8 applications pour tracer un itinéraire pour sa montre GPS

Tracer itinéraire montre GPS

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Autrefois réservé aux montres GPS outdoor haut de gamme, le suivi d’itinéraire s’est largement démocratisé.

Tant mieux, parce que perso c’est LA fonctionnalité dont je ne pourrais pas me passer. C’est super pratique, que ce soit pour courir ou faire du vélo, en vacances ou autour de la maison. Du coup, ce serait le premier critère de choix pour l’achat de ma prochaine montre GPS.

En plus, récemment, les fonctionnalités se sont améliorées. Les heatmap, par exemple, rendent le traçage d’un itinéraire plus facile. Et puis il y a aussi la création automatique d’itinéraire. Ca, je peux vous dire que je l’utilise énormément depuis quelques mois.

Après, vous hésitez peut-être entre cartographie et suivi d’itinéraire. Pour la majorité des sportifs, le suivi d’itinéraire simple suffit pour courir, randonner ou rouler. Ca permet en tout cas de trouver son chemin et d’arriver à bon port.

Quelle application utiliser avec ma montre GPS ?

Dès qu’on parle d’électronique, se pose la question de la compatibilité.

Pour commencer, le plus simple, c’est d’utiliser l’outil de création d’itinéraire inclus dans l’application de la marque de votre montre GPS. Ah oui, mais la majorité des marques n’ont rien pour tracer des itinéraires. Même des grosses marques comme Polar.

Il n’y a que Garmin, Suunto et Sigma qui ont développé un créateur d’itinéraire.

Heureusement, toutes les marques utilisent un format de fichier standard. Vous avez peut-être entendu parler de fichiers GPX. C’est l’extension des fichiers contenant des traces GPS. Et ces fichiers, vous pouvez les télécharger, les échanger et les importer dans votre montre GPS, quelle que soit sa marque et quelle que soit l’origine du fichier. Enfin, il faut quand même que votre montre GPS soit compatible avec le suivi d’itinéraire…

Quelle est la meilleure application pour tracer des itinéraires GPX ?

Entre les applications et les sites web, il y en a plein. Mais vraiment plein plein plein.

D’ailleurs, vous pouvez laisser dans un commentaire le nom de l’appli que vous utilisez. Ca me permettra peut-être d’en découvrir d’autres qui peuvent être valables. Je serais également intéressé de savoir si vous préférez l’interface d’un site web ou le côté pratique d’une appli smartphone.

Il y a quand même des solutions plus simples que d’autres. Je vais par exemple éviter les solutions qui consistent à tracer l’itinéraire sur un site, puis à transférer le fichier dans un autre pour le convertir au bon format (c’est par exemple la solution qu’il faut appliquer pour utiliser Google Map pour tracer son itinéraire). Si ça vous amuse, vous trouverez des tutos avec Google. Mais pour aujourd’hui, je vais plutôt chercher des solutions simples, parce qu’on n’a, ni vous ni moi, envie de passer 45 minutes à préparer sa sortie du lendemain (quand ce n’est pas préparer la sortie de dans 10 minutes).

Je ne vais donc en comparer que quelques-unes. Mais rassurez-vous, je ne les ai pas choisies au hasard.

Comparaison appli itinéraire GPX

J’ai commencé par distinguer les versions en ligne via un site web et celles accessibles via une application. Chaque version a son avantage. Le site web a l’avantage de l’écran plus grand d’un ordinateur, qui permet d’afficher une plus grosse portion de carte. C’est plus pratique pour étudier dans le détail les points de passage d’un itinéraire. L’application a l’avantage de la portabilité, c’est-à-dire que vous pouvez créer un itinéraire à l’arrache n’importe où puis le synchroniser en Bluetooth vers votre montre GPS.

