Test iGPSPORT VeRun : une base et une symbiose avec les compteurs vélo

Test iGPSPORT VeRun

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iGPSORT est une marque plus connue pour ses nombreux compteurs vélo, dont j’ai déjà testé 2 modèles. Et un peu comme Wahoo, ils ont eu envie de se mettre à développer des montres GPS.

Il y a quelques temps, la marque m’a donc proposé de tester leur première montre GPS, la LW10. Mais je l’ai trouvée tellement (trop) basique et limitée, que je n’ai rien publié. En 2026, iGPSPORT relance le sujet avec la VeRun, une nouvelle montre GPS plus compétitive sur l’entrée de gamme.

Avec sa molette et son écran AMOLED, elle se place naturellement en concurrence de la Suunto Run et la COROS PACE Pro. C’est une montre GPS running, qui s’intègre dans l’écosystème iGPSPORT avec des interactions automatiques avec leurs compteurs vélo. C’est un peu le mouvement inverse de COROS, parti des montres GPS pour s’ouvrir vers le vélo avec le compteur DURA.

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Test iGPSPORT VeRun : le verdict

La VeRun sera un bon complément pour quelqu’un qui a déjà un compteur iGPSPORT. Et pour ceux-là, l’intégration iGPLINK sera intéressante, en plus d’avoir toutes les données dans une seule et même application.

POUR
Interface simple
Puce GNSS double fréquence
Symbiose avec les compteurs iGPSPORT
CONTRE
Des erreurs de traduction
Interface vieillotte
Pas de mode triathlon

Présentation de la VeRun

Comme l’immense majorité des montres GPS de running, la VeRun part d’une base éprouvée : boitier en plastique et bracelet en silicone. Elle adopte un format moyen : 45 mm de large, c’est plus que la PACE 4 (42 mm) et la Forerunner 165 (43 mm) et similaire à la Run (46 mm), pour 12,3 mm d’épaisseur.

On retrouve le même positionnement sur la balance, avec 47 g. On est plus proche du poids de la Run (51 g avec bracelet silicone) que de la Forerunner 165 (39 g) ou la PACE 4 (40 g avec bracelet silicone).

Le bracelet en silicone est assez sympa, avec le dos jaune qui réhausse chaque trou. Bref, clairement un look sportif. Il est muni de tirettes qui permettent de le remplacer facilement par n’importe quel bracelet de 22 mm.

iGPSPORT m’a aussi envoyé un bracelet nylon à scratch (look sport) que je trouve vraiment très joli. On ne peut pas passer si facilement du bracelet silicone au bracelet nylon parce qu’après avoir retiré le bracelet silicone, il faut installer une petite tige métallique pour pouvoir mettre en place le bracelet nylon.

Elle est étanche à 50 m, ce qui permettra de l’utilisation en natation en piscine ou en mer.

iGPSPORT a opté pour une interface à 2 boutons + 1 molette qui est simple et très fonctionnelle :

  • La molette sert à naviguer dans les menus (tourner) et à valider (appui)
  • Le bouton du bas sert à annuler / revenir en arrière
  • Le bouton du haut sert à allumer / éteindre l’écran

Depuis la watchface, on fait défiler les widgets de haut en bas avec la molette ou l’écran tactile et on accède à la liste des profils sportifs par un appui sur la molette.

Des fonctions sont aussi affectées aux appuis longs :

  • Bouton du haut : ouvre le menu de configuration
  • Molette : lance le dernier profil sportif
  • Bouton du bas : ouvre la boite à outils

L’écran AMOLED fait 33,5 mm de diamètre, pour une définition de 466 x 466 pixels et une luminosité de 1500 nits (c’est autant que la PACE Pro, mieux que les premières générations de montres à écran AMOLED (la Run affiche 1000 nits) mais pas au niveau du max qu’on trouve actuellement (3000 nits sur les Amazfit).

La luminosité s’adapte automatiquement ou manuellement, selon la préférence. On peut aussi activer l’allumage permanent en enregistrement sportif et en utilisation montre connectée. Moi, je ne l’utilise que pour le sport.

