits ! Pour un usage sportif, éventuellement avec des gants en hiver, on préfère généralement des boutons plus gros ou plus larges, en tout cas plus facilement accessibles lorsqu’on bouge beaucoup. Pour ma part, j’en suis venu à utiliser un repère visuel : les boutons sont placés en face d’un petit trait sur le bord du cadran (10, 20, 40, 50 sur la cadran d’une horloge).

Ces petits boutons laissent la place, de chaque côté du boitier à de larges ouvertures pour le micro et les haut-parleurs.

L’organisation de l’interface a légèrement évolué :

  • Du haut de l’écran, on peut descendre un panneau qui affiche maintenant la dernière notification et les raccourcis de contrôle
  • A gauche, on accède à la liste des profils sportifs
  • A droite on accède à la liste des applications
  • En bas, on ouvre les cartes (des widgets)

Tout ça est personnalisable (choix de ce qu’on veut afficher, dans quel ordre, etc).

A l’intérieur, on trouve :

  • Une puce multi GNSS double fréquence
  • Un capteur cardio optique + oxygénation sanguine
  • Un altimètre barométrique
  • Un micro et un haut-parleur
  • 64 Go de mémoire

On peut ajouter tout type de capteur externe :

  • Cardio
  • Puissance en course à pied
  • Vélo (vitesse, cadence, puissance)
  • Et aussi des écouteurs

La Cheetah 2 Ultra propose tout l’écosystème d’Amazfit, avec l’application Zepp et son coach IA Zepp coach. Voici les outils d’entrainement qu’on y trouve :

  • Programmation d’entrainements complexes depuis l’application
  • Zepp coach pour la création de programmes d’entrainement personnalisés
  • Objectifs (training effect, distance, durée, calories)
  • Alertes (FC, zone cardio, distance, allure, cadence, durée, calories, hydratation, alimentation, demi-tour)
  • Charge d’entrainement
  • VO2max et seuil lactique
  • Running dynamics (cadence, oscillations verticales, temps contact au sol)
  • Puissance au poignet
  • Métronome
  • Profil pour piste d’athlétisme
  • Partenaire virtuel
  • Gestion de l’équipement

Amazfit a étendu les options de programmation d’entrainements pour couvrir plus de sports en salle (rameur, HYROX, musculation) en plus des profils traditionnels course à pied, vélo et natation.

Mais Amazfit met en avant plus d’outils pour la performance en course à pied, avec notamment les running dynamics, la puissance en course à pied, la détection du seuil lactique avec un test guidé de seuil lactique d’une durée de 50 minutes et la prédiction des temps de course.

L’ajout dans l’application d’un calendrier d’entrainement permet de mieux planifier et visualiser son plan d’entrainement.

En termes de présentation et d’analyse des données, Zepp a bien évolué ces 2 dernières années. De même que le nombre d’applications tierces auxquelles on peut la coupler, comme Strava, TrainingPeaks, Stryd, Komoot, Nolio ou Relive.

Même si le marketing positionne la Cheetah 2 Ultra sur le créneau du trail et pas purement de l’outdoor, elle n’en possède pas moins les mêmes capacités de navigation que la T-Rex 3 Pro :

  • Une cartographie routable enrichie de noms de rues
  • Des points d’intérêts (POI)
  • Le suivi d’itinéraire turn by turn vocal

Lorsque les itinéraires sont créés depuis l’application Zepp, ça ajoute en plus un écran ClimbPro d’assistance dans les montées et les descentes.

Avec ses capteurs, la Cheetah 2 Ultra mesure beaucoup de choses en continu pour le suivi santé :

  • Activité physique : nombre de pas, distance, calories brûlées, temps assis / debout, nombre d’étages gravis
  • FC, VFC, SpO2
  • Sommeil, dont siestes
  • Fréquence respiratoire (pendant le sommeil)
  • Température cutanée
  • Niveau de stress

Avec tout ça, Amazfit fait tourner quelques algorithmes supplémentaires comme :

  • Le score HybridCharge (similaire au body battery de Garmin) qui est devenu la métrique centrale du suivi quotidien d’Amazfit
  • Le score PAI (personal activity intelligence) qui donne un score général d’activité physique de la semaine
  • Un algorithme (validé médicalement) qui évalue le risque d’apnée du sommeil

On peut aussi s’en servir pour suivre le cycle menstruel et faire des rappels pour prendre la pilule.