Le principe de la heatmap (carte de chaleur), c’est de visualiser la fréquentation des routes et chemins. Plus le trait est gros ou foncé, plus le tronçon est emprunté. Ca la 3 utilités :

  • Ca permet de choisir les itinéraires les plus sympa. En gros, plus un itinéraire est emprunté par des coureurs ou des cyclistes, plus il y a de chances que cet itinéraire soit sympa.
  • On peut même découvrir des chemins qui n’existent pas sur la carte. C’est surtout valable en trail et à VTT. Même s’il n’y a pas de chemin sur la carte, s’il y a un trait de chaleur, c’est que les gens passent par là. Donc vous pouvez aller explorer.
  • Le dernier avantage, c’est de confirmer que ‘ça passe’. Est-ce qu’il y a bien un pont pour passer de l’autre côté de l’autoroute ou la rivière ? Est-ce que ce n’est pas barré ? S’il y a un trait de chaleur, c’est que ça passe, parce que les gens sont déjà passés par là.

Il y a différents niveaux de création automatique d’itinéraire. La base, c’est de spécifier la distance et laisser l’appli créer un itinéraire. Après, il y a la possibilité de spécifier aussi le dénivelé. En masqué, ces outils utilisent la base de données des activités enregistrées (les heatmaps quoi). Donc plus une application a d’utilisateurs et plus elle a des heatmaps consolidées. La différence, à la fin, se retrouvera dans la qualité de l’itinéraire qui aura été créé, par exemple en évitant les routes non goudronnées à vélo ou au contraire en utilisant les plus beaux sentiers en trail.

Il y a encore peu d’applications qui permettent de partager un itinéraire à quelqu’un d’autre directement depuis l’appli. Le plus souvent, il faut passer par l’export d’un fichier GPX, l’envoyer par mail puis l’importer.

Enfin, dernier critère à ne pas négliger, c’est celui des fonctionnalités gratuites et payantes.

Strava

Strava est certainement l’application la plus connue des sportifs connectés. Mais autant l’annoncer tout de suite : tous les outils de création d’itinéraire sont compris dans la version payante.

La création manuelle se fait depuis le site web. On visualise la carte, sur laquelle on peut activer ou pas la carte de chaleur (plus un trait bleu est épais et foncé, plus la portion d’itinéraire est empruntée).

Pour une création semi-manuelle (on marque quelques points de passage et on laisse Strava les relier), on peut spécifier quelques conditions pour la création de l’itinéraire :

  • le sport auquel est destiné cet itinéraire (ça permet à Strava d’utiliser la heatmap adéquate)
  • si on préfère suivre les itinéraires les plus populaires ou les plus directs
  • limiter ou maximiser le dénivelé (option utile pour orienter la création vers un itinéraire de trail)
  • privilégier les surfaces goudronnées ou les chemins (encore une option pour orienter les itinéraires de trail)

Dans un bandeau en bas de l’écran s’affichent la distance, le d+ et le d- de l’itinéraire en cours de construction. Strava calcule aussi le temps estimé pour faire cet itinéraire. Il se base pour ça sur vos performances des 4 dernières semaines.

Juste en-dessous, on peut aussi voir le détail de la répartition selon les différents types de revêtement et afficher le profil de dénivelé de l’itinéraire.

Depuis l’application Strava sur smartphone, on peut aussi tracer un itinéraire en pointant différents points de passage.

Mais le plus intéressant, c’est la création automatique. On ne choisit aucun point de passage, juste le point de départ. L’idée avec l’appli, c’est de créer un itinéraire en dernière minute, en quelques dizaines de secondes, en laissant Strava créer l’itinéraire en entier, en profitant de la mobilité du smartphone. La limite, c’est qu’on ne peut créer que des boucles.

On agit sur différents critères pour cette création automatique d’itinéraire :

  • le point de départ : position actuelle ou position recherchée sur la carte
  • sport
  • distance
  • profil d’altitude : plutôt plat, plutôt vallonné ou indifférent
  • surface : goudron, terre ou indifférent

A partir de ça, Strava va créer 3 itinéraires, qui répondront à peu près à ces critères. Si ça ne vous convient pas, vous pouvez relancer une création de 3 nouveaux itinéraires.