On fait défiler les widgets verticalement :

  • Activité quotidienne (nombre de pas, calories brûlées, minutes intensives)
  • Fréquence cardiaque (instantanée, sur 24 h, sur les 7 derniers jours
  • Historique d’entrainement
  • Statut d’entrainement (statut, ratio de charge, temps de récupération)
  • Suivi du sommeil (durée, phases, sieste)
  • VFC
  • Capacité de course à pied
  • Capacité cycliste
  • Séances d’entrainements programmés
  • Tests (course à pied et vélo)
  • Itinéraires
  • Réalisations
  • Météo
  • Altimètre
  • Notifications

On peut modifier les listes de widgets, de profils sportifs et de la boite à outils depuis l’application. Voilà les autres widgets disponibles : nombre de pas, calories, SpO2, baromètre, durée de l’activité intense, heures d’activité, boussole.

La VeRun embarque les capteurs classiques des montres GPS running actuelles :

  • Puce multi GNSS double fréquence
  • Capteur cardio optique
  • Altimètre barométrique
  • Boussole magnétique

La puce GNSS fonctionne selon 4 modes au choix : GPS seul, multi GNSS, multi GNSS double fréquence, mode intelligent (la montre décide quel mode utiliser en fonction de la qualité du signal reçu).

Chose devenue peu commune, on peut y ajouter des capteurs externes en Bluetooth et ANT+ :

  • Cardio (ceinture ou brassard)
  • Foot pod
  • Capteurs vélo (cadence, vitesse, puissance)
  • Radar vélo
  • Home trainer connecté
  • Compteur vélo (iGPLINK)

On sent là qu’iGPSPORT est une marque issue du monde du vélo et pas une marque low cost qui part de zéro.

Elle embarque 8 Go de mémoire, mais on s’en fiche un peu, puisqu’on ne peut pas stocker de carto, ni de musique. On va dire qu’il y a de la place pour plein de mises à jour.

La liste des profils sportifs n’est pas encore très fournie :

  • Course à pied, tapis de course, piste d’athlé, course en nature
  • Vélo, vélo en salle, vélotaf, tour à vélo
  • Natation en piscine, en eau libre
  • Musculation
  • Vélo elliptique, corde à sauter, entrainement, cardio, rameur, cardio en extérieur
  • Randonnée, marche, marche en intérieur, alpinisme
  • Ski

La VeRun propose différents outils d’entrainement. Là aussi on voit qu’iGPSPORT est une marque qui œuvre déjà dans le sport, parce qu’il y a déjà beaucoup d’outils :

  • Programmation d’entrainements complexes depuis l’application
  • Fractionné simple directement depuis la montre
  • Test guidé
  • Alertes (FC, chrono, allure, distance, cadence, calories)
  • Tour automatique et manuel
  • Partenaire virtuel
  • Métronome

Comme iGPSPORT développe son application depuis plusieurs années pour ses compteurs vélo, les outils d’analyse sont plus poussés que ce qu’on trouve sur des marques asiatiques low cost de montres connectées. C’est souvent le plus gros point noir sur une nouvelle marque de montres GPS. On trouve des graphiques de VO2max, charge d’entrainement, ratio de charge niveau physique. Et des données physiologiques comme la détection du seuil lactique.

On retrouve ces données aussi sur des widgets sur la montre.

Sinon, on peut synchroniser l’application iGPSPORT avec Strava, TrainingPeaks, Komoot et Apple Santé.

Il n’y a pas de cartographie, mais on peut faire du suivi d’itinéraire avec alertes turn by turn.

Le suivi santé reste assez simple :

  • Nombre de pas
  • Calories brûlées
  • Minutes intensives
  • FC, FC au repos
  • SpO2
  • VFC
  • Exercice de respiration guidée

Le volet montre connectée se limite aux smart notifications, la météo et le contrôle de lecteur média du smartphone.

Télécharger le manuel utilisateur

Autonomie

Autonomie
GPS seul34 h
Multi GNSS double fréquence23 h
Usage quotidien14 jours

iGPSPORT annonce 23 h en mode multi GNSS double fréquence avec l’extinction automatique de l’écran. Si on active l’allumage permanent, on descend à 16 h. C’est un peu moins que la concurrence récente (PACE 4, Run) mais bien mieux que la Forerunner 165 (19 h en mode GPS seul).