On trouve dans l’application beaucoup de graphiques d’analyse pour suivre l’évolution de ces données dans le temps, avec à chaque fois des explications en français pour comprendre ce que le graphique présente ou ce qu’il serait recommandé de faire.

Les données de suivi quotidien peuvent encore être développées en souscrivant un abonnement à Zepp Aura. Amazfit nous explique que Aura utilise de l’intelligence artificielle pour faire plus d’analyses et surtout donner plus de conseils. C’est très centré sur le sommeil et la relaxation.

On retrouve aussi toutes les capacités de montre connectée de la marque, avec un beau package de fonctionnalités :

  • Notifications
  • Appels vocaux en Bluetooth
  • Zepp Flow, l’assistant connecté
  • Commandes vocales
  • Lecteur de musique (mp3) et de podcast
  • Météo
  • Paiement sans contact avec Zepp Pay, disponible via Curve en Europe
  • Portefeuille de cartes de membre
  • Liste de tâches
  • Calendrier
  • Mémos vocaux
  • Contrôle de la caméra du smartphone et de caméras d’action

Le lecteur de musique peut ainsi être utilisé de manière autonome (sans smartphone), soit avec un casque audio ou une enceinte connectée en Bluetooth, soit directement sur le haut-parleur intégré au boitier. Mais il n’est pas compatible avec des applications de streaming comme Deezer ou Spotify.

Il y a aussi une plateforme de téléchargement d’applications qui n’est pour le moment pas très fournie mais dans laquelle Amazfit a ajouté récemment un certain nombre d’écrans additionnels qui peuvent apporter de nouvelles fonctionnalités aux profils sportifs. Et plein de watchfaces bien sûr.

Télécharger le manuel utilisateur

Autonomie


Autonomie
GPS seul80 h
Multi GNSS double fréquence33 h
Usage quotidien30 jours

L’augmentation de l’autonomie max de 13% par rapport à la Cheetah 2 Pro reste somme toute modeste. Mais ce n’est pas surprenant lorsqu’on se rappelle que le boitier de la Cheetah 2 Ultra n’est pas plus gros (ce qui limite les possibilités d’intégrer une plus grosse batterie). Et c’est presque une prouesse si on ajoute que l’écran est plus grand. La différence est en tout cas plus significative en mode GNSS double fréquence, avec 26% d’autonomie supplémentaire.

En utilisant le GNSS double fréquence, j’ai bien relevé dans les 33 h d’autonomie. Si on utilise l’extinction automatique de l’écran, on peut compter sur environ 55 h d’autonomie.

Dans le mode GPS seul, je dirais que l’autonomie tourne autour de 65 h en plein soleil avec l’écran allumé et l’ajustement automatique de la luminosité. Evidemment, plus vous utiliserez la cartographie et des alertes, plus vous réduirez l’autonomie.

Il y a en réalité 3 modes GPS :

  • Précision (multi GNSS double fréquence)
  • Economie d’énergie (probablement GPS seul)
  • Automatisation

Si vous ne voulez pas vous embêter, utilisez le mode automatique. C’est l’équivalent de SatIQ de Garmin, un mode qui laisse la montre choisir l’un ou l’autre des modes en fonction de la qualité du signal reçu.

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Champs de donnée

On peut monter jusqu’à 8 champs de donnée qui sont écrits relativement gros. Le truc appréciable, c’est qu’on a l’heure et la batterie en haut de l’écran, en plus des champs de donnée.

Utilisation sportive de base (essentiellement running)

Il y a plusieurs profils de course à pied : course, trail, tapis de course, piste d’athlé, ultra, marche athlétique, ultramarathon, promener le chien (utilisable pour du canicross).