Avant de se décider, on peut étudier les détails de chaque itinéraire : distance, dénivelé, profil de dénivelé, durée estimée, carte des surfaces, segments sur le parcours.

Strava a ouvert une passerelle directe vers Garmin. C’est-à-dire qu’un itinéraire tracé sur Strava sera synchronisé automatiquement sur Garmin Connect, sans avoir à passer par l’export/import de fichier GPX.

Garmin Connect

Depuis le site web Garmin Connect, on peut tracer librement tout type de parcours. On peut afficher différents fonds de carte, avec courbes de niveau ou vues satellites.

On peut tracer l’itinéraire manuellement, en sélectionnant l’option tracé libre ; ou alors laisser Garmin Connect trouver un itinéraire entre 2 points de passage en suivant les routes et chemins. Dans ce dernier cas, il utilisera la carte de chaleur (Garmin appelle ça ‘popularity routing’), même si elle n’est pas visible à l’écran.

Et pour faciliter le traçage, il existe un bouton pour créer le retour automatiquement, soit en reprenant l’itinéraire aller, soit en bouclant la boucle jusqu’au départ.

Dans un encart sur la gauche, on voit en temps réel la distance, le d+ et le d- de l’itinéraire, mais pas le profil d’altitude.

Ca peut paraitre surprenant, mais depuis l’appli Garmin Connect Mobile sur smartphone, on a plus de possibilités.

On retrouve l’outil de création d’itinéraire personnalisé. Il est même plus complet que celui du site web, puisqu’en plus du type de carte, on peut cette fois choisir d’afficher les cartes de chaleur. Je trouve qu’elle est moins visuelle que celle de Suunto. Elle affiche un calque avec des traits violets plus ou moins foncés mais dont l’épaisseur reste toujours fine. Mais ça reste une aide intéressante pour choisir les meilleurs itinéraires.

On peut ajouter des waypoints en cours de route. Et pour faciliter le traçage, il existe un bouton pour créer le retour automatiquement, soit en reprenant l’itinéraire aller, soit en bouclant la boucle jusqu’au départ.

Si on veut les détails, on peut afficher la distance, le d+, le d- et le profil d’altitude avec les altitudes minimale et maximale.

C’est à cet endroit qu’on peut fixer un objectif d’allure pour l’itinéraire. Mais il faut le faire manuellement, il n’y a pas d’estimation automatique comme dans Strava.

Si on est pressé, alors on peut laisser Garmin Connect s’occuper de tout en créant un itinéraire automatiquement.

Il n’y a que 2 critères à spécifier :

  • la distance
  • la direction (nord, sud, est, ouest), ça permet d’orienter la boucle vers l’endroit où ce serait le plus sympa d’aller

On ne peut pas fixer un dénivelé. On ne peut pas non plus filtrer les itinéraires de trail. Mais si vous connaissez l’environnement, vous pouvez influencer sur la présence ou non de dénivelé en orientant le créateur d’itinéraire dans une certaines direction.

Après, il ne reste plus qu’à cliquer sur la carte pour définir le point de départ et l’itinéraire est créé en quelques secondes. On peut ajouter des waypoints avant de l’enregistrer.

Enfin, n’oubliez pas que les montres GPS Garmin qui embarquent une cartographie peuvent créer un itinéraire toute seule, sans l’aide de Garmin Connect. C’est la création d’itinéraire en boucle.

Garmin Explore

Voilà une autre application de Garmin (en plus de Connect) spécialisée dans la création et la gestion d’itinéraires et de waypoints. Lorsqu’elle est sortie, je pensais que ça deviendrait un genre d’appli parallèle spécialisée pour un usage outdoor des montres GPS Garmin.

Il y a des cartes offline, un modèle numérique de terrain (avec des données d’altitude) qu’on peut utiliser pour avoir l’altitude en un point pour ensuite faire un calibrage manuel d’un altimètre barométrique.