Dans la réalité, comme j’utilise l’allumage permanent de l’écran pendant mes séances de sport, j’ai relevé des autonomies autour de 22 h en mode GPS seul.

Elle se recharge avec un socle magnétique sur lequel on branche un câble USB-C.

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Champs de donnée

On peut afficher jusqu’à 6 champs de donnée, avec des jauges.

Utilisation sportive de base (essentiellement running)

On trouve 4 profils sportifs pour la course : course, course en nature (trail), tapis de course et piste d’athlé. Comme chez d’autres marques, ce dernier comprend un algorithme de mesure de la distance qui se base sur la longueur du couloir dans lequel on court (c’est plus précis que le GPS).

Dans les paramètres du profil sur la montre, on peut définir sa FCmax. Si on veut, on peut aussi la laisser détecter 3 paramètres automatiquement : FCmax, seuil lactique en course à pied et FTP à vélo.

Le temps d’accroche GPS est systématiquement plus long que pour les autres montres GPS. Ca va d’une dizaine de seconde à 1 ou 2 minutes (une éternité quand on attend sous la pluie).

Les métriques les plus avancées pour la course à pied sont la cadence, la puissance, le stamina, le training effect aérobie et anaérobie. C’est curieux, parce qu’on peut afficher la longueur de foulée sur la montre, mais on ne la retrouve pas dans l’application. Il y a aussi la vitesse verticale pour le trail.

Si on décide de suivre un entrainement programmé, un nouvel écran s’ajoute en début de liste et affiche sous forme d’histogramme le déroulement de la séance, avec des hauteurs et des couleurs en fonction du niveau d’intensité de chaque phase. On peut programmer des entrainements vélo à la puissance mais pas pour la course à pied.

Le stamina est affiché sur la montre et donne en direct une idée de la réserve d’énergie dont on dispose. Dans les stats en fin de séance, on n’a sur l’application que le stamina de départ et à l’arrivée. Ca serait bien de pouvoir le visualiser sous forme de graphique.

En fin de séance, on peut évaluer son RPE avec 5 emojis.

Parmi toutes les stats de la séance, on a aussi une répartition des dépenses caloriques entre glucides et lipides.

Le widget Statut d’entrainement ressemble à celui de Garmin sur les Fenix 5. Le premier écran présente 2 variables, forme et charge, avec chacune une flèche. Quand les 2 montent, le statut est productif. Si la charge augmente mais que la forme diminue, c’est improductif. Ensuite, il y a d’autres cas, quand l’une montre et l’autre descend ou qu’une des 2 stagne. Tout ça est expliqué dans le mode d’emploi mais on peut le déduire tout seul en comprenant que la charge indique la charge d’entrainement (croisement du volume et de l’intensité) et que la forme correspond peu ou prou au VO2max.

Derrière, on a le ratio de charge, qui vise une plage optimale de 0,8 à 1,5 par rapport à la charge de la semaine précédente (augmenter trop vite la charge d’entrainement conduisant souvent à une blessure).

Le widget capacité de course est original et intéressant. Au lieu de présenter les métriques de foulée complexes qu’elle mesure (longueur de foulée, cadence, temps de contact au sol, oscillation verticale), la VeRun les transcrit en scores. Le premier écran est donc un radar à 6 dimensions, dont chacune est notée de 10 à 80 (pas de 0 à 100, ça aurait été trop simple) :

  • Puissance
  • Ultra-endurance
  • Capacité aérobie
  • Puissance aérobie
  • Endurance
  • Capacité anaérobie

C’est sensé présenter nos points forts et nos faiblesses. La limite, c’est qu’iGPSPORT ne donne pas plus d’explications. Donc une fois qu’on a regardé le graphique, ben c’est difficile de savoir quoi en faire (mais bon, on peut dire la même chose du temps de contact au sol).

L’écran suivant présente le VO2max et son évolution sur les 4 dernières semaines.

Après on a les prédictions de temps de course.

Et pour finir un écran physiologique qui affiche l’allure au seuil, la FC seuil et la FCmax.