Certains de ces profils ont des particularités. Par exemple, Trail et Ultra permettent d’activer le calcul de la distance 3D (qui prend en compte le dénivelé) et Piste d’athlé utilise un algorithme spécial pour calculer la distance en fonction du couloir dans lequel on court. Chose assez rare, il s’adapte aux pistes de 400 et 200 m. Après, on rentre le couloir dans lequel on court pour que l’algorithme puisse calculer précisément la distance parcourue (c’est plus précis que le GPS du profil Course normal).

Par contre, le mode GPS est un réglage système. Une fois sélectionné, ce choix s’applique à tous les profils sportifs. On ne peut pas opter pour du double fréquence pour le profil Course parce qu’on court en ville et du GPS seul pour le profil Ultra pour gagner en autonomie. Il faut faire le changement à chaque séance.

Mine de rien, au fil des années, Amazfit est arrivé à un niveau de fonctionnalités intéressant sur une montre GPS de course à pied, avec une panoplie d’outils qui vont de l’entrainement à la récupération :

  • Performances en temps réel, un score qui s’affiche après quelques minutes de course pour indiquer si vous êtes dans un bon ou un mauvais jour
  • Allure ajustée à la pente, utile pour s’entrainer sur terrain vallonné
  • Détection automatique du seuil lactique
  • Prise en compte du poids du sac à dos
  • Gestion du matériel, pour suivre l’usure des chaussures

Au moment de lancer une séance, on a accès à différentes options dans le menu :

  • Entrainements : complexes tirés de l’application, intervalles simples directement depuis la montre, test de seuil lactique
  • Navigation : itinéraires, positions sauvegardées
  • Outils : alertes (FC, zone cardio, distance, allure, cadence, durée, alimentation, hydratation, retour) et objectifs (distance, durée, TE, calories)
  • Verrouillage / déverrouillage tactile
  • Tours auto (uniquement sur la distance)
  • Alertes vocales
  • Partenaire virtuel
  • Métronome
  • Poids du sac à dos
  • Données 3D

L’accroche GPS est plus longue que sur toutes les autres montres GPS que j’ai testé ces dernières années, donc vous aurez le temps de parcourir toutes ces options. Dans les réglages GPS, il y a une option qui permet de choisir entre ‘la vitesse en premier’ et ‘la précision en premier’. Bon, j’ai pas vu la différence.

Pour ce qui est de l’entrainement, la nouveauté, c’est qu’on a maintenant un calendrier d’entrainement dans l’application Zepp. Ca change quoi ? Ca veut dire qu’avant, on programmait des séances et on allait chercher chaque jour celle qu’on voulait faire. Maintenant, on peut programmer des séances le jour où on veut les faire. Le jour J, on trouvera sur la montre directement la séance du jour.

On a 3 façons de s’entrainer :

  • En manuel, on programme son plan soi-même
  • En suivant un plan personnalisé adaptatif de Zepp coach
  • En important un plan d’entrainement d’une appli tierce (TrainingPeaks, Nolio, Interval.icu, Runna, etc)

Depuis l’application Zepp, on peut transférer jusqu’à 40 entrainements dans la montre. Les entrainements par intervalles simples peuvent être configurés directement depuis la montre.

Zepp coach est capable de créer des plans d’entrainement personnalisés. On a 2 options : un plan pour une course particulière (3, 5, 10 km, semi-marathon ou marathon) ou un plan IA de base.

On peut activer l’allumage permanent de l’écran pendant les séances sportives et conserver l’extinction automatique en usage montre connectée. C’est la configuration que j’utilise.

La luminosité de l’écran s’adapte automatiquement à l’environnement. A 3000 nits, la luminosité est bonne même au soleil. Cela dit, même en mode allumage permanent, l’écran finit par réduire sa luminosité au bout de quelques secondes. Quand on le réactive, ça peut prendre 2 secondes car l’ajustement est progressif.

Les écrans défilent verticalement et sur la droite se trouve l’écran de contrôle du lecteur de musique.

On active un verrouillage automatique de l’écran tactile et le déverrouille par un double tap sur l’écran.

