Test Samsung Galaxy Watch : je l’adore et je la déteste

Test Samsung Galaxy Watch
 

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Samsung a revu le plan de nommage de ses montres connectées pour qu’il corresponde à celui de ses smartphones. Voilà donc la nouvelle Galaxy Watch.

Par rapport à la Gear S3, Samsung a ajouté quelques fonctionnalités de suivi d’activité et de santé comme le sommeil et la mesure du stress. Ca peut paraître un peu léger comparé aux innovations de l’Apple Watch Series 4 comme l’électrocardiogramme. En fait, la Galaxy Watch, c’est un peu l’opposé de l’Apple Watch :

  • Ecran rond
  • Plusieurs jours d’autonomie
  • Plutôt destinée aux smartphones Android

Et dans cette confrontation, son meilleur atout sera probablement son autonomie impressionnante : 4 jours en utilisation normale (en test, pas sur le papier). De quoi écraser l’Apple Watch et n’importe quelle concurrente sous Wear OS.

 

Présentation de la Galaxy WatchPrésentation Galaxy Watch

Elle remplace : Gear S3

Au-dessus dans la gamme : aucune

En-dessous dans la gamme : Gear Sport

Comme l’Apple Watch ou la Fossil Sport, la Galaxy Watch est déclinée en 2 tailles, avec pour objectifs de séduire les femmes et les hommes qui n’ont pas envie que leur montre en impose de trop à leur poignet. Chaque modèle est 2mm plus large que la version respective de la marque à la pomme.

Chaque modèle est disponible en différents coloris, le Silver étant réservé au 46mm et le Rosegold réservé au 42mm (clairement destiné aux femmes).

Côté design, Samsung a conservé la lunette rotative qui fait la spécificité de ses montres connectées. La finition est parfaite. Les dentelures sont plus fins que sur la Gear S3. La navigation dans les menus avec la lunette est super précise, car elle est séquencée en 24 ‘crans’. En plus, c’est selon moi la meilleure façon de naviguer dans les menus (mieux que l’écran tactile pour lequel il faut poser le doigt dessus et donc masquer une partie de l’écran). A l’usage, j’ai donc tendance à utiliser la lunette pour naviguer et l’écran tactile juste pour valider.

Le boitier et la lunette sont en métal. En plus de l’écran tactile et de la couronne, 2 boutons sont situés sur le côté. Ils sont en métal avec une surface antidérapante en silicone qui est agréable au toucher. Celui du haut sert à revenir en arrière, celui du bas à revenir à l’écran d’heure (1 pression) ou ouvrir le widget des applications (1 pression depuis l’écran d’heure) ou lancer l’assistant virtuel Bixby (appui 2 fois). La fonction de l’appui double peut être personnalisée. Pour ma part, je l’ai paramétré pour lancer l’application MapMyRun (vous comprendrez pourquoi dans la section Running).

Le bracelet est équipé d’un système de remplacement rapide standard, avec lequel il suffit d’utiliser une tirette pour le décrocher. On pourra donc le remplacer par n’importe quel bracelet de 22mm pour le modèle 46mm (20mm pour le modèle 42mm). La particularité du bracelet silicone de base, c’est qu’il n’a pas la même largeur sur toute sa longueur. Il s’affine dans sa partie perforée, ce qui fait que la boucle est relativement petite par rapport à la taille du boitier. Et donc discrète.

L’écran tactile AMOLED de 33mm de diamètre (30mm pour le modèle 42mm) a une résolution de 360×360 pixels et 16 millions de couleurs. Cette résolution et la brillance de l’écran autorisent des watchfaces vraiment splendides (aiguilles qui ne sont pas pixélisées, effets 3D, etc). La lisibilité est toujours impeccable, que ce soit dans la pénombre ou en plein soleil (pour peu que la luminosité n’ait pas été réglée au minimum). On peut régler manuellement la luminosité de 1 à 10 (j’ai opté pour 4).

Par défaut, l’écran s’éteint au bout de quelques secondes, mais il est possible de le conserver allumé en permanence (Réglages > Cadrans > Montre toujours allumée). Bien évidemment, ça réduit considérablement l’autonomie. Mais bon, même avec ce réglage, on obtient une autonomie comparable à celle de l’Apple Watch avec écran éteint.

La Galaxy Watch est équipée d’un micro et d’un haut-parleur. Oui, on peut parler à sa montre comme dans K2000. Une mémoire de 4Go permet de stocker des applications supplémentaires ou des morceaux de musique.

Samsung a conservé son OS propriétaire Tizen. Ca a certains avantages (comme la possibilité d’utiliser la couronne comme interface ou optimiser l’autonomie) mais aussi des inconvénients (comme l’absence de certaines applications tierces, car ça demande un effort supplémentaire de développement pour adapter l’appli à l’OS).

Tout comme la Gear Sport, la Galaxy Watch est étanche à 5ATM.

Samsung annonce jusqu’à  7 jours d’autonomie. Bien sûr, cette valeur dépend de l’utilisation qu’on en fait, des réglages de l’écran, etc. Pour être plus précis, ils annoncent une plage de 80 à 168h d’autonomie. Concrètement, j’ai pu l’utiliser en mode connecté 24h/24 à mon smartphone, cardio en continu, plus 2h d’enregistrement GPS, pendant 4 jours. Ca parait pas comme ça quand on est habitué aux montres GPS Garmin et autres, mais par rapport aux concurrentes sur le segment des smartwatch, c’est énorme.