Autres sports

La VeRun a différentes fonctionnalités pour s’intégrer avec d’autres équipements. La diffusion de FC permet d’utiliser la VeRun comme capteur cardio pour un autre appareil connecté en Bluetooth. Elle peut aussi recevoir la puissance d’un home trainer. iGPLINK va plus loin et permet une intégration automatique avec un compteur vélo iGPSPORT (compatible avec BiNavi Air, BiNavi, iGS800) :

  • La VeRun diffuse la FC vers le compteur
  • Les alertes sont synchronisées entre le compteur et la montre

Le 2e point est marrant, la montre vibre lorsque le compteur déclenche une alerte de navigation.

COROS a procédé un peu de même avec son compteur DURA : si on a déjà une montre GPS et qu’on ajoute un DURA, alors les capteurs externes couplés à la montre sont transférés automatiquement au compteur.

Le widget capacité cycliste reprend la présentation du widget capacité de course à pied, avec le radar à 6 dimensions, le VO2max, et le dernier écran affiche le rapport poids / puissance (W / kg), le FTP et la puissance maximale aérobie.

Les segments sont en test bêta mais la Verun n’est visiblement pas compatible.

L’application iGPSPORT propose des entrainements déjà programmés pour le vélo.

On peut aussi lier son compte TrainingPeaks pour récupérer les entrainements automatiquement.

Le profil vélo en salle a des options intéressantes qui permettent de l’utiliser de différentes manières :

  • Mode libre
  • Mode résistance (réglage de la résistance du HT)
  • Mode puissance (réglage de la puissance du HT)
  • Mode pente (réglage de la pente simulée par le HT)
  • Suivre un entrainement
  • Refaire une activité précédente

Pour la natation, la VeRun compte les mouvements, la cadence et calcule le SWOLF. Elle fait en général une erreur de 25 m pour 1 km nagé en piscine.

Le profil Musculation est curieux. Une fois choisi, on doit sélectionné le type d’exercice et là, on n’a le choix qu’entre ‘curl des biceps’ et ‘développé couché’. C’est tout. J’imagine que ça va se développer avec les futures mises à jour. Bon, ça m’empêche pas de faire n’importe quel type d’exercice, même si on a sélectionné curl biceps. Dans tous les cas, ça compte le nombre de répétitions. Mais comme pour toutes les marques, ça reste approximatif. Ce qui est décevant, c’est que le fait de choisir un exercice n’améliore pas le comptage des répétitions. Sur 2 séries de 10 développés couché, elle m’en a compté 8 sur la première et 4 sur la seconde.

Outdoor

Dans l’application iGPSPORT, on ne peut pas tracer d’itinéraire. On peut en revanche transférer des fichiers GPX ou consulter une base de données d’itinéraires proches de chez nous qui ont été créés par d’autres utilisateurs. La marque commercialisant beaucoup de compteurs vélo, on trouve pour le moment que des itinéraires de vélo. Chez moi, il me propose par exemple l’itinéraire des Boucles de Gayant cycliste 2023.

Ensuite, l’itinéraire est simple à suivre : on a un trait vert avec des chevrons qui indiquent dans quel sens prendre l’itinéraire. La trace GPS est en turquoise. Les informations de navigation (prochain virage) sont affichées dans un encart en bas de l’écran.

On peut choisir d’orienter l’écran de navigation avec le nord vers le haut ou dans la direction de progression et activer un zoom automatique.

La VeRun nous avertit ensuite par une alerte si on s’éloigne de l’itinéraire ou à l’approche d’un virage.

On peut à tout moment choisir de revenir au point de départ. On sera alors guidé dans le sens inverse de l’itinéraire, jusqu’au départ.

Il n’y a nulle part pour calibrer l’altimètre barométrique. Ca ne change rien sur le calcul du dénivelé, mais ça veut dire qu’on ne peut que moyennement faire confiance à l’altitude affichée à l’écran.

Précision GPS / cardio

Bon, première confrontation dont on ne peut pas tirer tellement de conclusion, parce que ni la VeRun, ni la T-Rex Ultra 2 ne produisent une bien belle trace GPS (en mode GPS seul). Difficile de dire laquelle est la plus fidèle au sentier.

En forêt, la VeRun ne s’en sort pas si mal, en tout cas mieux que la T-Rex Ultra 2.