On accède à plusieurs fonctionnalités par des appuis longs sur les boutons :

  • En haut à gauche, lampe torche
  • En bas à gauche, enregistrement d’une note vocale
  • En haut à gauche, Zepp Flow (l’assistant IA)
  • En bas à droite, retour à la watchface

Du coup, on a perdu le raccourci de verrouillage du tactile et des boutons. On peut l’activer dans les paramètres du profil sportif.

En plus de l’allumage de la lampe par un raccourci, on peut configurer un clignotement dans les réglages des profils sportifs. C’est une autre utilisation, qui vise dans ce cas la sécurité (= être visible par une voiture le soir l’hiver).

Les données de foulée couvrent 5 dimensions (cadence, longueur de foulée, oscillation verticale, ratio vertical, temps de contact au sol), qui sont ensuite associées aux données du GPS et de l’altimètre pour calculer la puissance au poignet (sans capteur externe).

Durant une séance de sport, les données intermédiaires d’un tour automatique sont annoncées oralement via le haut-parleur de la montre (durée, distance, allure du dernier kilomètre) ou dans un casque audio si vous en avez couplé un. Pour l’instant, ça se fait en anglais, la traduction en français arrivera probablement un jour.

En plus du VO2max, la détection du seuil lactique fait partie du package de la Cheetah 2 Pro. Comme chez Garmin, elle peut être déterminée de 2 façons :

  • Ne rien faire et laisser la montre faire ses calculs au fil des séances
  • Suivre le test de seuil lactique d’une durée de 50 minutes.

L’avantage de la première méthode, c’est qu’on n’a pas besoin de planifier une séance compliquée (mais il faut quand même dépasser son seuil lactique). Comme pour le VO2max, l’algorithme affinera ses calculs un fur et à mesure (pour le VO2max, comptez 40 jours pour avoir quelque chose de consolidé).

Sur la montre, il n’y a pas de widget de statut d’entrainement. On trouve la charge d’entrainement, le VO2max et le temps de récupération, mais pas d’écran qui permette d’évaluer l’entrainement du moment par rapport à l’historique. C’est d’autant plus surprenant qu’on trouve les 3 données habituelles dans l’application : niveau de fatigue (ATL), niveau de forme (CTL) et l’équilibre (TSB).

A n’importe quel moment d’une séance, on peut enregistrer une note vocale d’entrainement par un appui long sur le bouton en bas à gauche. On peut aussi le faire en fin d’entrainement, au moment de saisir le RPE. Ces notes vocales sont ensuite synchronisées avec les données d’entrainement dans Zepp. On peut aussi saisir le RPE sous la forme d’un score de 1 à 10 en fin de séance.

L’application Zepp permet aussi de suivre l’utilisation et donc l’usure de son matériel. On peut rentrer ses paires de chaussures et ses vélos et les affecter à un ou plusieurs profils sportifs. Ca compte automatiquement le kilométrage, utile pour suivre leur usure, leur rotation ou leur entretien.

Autres sports

Amazfit annonce 180 profils sportifs allant des sports d’endurance au… n’importe quoi (hula hoop, fléchettes, bridge, déneigement).

La grande spécificité d’Amazfit, ce sont les profils HYROX. Le partenariat étant pour le moment exclusif, Amazfit est la seule marque qui a le droit d’utiliser le terme HYROX. Le profil HYROX race permet de suivre une course en solo, en duo ou en relais, d’enchainer les runs et les exercices d’une course d’HYROX. Il suffit d’appuyer sur BACK à chaque fois qu’on entre et qu’on sort de la zone. L’écran de données change pour afficher des données pertinentes à chaque étape. Il y a aussi un mode HYROX entrainement et un mode HYROX PFT.

A vélo, les capteurs de cadence et de vitesse ne fonctionnent qu’avec les profils de vélo en extérieur, pas sur le vélo en salle. Lors d’une séance de home trainer, on peut saisir la distance parcourue après avoir mis fin à l’entrainement, directement sur la montre.

Le profil de musculation compte automatiquement le nombre de répétitions et de séries. Par une pression du bouton du bas, on passe à la série suivante. A ce moment-là, ça déclenche un chrono de repos et on a la possibilité de rentrer le nombre de mouvements et le poids utilisé. Le comptage automatique des mouvements fonctionne plus ou moins bien selon les exercices (mieux que Garmin), donc on peut corriger.