Et puis je pense que Garmin a abandonné l’idée et s’est recentré sur Connect.

Et puis moi j’ai 2 critiques sur Explore :

  • On ne peut créer des itinéraires que point par point, les traits ne suivent pas la forme des routes et chemins
  • Les itinéraires d’Explore ne sont pas transférés sur Connect et inversement

Bref, pas top.

Suunto app

Malheureusement, le site web Movescount n’est plus. Mais Suunto a transféré ses excellentes cartes de chaleur sur l’application pour smartphone. C’est juste que pour certains usages, c’était bien pratique d’utiliser le grand écran d’un ordinateur.

On peut afficher différents fonds de carte, soit la carte relief, soit la vue satellite, soit la carte de chaleur de l’activité visée. Et là, il y a du choix :

  • course à pied
  • trail
  • cyclisme
  • VTT
  • ski et patin à roulette
  • alpinisme
  • ski de descente
  • rando à ski
  • natation (ben oui, pour l’eau libre)
  • toutes les activités de rame
  • surf
  • golf

Si jamais la création semi-automatique ne vous plait pas (c’est parfois peu pertinent, pour un itinéraire de ski de rando par exemple), alors vous pouvez basculer en dessin libre et créer tous les tronçons manuellement. C’est aussi là qu’il faut forcer l’appli à utiliser des routes goudronnées pour la création d’un itinéraire de vélo.

Un bandeau en bas de l’écran affiche la distance, le dénivelé et la durée estimée du temps de parcours.

La création d’un waypoint est toute simple, il suffit de faire un appui long sur la carte.

Komoot

Komoot se définit comme l’outil le plus puissant du monde pour créer des itinéraires outdoor de vélo, VTT et randonnée. C’est certain, Komoot propose les cartes les plus riches. Sa base d’utilisateur est très orientée vélo et VTT. Sur 8 millions d’utilisateurs, 50% sont cyclistes, dont la moitié pratique le VTT. Mais on peut tout à fait l’utilsier pour de la rando ou du trail.

Dans son mode de fonctionnement, Komoot est plutôt pensé pour créer des itinéraires entre un point A et un point B, en itinérance ou en aller-retour. Il faut un peu de contorsion pour créer des boucles.

A l’inscription, une zone de carte est offerte, en gros de la taille d’un département. Pour pouvoir tracer votre itinéraire, il faut que le point de départ soit situé dans cette zone. Si vous voulez tracer un itinéraire ailleurs, alors vous serez obligé d’acheter la zone de carte correspondante. Une zone coûte 3€, tandis que la carte de la France entière coûte 30€. Enfin, techniquement, vous pourrez tracer votre itinéraire sur une zone que vous n’avez pas achetée, mais vous ne pourrez pas le transférer dans votre montre GPS.

On peut choisir entre différents jeux de carte (Komoot, OpenStreetMap, OpenCycleMap, Google Roads) et une vue satellite. Ce qui est sympa, c’est que la cartographie est enrichie de plein de points d’intérêt, comme par exemple :

  • lieux naturels
  • sites incontournables
  • parcs
  • fontaines
  • toilettes publiques
  • bornes de recharge de vélo électrique (je savais même pas que ça existait)
  • refuges

Des points d’intérêts peuvent être créés par les utilisateurs de l’appli Komoot. On trouve donc parfois des passages intitulés ‘belle piste’, probablement renseignés par un VTTiste.

Les sentiers empruntables à VTT sont reconnaissables sur la carte à leur cote, qui va de S0 (facile) à S5 (difficile).

On définit le point de départ soit à partir de votre position actuelle, soit avec une adresse, soit avec un clic droit sur la carte.

Ensuite, on construit l’itinéraire en ajoutant des points de passage les uns après les autres. Ou alors on pointe le départ et l’arrivée, puis on ajoute des points de passages intermédiaires. Il est aussi très facile de modifier n’importe quelle partie de l’itinéraire puis qu’il suffit de faire un glisser-déposer pour ajuster l’itinéraire. On peut ajouter des points de passage tant qu’on veut.