Un peu plus compliqué, sur un single en forêt, La VeRun est la moins précise des 3. Ca se voit au niveau de la boucle en bas à gauche. Même si je sui d’accord, les 2 autres traces ne sont pas top non plus.

En ville, on voir qu’elle a tendance à sous-virer (je me déplaçais de la gauche vers la droite).

De même, elle prend cette boucle un peu large.

Pareil dans ce rond-point.

Elle s’en sort plutôt bien au passage sous ces 2 ponts.

Mais là, pour une balade au bord d’un canal, la VeRun dévie significativement du chemin de halage.

Avec le mode multi GNSS double fréquence, la VeRun s’en sort bien en ville.

L’altimètre fonctionne bien, mais voilà ce que ça donne quand il n’y a pas d’étalonnage : le dénivelé est correct mais l’altitude est fausse.

La VeRun a quand même tendance à sous-estimer le dénivelé (environ -10%).

Le capteur cardio donne des résultats corrects. Ce n’est pas le meilleur que j’ai pu tester, mais ça va. Il fait de temps en temps de gros pics d’erreur (ici vers le km 3).

Mine de rien, un passage de quelques minutes à 188 au lieu de 160 peut avoir un impact significatif sur le calcul du training effect, donc de la charge d’entrainement.

Ca va sur des intervalles de 4 x 4 minutes.

Là, on retrouve un gros pic d’erreur.

Et il reste pas mal sur des intervalles plus courts (10 x 2 minutes).

Suivi quotidien / santé

Le widget d’activité quotidienne affiche les calories brûlées, le nombre de pas et les minutes intensives.

Le widget de fréquence cardiaque affiche un graphique de FC, la FCmax et la FCmin des dernières 24 h et la FC au repos des 7 derniers jours.

Le widget sommeil donne les données classiques sur la nuit de sommeil : heures de couché et de réveil, temps passé dans chaque zone et il intègre les siestes.

Le widget de variabilité de fréquence cardiaque avait initialement une présentation inhabituelle mais la dernière mise à jour l’a transformé en ce qu’on trouve maintenant partout, à savoir une jauge verte au milieu, encadrée d’orange de chaque côté, avec un pointeur sur la valeur de VFC de la nuit précédente. Si vous vous situez en-dessous, c’est orange et c’est généralement un signe de fatigue. Si vous êtes au-dessus, c’est un peu plus compliqué (et plus rare). Il faut 7 nuits d’enregistrement pour que la montre détermine la plage verte considérée comme ‘normale’.

On peut aussi activer une mesure de l’oxygénation sanguine et du stress. Comme ça consomme pas mal de batterie, on peut choisir de le faire ponctuellement (à la demande), pendant la journée et/ou pendant la nuit. Curieusement, il n’y a pas de widget pour consulter ces données, il faut aller voir dans l’appli.

Dans l’application, on peut aussi activer différentes alertes de FC anormale, invitation à bouger, rappel d’hydratation, etc.

Montre connectée

On reçoit toutes les notifications de son téléphone. Théoriquement, on devrait aussi recevoir une alerte pour les appels téléphoniques. Avec mon iPhone, ça ne fonctionne pas. Je n’ai jamais reçu d’alerte pour les appels, que ce soit un appel téléphonique ou via WhatsApp. Par contre, après un appel manqué, WhatsApp m’envoie une notification d’appel manqué. Bon, une mise à jour réglera probablement ce bug un jour.

Le contrôle de lecteur média fonctionne et est plutôt joli. L’image de fond est celle d’un tourne disque. Ensuite, on a les contrôles classiques qui permettent de mettre Deezer en pause ou de changer le volume avec la molette. Mais je rappelle qu’il n’y a pas de lecteur de musique embarqué.

Le widget météo donne des prévisions du jours et pour les 5 jours à venir.

On dispose d’une boite à outils qui regroupe une vingtaine de raccourcis vers différentes fonctionnalités comme une lampe torche (l’écran se met en blanc avec la luminosité au max), le contrôle de lecteur média, le verrouillage, la diffusion de FC, etc.