En fin de séance, les statistiques sont bien détaillées. On a un tableau qui donne la FC moyenne pour chaque série, avec les calories dépensées. Tout ça alimente une carte de chaleur qui présente les muscles plus ou moins sollicités (rouge, orange ou gris). Si on a pris la peine de renseigner les poids pendant la séance, l’appli remplace vraiment un carnet d’entrainement et on pourra s’y référer la fois suivante.

Sur un rameur, la Cheetah 2 Ultra mesure des statistiques de coups de rame (comptage et fréquence).

Le profil Natation n’est pas encore complet, car dépourvu de pause de fin de série et de mode drill pour les séries avec planche.

Le profil Triathlon ne propose aucun réglage. Il permet de passer d’enchainer les 3 disciplines du triathlon et les transitions par un appui sur le bouton du bas. Le profil Multisports permet de sélectionner jusqu’à 10 profils sportifs qui vont s’enchainer, sans possibilité de faire une boucle infini (ce qui est une limite pour le swimrun et le run & bike).

Outdoor

La navigation combine cartographie, suivi d’itinéraire et alertes turn by turn (en anglais).

On est toujours limité au téléchargement d’une zone de cartographie de 400 x 486 km. Il faut donc toujours bien penser à télécharger en Wifi la zone idoine lorsqu’on part en vacances. Avec 32 Go de mémoire interne, c’est difficilement justifiable (encore plus avec les 64 Go de la Cheetah 2 Ultra). Toutes les autres marques proposent des cartes soit par continent, soit par pays.

Amazfit a amélioré sa cartographie récemment. Par défaut elle est affichée en monde sombre mais je préfère la régler en mode lumineux. Franchement, elle est bien, lisible et avec tout ce qu’il faut :

  • Sentiers bien différenciés des routes
  • Courbes de niveau
  • Points d’intérêt (sommets, pharmacies, etc)
  • Nom des villes villages et des rues

La majorité de ces POI sont quand même inutiles (les écoles, les pharmacies, etc). Mais ça, c’est commun à toutes les marques sauf Polar. On y trouve les sommets, c’est déjà plus utile.

Amazfit est actuellement la seule marque qui dispose d’une cartographie routable, concurrente à celle de Garmin. Ca ouvre quelques possibilités :

  • Création d’itinéraire en boucle (max 100 km)
  • Création d’itinéraire vers un point de la carte
  • Création d’itinéraire vers un POI
  • Création d’itinéraire vers une position enregistrée

Après, il faut être réaliste, plus l’itinéraire est long et plus le temps de calcul sera long. Clairement, je ne m’aventurerais pas à créer un itinéraire de 100 km depuis la montre. Vous aurez plus vite fait de le créer sur un ordinateur ou un smartphone puis le transférer à la montre.

La Cheetah 2 Ultra peut théoriquement faire du reroutage (la création d’un nouvel itinéraire directement par la montre si on quitte l’itinéraire initial). Amazfit persiste à annoncer cette fonctionnalité sur ses montres GPS depuis la T-Rex 3 Pro. Depuis, c’est la 4e Amazfit que je teste (après les T-Rex 3 Pro, T-Rex Ultra 2 et Cheetah 2 Pro) sur laquelle je n’arrive pas à le faire fonctionner.

Sans compter sur la création automatique de la montre, on peut tracer un itinéraire depuis l’application Zepp. Amazfit a récemment ajouté la possibilité d’ajouter des points de passage sur ces itinéraires. Ca peut permettre de marquer un point de ravitaillement, par exemple. Ce point de passage sera visible sur la carte et aussi sur la courbe d’altitude. Ca permet aussi de séquencer l’itinéraire en sections, avec des données pour chacune d’elles (distance, d+, d-). Vous pourriez, par exemple, placer un point de passage au sommet de la course Marseille – Cassis. Ca découperait l’itinéraire en 2 portions (la 1e montante et la 2e descendante) pour avoir un écran avec la courbe d’altitude et des données sur chaque portion indépendamment de l’autre.