Le problème, c’est que Komoot a tendance à créer des allers-retours plutôt que des boucles. Donc si vous définissez un point de départ et un point éloigné, il va vous faire revenir par le même itinéraire que l’aller. Il faut placer 3 points en triangle pour que Komoot daigne faire l’effort de créer une boucle.

A partir de là, Komoot dégaine l’artillerie lourde quant aux données caractérisant l’itinéraire.

Le profil d’altitude affiche un dégradé de couleurs en fonction de la pente : rouge foncé pour les portions à plus de 15%, orange entre 10 et 15, etc.

Le niveau de détail sur les revêtements est impressionnant : asphalte, chemin non goudronné, sentier en terre, chemin alpin, etc. Et comme pour la pente, on visualise chaque portion par des segments de couleur gris ou marron.

Avec ces outils, il est possible d’optimiser ses itinéraires en évitant par exemple des sentiers trop raides ou les portions de route goudronnée. Ou l’inverse.

Dernier petit détail sympa, vous pouvez partager votre itinéraire avec des amis qui utilisent Komoot. Cool.

Komoot a ouvert des passerelles directes vers Garmin et Polar. C’est-à-dire qu’un itinéraire tracé sur Komoot sera synchronisé automatiquement sur Garmin Connect, Polar Flow et Wahoo, sans avoir à passer par l’export/import de fichier GPX.

Sur l’application, on retrouve exactement la même chose, la même qualité de cartographie, autant de points d’intérêt, les mêmes outils pour tracer l’itinéraire et la même richesse d’information.

Plotaroute

Par rapport aux 7 autres applications de création d’itinéraire de cette comparaison, Plotaroute, c’est… comment dire ? C’est comme comparer 7 tableaux de bord de voiture et 1 cockpit d’avion.

Sur l’interface du site web de Plotaroute, on trouve sur la gauche une barre d’outils qui regroupe pas moins de… 20 outils qu’on peut utiliser pour créer un itinéraire ! C’est tellement impressionnant que ça mériterait que je vous fasse un tuto complet.

On commence par la barre d’outils du haut :

  • choix de la méthode pour tracer : manuel (ligne droite d’un point à l’autre), sur les routes (voiture), sur les chemins praticables à vélo, sur les chemins praticables à pied
  • choix de la carte : de OpenStreetMap à World topo map en passant par la vue satellite, il y en a 9 en tout (dont 1 payante : Google Street map)
  • choix d’un calque (à mettre par-dessus la carte, y ajoutant des infos) : 5 en tout, tous payants, des pistes cyclables à la densité du trafic

Ensuite, voilà les outils à disposition pour créer un itinéraire :

  • ajouter une annotation sur la carte
  • retour au départ en minimisant la distance
  • retour sur le même tracé que l’aller
  • retour en passant par un point
  • glisser-déposer
  • retracer une section de l’itinéraire
  • couper le début ou la fin d’une course
  • inverser le sens de l’itinéraire
  • faire plus de tours (par exemple, faire 3 tours sur l’itinéraire tracé)
  • créer une boucle sur l’itinéraire (par exemple, faire 3 tours sur une boucle au milieu de l’itinéraire)
  • supprimer une section de l’itinéraire
  • déplacer le point de départ/arrivée d’une boucle
  • tracer un détour n’importe où sur l’itinéraire
  • supprimer les points superflus
  • mesurer une section de l’itinéraire
  • tracer un rayon autour d’un point
  • couper un itinéraire en plusieurs itinéraires
  • combiner plusieurs itinéraires

On peut créer un itinéraire à partir de points de passage. On peut intervertir l’ordre des points de passage. Une fois que vous avez tracé un itinéraire bien compliqué, il y a un outil pour faire déplacer un point le long de l’itinéraire, du début à la fin. C’est un peu le Relive avant d’avoir fait l’activité.