Il y a une dizaine de watchfaces, dont la majorité sont personnalisables (couleur et données affichées).

iGPSPORT a conçu 2 modes focus (cette dénomination vous rappellera forcément celle créée par Garmin) qui permettent de faire des réglages particuliers pour des situations particulières :

  • Ne pas déranger (activé, désactivé ou programmé)
  • Mode sommeil

Chaque matin, la VeRun affiche un point du matin dès le réveil. Après avoir dit bonjour, elle affiche le résumé du sommeil, la VFC, le temps de récupération et un petit message de motivation. Alors ça (le message de motivation)… C’est généralement une bonne idée de copier Garmin mais là, c’était bien le dernier truc le plus nul à copier (Garmin affiche aussi ce message de motivation et le pire, c’est que c’est le seul écran du rapport matinal qu’on ne peut pas supprimer ; alors que ça ne sert à rien et ça ne m’intéresse pas). Aujourd’hui, par exemple, elle me dit ‘Bon week-end ! Prenez le temps de recharger les batteries’. En plus c’est pas cohérent avec ce qu’elle me présente dans l’écran précédent qui me dit que j’ai un niveau d’énergie à 100%.

On trouve encore beaucoup d’erreurs de traductions : nombre d’étapes au lieu de nombre de pas (steps), données de formation pour les données d’entrainement (training), formation gratuite pour dire qu’une phase d’entrainement n’a pas d’objectif (free), ouvre-le dans les paramètres de confidentialité (pas compris ce que ça veut dire), etc.

Au-delà de ça, je trouve que l’interface graphique sur la montre n’est pas très réussie. On dirait qu’elle date de 2018, notamment parce que les labels des menus sont souvent déroulants. Il arrive donc qu’on ait le choix entre différentes entrées dont on ne voit pas tout de suite la différence. Exemple : quand on ouvre le mode focus Ne pas déranger, on peut activer 2 options :

  • Ne pas déran…
  • Ne pas déran…

On positionne la sélection sur le 1er et on laisse défiler : Ne pas déranger. On descend au 2: Ne pas déranger programmé. Bon ben on y a passé plusieurs secondes, juste pour activer la bonne option (parmi 2 !).

Dans le menu, après Mode focus, on a « Surveilla… ». Qu’est-ce que c’est ? Faut attendre que ça défile : surveillance de la santé.

Je pourrais aussi citer le profil « Vélo pour les trajets domicile-travail » : avec l’extinction automatique au bout de 5 secondes, l’écran s’éteint avant qu’on ait eu le temps de lire la fin tellement c’est long !

Dans Accessibilité, il y a aussi une petite coche verte en face d’une ligne sans mot. Je ne sais même pas ce que c’est.

Conclusion du test de la VeRun

Contrairement à Wahoo qui s’était essayé aux montres GPS en attaquant d’entrée le marché très exigeant du triathlon (et qui s’était soldé par un échec de l’Elemnt Rival), iGPSPORT cherche à élargir son horizon en commençant par le bas de l’échelle. Bonne idée, moins risquée.

Ils sont partis de très loin avec la LW10, dont le manque de fonctionnalités sportives la rendait assez peu utile (en tout cas pour mon utilisation et les lecteurs du blog Montre Cardio GPS). La VeRun est aux portes de quelque chose d’intéressant. Le problème, c’est que les marques comme Garmin, COROS ou Suunto proposent déjà énormément de fonctionnalités sur le créneau 200-250 €. Et que dire de l’Amazfit Active Max qui propose une cartographie pour 169 € ?

Bref, la VeRun sera un bon complément pour quelqu’un qui a déjà un compteur iGPSPORT. Et pour ceux-là, l’intégration iGPLINK sera intéressante, en plus d’avoir toutes les données dans une seule et même application. Vu le positionnement de la marque, je pense qu’il va falloir qu’ils développent rapidement un mode triathlon. En revanche, son prix n’est pas encore assez attractif pour convaincre quelqu’un qui chercherait sa première montre GPS.

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J’espère que ce test sera utile pour faire votre choix. Un test complet, ça demande du temps. J’essaie toujours, dans la mesure du possible (et de mes moyens), de pousser mes tests au maximum et de chercher les moindres petits détails. Je ne suis pas payé pour le faire.

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