Suivre un itinéraire est tout simple : on suit le trait rouge dans le sens des chevrons et notre trace GPS est en bleue. Lorsqu’on suit un itinéraire, on trouve en bas de l’écran un encart qui présente le sens et la distance du prochain virage, sur fond gris. A l’approche du virage, une alerte retentit, l’encart passe en bleu et une petite voix annonce le virage. Le guidage vocal peut provenir soit du haut-parleur de la montre, soit d’écouteurs connectés (en anglais, le français n’est pour l’instant pas supporté).

Quand on fait du suivi d’itinéraire, on a aussi un écran ClimbPro qui s’ajoute. On y trouve la distance de montée, le dénivelé, la pente moyenne et un graphique d’altitude. Lors de la création de l’itinéraire dans l’application, on voit en bas les portions montantes (rouge), plates (vert) et descendantes (bleu). Attention : pas de ClimbPro pour les itinéraires créés à partir de la montre.

On peut aussi accéder à la cartographie hors des profils sportifs, grâce à une application dans la liste des applications.

La lampe torche à LED fonctionne de la même manière que chez Garmin et Suunto. On l’active par une pression longue sur le bouton en haut à gauche ou par l’icône présent dans le panneau de configuration. Ensuite, chaque pression du bouton change le niveau de luminosité : 4 niveaux de blanc et 1 niveau de rouge.

Précision GPS / cardio

Lors de mon test de la Cheetah 2 Pro, j’avais trouvé la précision GPS pas terrible. J’espérais que ce soit le résultat du design et que la Cheetah 2 Ultra, avec son design différent, puisse obtenir de meilleurs résultats. La trace GPS de la Cheetah 2 Ultra n’est pas terrible sur cette épingle en forêt.

Pas terrible non plus sur ce virage en forêt.

En ville, je précise que ces traces GPS sont réalisées dans le mode GPS seul et pas le plus précis, multi GNSS double fréquence.

Ici c’est plusieurs virages qui sont ratés, coupés à l’intérieur. Ca résulte systématiquement dans une distance totale mesurée par la Cheetah 2 Ultra toujours plus courte qu’avec les autres montres GPS.

La Cheetah 2 Ultra n’est pas copine avec les ronds-points. Cela dit, la Forerunner 70 non plus.

Trois ronds-points et la Cheetah 2 Ultra les a tous ratés. Celui de gauche encore plus que les autres.

Encore un virage et une boucle ratés (sur la droite).

Là, la trace GPS de la Cheetah 2 Ultra est encore approximative et la distance totale encore inférieure aux autres montres GPS.

Ici, le passage sous les 2 ponts est quand même bien géré.

Pas de problème du côté de l’altimètre.

La Forerunner 70 est dans les choux ; la Cheetah 2 Ultra a relevé un dénivelé classique sur ce parcours.

En général, on a de meilleurs résultats de cardio avec les petites montres GPS et les bracelets nylon. La Cheetah 2 Ultra n’a qu’un de ces 2 critères. Les relevés de fréquence cardiaque sont assez bons, mais avec quand même régulièrement des erreurs.

Parfois, c’est parfait.

Le plus souvent, c’est acceptable.

Mais parfois, l’erreur peut être grosse.

Sur un home trainer, les résultats sont très bons, même sur du fractionné.

Suivi quotidien / santé

Amazfit propose vraiment beaucoup de choses dans ce domaine. Mais pas de nouveauté avec la sortie de la Cheetah 2 Ultra. Il faut faire le tour des réglages à la première configuration si ce domaine vous intéresse. En effet, certains capteurs ou certaines mesures sont désactivées ou alors ont des fréquences très faibles (genre 1 mesure de la FC toutes les 10 minutes et mesure de l’oxygénation sanguine désactivée). Evidemment, c’est une stratégie pour pouvoir annoncer des autonomies plus importantes.