Si vous avez peur que tout ça soit un peu trop compliqué pour vous, alors vous pouvez aussi laisser Plotaroute créer un itinéraire automatiquement. C’est le dernier outil de la barre d’outils. Ca coute des crédits.

Pour 1 crédit, vous pouvez définir :

  • l’activité : marche, running, vélo
  • distance : de 2 à 200km
  • type : boucle ou aller-retour
  • avec ou sans point de passage intermédiaire

Pour 2 crédits, on a des options en plus :

  • routes à éviter
  • avec ou sans dénivelé (uniquement à vélo, je ne comprends pas pourquoi)

Et avec la barre d’outils de droite (hé oui, la 3e), on peut :

  • définir la vitesse moyenne pour chacune des activités, avec une prise en compte automatique du dénivelé
  • afficher le profil d’altitude
  • afficher la liste des informations de navigation (en gros, chaque fois qu’il y aura une alerte pour le turn by turn)
  • partager l’itinéraire (envoyer le lien)
  • télécharger l’itinéraire (GPX, KML, FIT, TCX)

Je vais revenir sur la possibilité de dessiner un rayon autour d’un point. Ce qui est intéressant, c’est qu’il existe 2 options, on peut soit tracer un cercle à vol d’oiseau, soit une forme isochrone (c’est-à-dire prenant en compte les routes et chemins pour parcourir la distance spécifiée).

Par exemple, sur mon point B, j’ai tracé une forme isochrone de 1km. Et vous voyez qu’en empruntant les chemins présents dans cette zone montagneuse, ce n’est plus du tout un cercle de 1km de rayon.

Avec la version payante, on peut même dessiner ainsi des zones isochrones en durée. Ca permet par exemple de voir jusqu’où on peut aller, dans toutes les directions, en courant 1h à une allure de 6:00/km. Enorme !

La cerise sur le gâteau, avec la version payante, c’est la synchronisation automatique des itinéraires de Plotaroute vers Garmin Connect.

OpenRunner

OpenRunner, c’est un outil simple à utiliser. Le principal intérêt, c’est la variété et la qualité des fonds de carte. On peut par exemple utiliser gratuitement des cartes IGN, y compris les TOP 25 (la série de cartes IGN au 1/25 000 pour la randonnée). Ca permet d’identifier immédiatement les GR.

On peut faire un tracé manuellement en désignant tous les points ou semi-automatiquement et laissant OpenRunner chercher les chemins pour rejoindre les points. Pour cette dernière façon de faire, il faut bien définir l’activité visée, parmi :

  • marche
  • vélo de route
  • gravel
  • voiture (mouais…)

Et je vous assure qu’en région montagneuse, les itinéraires résultants peuvent être radicalement différents.

Sur l’application pour smartphone, la carte OpenStreetMap est gratuite, mais les autres sont payantes. Et la création d’itinéraire nécessite aussi la version payante.

MapMyRun

L’interface de MapMyRun est plutôt simple. Ce qui est amusant, c’est que les tronçons de l’itinéraire tracé changent de couleur en fonction que vous l’avez tracé en suivant les routes (bleu) ou en manuel (rouge).

On peut place un petit bonhomme sur la carte pour basculer directement sur Street View.

On peut aussi ouvrir le graphique d’altitude, avec la représentation des pentes en différentes couleurs, dans les tons violet et jaune.

Pour aller plus vite, on peut compter sur Genius pour créer automatiquement un itinéraire. Le petit problème qu’on rencontre rapidement, c’est que le point de départ est soit notre position actuelle, soit une adresse. On ne peut pas pointer un endroit sur la carte. On peut choisir la direction de départ et même le sens de rotation (horaire ou anti-horaire, ça peut être utile sur une grosse sortie vélo pour finir avec le vent dans le dos). Ensuite, on choisit simplement la distance et on lance simplement la création du parcours.

Bon, pour être honnête, c’est le pire moteur de création automatique. Il lui arrive de créer un itinéraire de 19km quand je lui en ai demandé 8 (c’est quand même pas pareil) et en plus il ne fait pas toujours de belles boucles, il lui arrive de placer 1 ou 2 points de demi-tour.

Sur l’appli MapMyRun pour smartphone, le traceur Genius est inclus dans la version payante (avec une version d’essai de 14 jours).

22 commentaires

  • ROBINE ALEXANDRE

    Salut jérôme, merci pour l’article.
    Je ne connaissais pas Platoroute! tu parles de faire un tuto et je t’y encourage.
    Pour ma part, j’utilise principalement l’appli Suunto qui répond à 95% à mon besoin et avec un synchro de la montre c’est rapide et efficace.
    J’utilise aussi Openrunner comme base de donnée pour choper de nouveaux itinéraires.
    Strava semble proposer quelques chose de complet mais je ne suis pas prémium.
    A+

    • Jacques Le Taro

      Bonjour, je n’ai pas vu sur l’appli suunto comment on peut transférer les itinéraires vers la montre. Autant je le fais avec movescount, autant avec l’appli, je n’ai pas trouvé cette possibilité. Je suis preneur si vous savez comment faire

      • Thomas

        C’est possible, ou pas, selon le modèle de montre que vous avez… En gros cette fonctionnalité n’est pas possible avec les “anciens” modèles (série Ambit 3 par exemple)… Le manuel en ligne dans l’appli le dit très laconiquement (et sans s’excuser )

  • Vincent

    J’utilise https://www.calculitineraires.fr/ et pour moi, c’est nickel. Un export GPX et un import sur Garmin. En 10min, j’ai un itinéraire à partir de OSM avec tous les layers.

  • jean-françois

    bonjour, j’utilise garmin connect, et avant base camp

  • Minjak

    Bonjour sur Garmin Connect savez-vous si les zones de passage sont spécifiques pour un sport (trail,VTT…) ou cela regroupe tous les sports?
    Merci et vos articles dont toujours super .
    Continuez

  • Olivier Rulquin

    Bonsoir Jérôme, j’utilise pour ma part iphigénie que tu connais sans doute et qui est sans égal je trouve. Il mérite largement sa place dans ton comparatif. Pour moi cette solution est excellente.

    Sportivement.

  • cvanquick

    Pour Komoot, la carte monde est à 30€

  • Thomas

    Bonjour,
    merci pour l’article bien complet et détaillé.
    On est d’accord que Suunto est en plein dans l’obsolescence programmée en restreignant la connectivité entre la “nouvelle” appli Suunto et les “anciens” modèles de montre (série Ambit 3 par exemple)… ?
    En ce qui me concerne, impossible de transférer des itinéraires créés dans l’appli Suunto vers ma montre Ambit 3 sport. Il y a pourtant bien connectivité entre la montre et l’appli (synchronisation des exercices ok). Le manuel dit d’utiliser la plateforme web movescount pour le transfert d’itinéraires. Mais si celle-ci est vouée à disparaître…
    Pas question pour moi de remplacer un objet qui fonctionne encore parfaitement !

  • Robin Stéphane

    Bonjour
    J’ai tenté de tester Locus map avec ma forerunner 235, mais j’ai trouvé ça très compliqué. Il faut le widget sur la montre et Locus map + Locus map for garmin sur le smartphone.
    Pour créer un itinéraire, rien de compliqué, en revanche, je n’ai pas réussi à avoir le parcours sur la montre

  • Il y a Opentraveller.net, très simple mais diablement efficace, c’est notre partenaire sur UtagawaVTT.com

  • CHARLÈS

    Bonjour,

    J’utilise surtout Komoot qui est vraiment trop fort. Pour faire une boucle il suffit de poser le point de fin, pas sur la fin exacte mais sur un point de passage, puis le suivant..etc et une fois finit optimiser en glissant la trace ou insérant des points de passage. Trop fort pour le relief et l’évitement de goudron!

    L’outil top lorsque vous avez une idée d’un circuit, sans que celui ne soit diffuser, pour retrouver le trajet exact.