Le suivi santé tourne autour de 3 données centrales sur l’application, un peu à la façon de Whoop :

  • Score de sommeil
  • Score HybridCharge
  • Score d’effort

HybridCharge, c’est l’évolution du BioCharge, un algorithme qui produit un score sur 100 à partir de différentes mesures (FC, sommeil, stress) et ressemble au body battery chez Garmin. Le suivi du sommeil va ‘recharger’ la batterie, tandis que l’activité physique et le stress vont faire diminuer le niveau de batterie au cours de la journée. Je trouve que ce score reflète bien mes sensations et traduit la fatigue aussi bien liée au sport qu’au manque de sommeil ou à l’activité physique de la journée. On trouve maintenant 2 widgets, l’un donnant le score au réveil et l’autre le score en direct, au moment où on le consulte.

De manière très classique, le score de sommeil note sur 100 la qualité du sommeil. Il y a un widget qui présente les temps passés dans chaque phase. Mais l’application donne beaucoup plus de détails et de profondeur à l’analyse, avec des données d’entrée (FC repos, VFC), les facteurs qui ont fait évoluer le score (recharge pendant le sommeil, impact de la séance de sport) et replace votre score en perspective des 7 derniers jours. Le plus intéressant, ce sont les habitudes : heures cibles, tags qu’on peut saisir pour mémoriser l’humeur au réveil et la dernière activité avant d’aller se coucher (télé, jeu vidéo, sport, douche, lecture). C’est intéressant ensuite de chercher les corrélations entre ces tags et les bonnes ou mauvaises nuits. Amazfit fait aussi de la détection des apnées du sommeil (l’hypopnée). Je ne saurais dire si c’est fiable, elle ne m’en a détecté aucune (comme Garmin et c’est probablement une bonne nouvelle).

Enfin le score d’effort est un pourcentage vers un objectif d’activité quotidienne. En gros, l’algorithme définit une cible de dépense énergétique quotidienne en fonction de votre condition physique (ça intègre les séances de sport mais aussi l’activité quotidienne) et vous dit si vous avez atteint votre objectif quotidien ou pas.

On trouve toujours le PAI (Personal Activity Intelligence), même si je trouve que le PAI et le score d’effort représentent un peu la même chose. Il s’agit d’un score qui s’incrémente chaque jour par la durée et l’intensité de l’activité physique quotidienne. Après, l’algorithme additionne les scores des 7 derniers jours et l’objectif est d’être à plus de 100.

On peut lancer une mesure en 1 clic et 45 s plus tard, on a : FC, SpO2, fréquence respiratoire et niveau de stress.

Les femmes pourront suivre leur cycle menstruel en renseignant la date des dernières règles, leur durée et la durée habituelle du cycle. La montre en déduit le jour d’ovulation et la période probable de fécondité.

Enfin, il y a différentes applications qui donnent des vues plus ciblées :

  • Respiration guidée / méditation
  • Gestionnaire de décalage horaire
  • FC
  • VFC
  • Sommeil
  • SpO2
  • Stress
  • Température cutanée

Montre connectée

La nouvelle watchface affiche plein d’info qui sont interactives (on ouvre le widget correspondant lorsqu’on clique dessus). L’orientation running est renforcée par un logo que coureur qui permet de lancer directement le profil Course à pied.

La combinaison micro + haut-parleur permet de prendre un appel téléphonique directement depuis la montre, même s’il faut que le smartphone reste à portée de Bluetooth (pas de connexion LTE).

Le haut-parleur seul améliore quant à lui la finesse des alertes (ce n’est plus seulement un gros bip). Vous pouvez aussi vous en servir pour écouter de la musique si vous avez la flemme de sortir vos écouteurs.

Quant au micro, il sert pour enregistrer des mémos vocaux, les commandes vocales et les questions à l’assistant Zepp Flow.

On peut faire des commandes vocales en français :

  • Contrôle du système : lancer des fonctionnalités comme la lampe torche ou la recherche de téléphone
  • Lancer une application : ouvrir + nom de l’appli
  • Lancer un enregistrement sportif (une vingtaine de profils sportifs)
  • Alarmes et compte à rebours
  • Contrôle du lecteur de musique

La reconnaissance vocale et le traitement des commandes en français fonctionnent mieux que sur la Fenix 8. On peut par exemple lui demander « d’allumer la lampe torche » et il répondra qu’il a allumé la « lampe de poche ». Mais il a compris que lampe torche = lampe de poche.

Le micro + haut-parleur servent aussi à interagir avec l’assistant Zepp Flow (pour demander la météo, par exemple). Dans ce cas, la réponse qui s’affiche à l’écran est également lue via le haut-parleur.

Il faut bien garder à l’esprit la différence entre les 2 : les commandes vocales fonctionnent hors ligne, alors que Zepp Flow nécessite d’être connecté à un smartphone lui-même connecté à Internet.

La Cheetah 2 Ultra reçoit les smart notifications. Dans l’application, on peut choisir d’activer ou désactiver les notifications pour les SMS, les appels et pour chaque application individuellement. C’est-à-dire qu’on peut activer les notifications WhatsApp mais désactiver celles de Leboncoin. Si l’on a un smartphone sous Android 7, on pourra en plus recevoir les images et répondre aux messages, soit avec le clavier, soit en vocal. J’ai un iPhone, donc je n’ai pas pu le tester car Apple verrouille tout ça.

Les notifications apparaissent maintenant du haut de l’écran. Lorsqu’on tire le panneau de configuration, on voit la dernière notification, puis les raccourcis au-dessus. Après, on peut cliquer dessus pour aller lire toutes les notifications.

Dans le menu, on peut choisir la taille de police d’écriture. Comme sur les dernières Garmin, ça ne concerne que les écritures dans les menus, pas les champs de donnée des profils sportifs.

Chaque matin, on peut recevoir un point de situation matinal, dont on sélectionne les informations intéressantes (météo, niveau de batterie, score de préparation, etc). Ce que je regrette, c’est qu’on soit obligé de cliquer sur la notification pour l’afficher. Je préfère la façon de procéder de Garmin, qui affiche d’emblée le rapport matinal, sans nécessiter d’action pour le consulter.

Le lecteur de musique est limité aux mp3. Pas de Deezer ou Spotify. Mais l’application Podcast permet de gérer ses podcasts depuis Zepp et les transférer dans la montre. Pour le coup c’est cool, parce que ça ne nécessite pas de compte payant comme c’est le cas pour Deezer ou Spotify avec Garmin.

La musique peut ensuite sortir soit du haut-parleur intégré, soit d’écouteurs ou d’enceinte connectés en Bluetooth.

Dans l’app store, on trouve quelques applications utiles / intéressantes (par exemple interval.icu si vous utilisez cette plateforme d’entrainement), des jeux aussi et puis quelques applications à la con (comme une application qui fait des bruits de pet).

Le paiement sans contact Zepp Pay est sensé fonctionner en France via Curve. Je n’ai pas testé.

Conclusion du test de la Cheetah 2 Ultra

La série Cheetah vient se glisser entre les Balance (plus fitness) et les T-Rex (plus outdoor). Quoi qu’elles partagent énormément de fonctionnalités communes, y compris la cartographie. Disons que si vous n’aimez pas le look hexagonal des T-Rex, c’est une Cheetah 2 qu’il faudra prendre. Vous pourrez tout faire avec une Cheetah 2 Ultra, du trail au triathlon.

Amazfit tente un coup audacieux : décoller l’image de marque low cost en optant pour des matériaux premium là où Garmin propose souvent du plastique. Le résultat se rapproche de ce que Suunto aurait pu proposer, aussi bien dans le design que dans les prix. Ca place aussi la Cheetah 2 Ultra au niveau de prix de la Forerunner 970 (meilleure sur les fonctionnalités, moins sur le hardware).

Si on se recentre sur la gamme d’Amazfit, au moment de choisir entre Cheetah 2 Ultra et Cheetah 2 Pro, on en vient à la question de savoir si un écran et une batterie plus grands méritent les 150 € supplémentaires du prix. Parce qu’à ce prix-là, on trouve aussi de très bonnes montres GPS chez COROS et Suunto, dont la réputation n’est plus à faire.

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J’espère que ce test sera utile pour faire votre choix. Un test complet, ça demande du temps. J’essaie toujours, dans la mesure du possible (et de mes moyens), de pousser mes tests au maximum et de chercher les moindres petits détails. Je ne suis pas payé pour le faire.

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