    Dans le même style, un peu différent, il y a calculItineraire.fr qui route très bien et visualise la carte IGN. Je vous incite a tester c’est a 0€

  • Denis

    Bonjour Jérôme, je ne commente pas souvent mais je je lis chaque fois avec plaisir.
    La construction et le suivi d’itinéraire est une très bonne fonctionnalité effectivement MAIS aujourd’hui avec ma Garmin 645M, c’est toujours le même dilemme quand je pars courir : choisir entre un programme d’entrainement OU choisir un parcours. Je n’ai jamais réussi à combiner les 2 sur ma montre. Est-ce impossible, sinon, comment s’y prendre?
    J’attends avec hâte votre réponse.
    Denis

    • Jérôme

      Bonjour
      Ben je viens d’essayer et j’y suis arrivé avec ma Fenix 6X Pro. Comme je n’ai pas de Forerunner 645 sous la main, je ne peux pas tenter là même manip’ pour tester.

      • Denis

        Merci pour ce premier élément de réponse. Moi je sélectionne run puis je laisse le bouton milieu gauche appuyer pour entrer dans les menus disponibles pour la course et là je dois choisir entre :
        – Paramètres run
        – Entrainement
        * Mes entrainements
        * Intervalles
        * Strava live segments
        * Test seuil lactique
        * Fixer un objectif
        * Se mesurer à une activité
        * Calendrier d’entrainement
        – Navigation
        – Historique
        – Paramètres

        Du coup je suis coincé car je dois choisir Navigation ou alors entrainement.
        En fouillant et suite à ta remarque je constate que si je rentre dans navigation, je peux sélectionner un parcours et ensuite sélectionner entraînement. Tout n’est pas compatible mais au moins pour le calendrier d entrainement ça marche. J’imagine que c’est comme ça que tu as fait. Ça m’offre de nouvelles possibilités merci beaucoup
        Denis

        • Jérôme

          A partir de l’écran d’acquisition GPS, j’appuie sur haut pour accéder aux options. Là j’ai fait dans l’autre sens, d’abord l’entraînement et ensuite le parcours.

  • Ikki

    Bonjour Jérome,
    Encore bravo pour ton travail que je consulte très souvent et merci d’apporter autant d’infos a chaque fois.
    Je voulais savoir où trouver un comparatif des différents sites et “écosystèmes” permettant d’analyser les sorties, mesures, entrainements, calendrier etc.
    J’ai déjà une Polar M400 depuis de nombreuses années vu que fais beaucoup de route et chemins, et pour passer un cap supplémentaire et faire plus d’outdoor j’hésite entre la Grit X et l’Apex pro… Malgré le visionnage 100x de tes comparatifs et des différents test je n’arrive pas a me décider.
    L’Apex pro me semble plus performante niveau hardware, mais pour des gens comme moi pointilleux sur la création, l’organisation et la planification d’entrainements le gros point fort de Polar c’est PolarFlow!
    L’appli Coros est beaucoup trop simpliste à mon goùt (ca reste une appli quoi) et le site Coros n’existe pas (encore? on a des infos si ca se fera un jour?) et étant donné qu’il n’est pas possible d’importer les données Coros sur PolarFlow l’idée est de contourner le problème en centralisant sur une plateforme tierce. Un peu comme tout le monde fait avec Strava… Mais il doit y avoir d’autres sites intéressants. D’où ma question.

    Merci a toi et encore bravo pour ton travail!

    • Jérôme

      Bonjour
      Le comparatif que tu recherches n’existe pas. Oui, Polar Flow est plus puissant et plus ergonomique que l’appli Coros seule. Après, spécifiquement pour les plans d’entrainement, il y a des sites comme Training Peaks. Mais ça fonctinne plutôt dans l’autres sens, avec des données de la montre qui sont transférées vers TP.

  • Alunel

    Bjr, merci. Il y’a aussi alltrails (ex gpsies) qui permet de tracer automatiquement ses routes.
    Cdlt

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