En utilisation GPS, Samsung annonce 23h. Autant qu’une Fenix 5 ! En pratique, on est loin, très loin du compte. Avec GPS + cardio + tour auto 1km activé et malgré l’écran en mode extinction automatique (mais allumé de temps en temps pour consulter les données), je dirais plutôt autour de 15h.

Arrivé à 15% de batterie, la montre va vous proposer de basculer en mode économie d’énergie. Et c’est assez phénoménal. L’écran bascule en noir & blanc mais, contrairement à la Casio Protrek Smart, elle maintient la réception des smart notifications. La watchface est remplacée par un écran d’heure plus basique, qui affiche la date, le niveau de batterie, le nombre de pas. Donc ça reste une montre connectée, mais dans ce mode, on peut tenir une trentaine d’heures avec les 15% de batterie restants.

Galaxy Watch mode économieElle se recharge par induction. Il n’y a donc pas de connecteur, on la pose simplement sur un dock. Le truc rigolo, c’est que la watchface pivote pour que l’heure soit toujours affichée dans le bon sens, quel que soit la façon dont on la pose sur le dock. Le dock en lui-même se branche sur un câble micro-USB (j’imagine qu’on en a tous plein à la maison). C’est plus volumineux qu’un simple câble et surtout, il ne faudra pas le perdre…

Pour la Galaxy Watch 42mm, l’autonomie est annoncée à 4 jours ou 17,5h en enregistrement GPS.

Au niveau des composants, elle embarque une puce GPS/GLONASS, un capteur cardio optique (différent de celui de la Gear Sport, avec 4 LED), un altimètre barométrique, une liaison Bluetooth et une WiFi, une puce NFC pour le paiement sans contact. Il est possible de calibrer manuellement l’altimètre barométrique, ainsi qu’activer une alerte orage. Bon, faut relativiser, ça n’en fait pas pour autant une montre de trail.

On ne peut coupler aucun capteur externe (même pas une ceinture cardio), ni en ANT+, ni en Bluetooth. Pour pallier à ce problème, on pouvait télécharger Sporty Watch sur la Gear Sport. Le gars qui a développé ça a contourné le problème en créant une watchface plutôt qu’une application (ben oui, on ne peut pas coupler d’accessoires Bluetooth dans une application, mais on peut sur une watchface, donc il a été malin). Ca permet donc de coupler une ceinture cardio et même le capteur de puissance Stryd pour une séance de sport et aussi de faire un export Strava. Actuellement, l’appli n’a pas été adaptée à la Galaxy Watch, mais je pense qu’elle viendra bientôt. A suivre pour pouvoir en profiter.

Une rotation de la lunette dans le sens horaire donne accès aux différents widgets et applications. La liste est tellement longue et les possibilités de personnalisation telles que je ne vais pas vous faire la liste complète. Une rotation dans le sens antihoraire affiche les notifications reçues. Et un glissé sur l’écran du haut vers le bas fait apparaitre le panneau de configuration.

Le nombre d’activités que la montre peut détecter et suivre automatiquement est passé de 3 à 6, et les profils sportifs sont maintenant 39, avec un gros focus sur le fitness :

  • Course à pied, tapis de course
  • Marche, randonnée
  • Vélo, vélo d’appartement
  • Natation (piscine)
  • Autre entrainement
  • Muscu : tirages verticaux, tirages poitrine, développé couché, développé épaules, extensions de bras, extensions de jambes, flexions de jambes, fentes, squats, biceps curl, pompes, traction, presse à jambe, burpees, sauts étoile, soulevé de terre, élévations frontales, élévations latérales
  • Circuit training
  • Abdo, gainage, lombaire, élévations de jambes
  • Vélo elliptique, stepper
  • Pilates, stretching, yoga
  • Rameur

Plusieurs possibilités existent pour lancer une activité sportive :

  • Perso, j’ai opté pour la watchface Fitness, sur laquelle se trouve un icône de raccourci qu’il suffit de toucher pour accéder au widget de choix de profil sportif
  • Sinon, on peut configurer un widget d’accès rapide sur lequel on peut sélectionner 4 profils sportifs
  • L’autre option est d’aller sur le widget d’entrainement et d’appuyer sur S’entrainer puis choisir le profil sportif
  • Ou alors on peut utiliser une application tierce préalablement téléchargée (genre MapMyRun)
  • Dernière possibilité, utiliser la commande vocale « start workout »

Pour l’instant, le choix d’applications sportives tierces dans le magasin d’applications de Samsung est limité aux applis du groupe Under Armor (MapMyRun, MyFitnessPal et Endomondo) et Strava (ouf !).

Le suivi de l’activité quotidienne est plus développé que tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant sur les montres connectées Samsung : du nombre de pas au niveau de stress. On peut maintenant taguer une mesure de FC pour refléter l’étant du moment (debout ou assis, malade, fatigué, etc).

Il faut toujours télécharger 2 applications pour se servir de la montre connectée de Samsung :

  • Galaxy Watch pour faire les réglages et télécharger de nouvelles applications
  • Samsung Health pour consulter les données de sport et d’activité quotidienne

Bon techniquement, on n’a besoin que de l’appli Galaxy Watch pour la faire fonctionner en mode connecté. Mais Samsung Health est indispensable si vous souhaitez consulter vos statistiques de sport et suivi d’activité quotidienne sur plus d’une semaine. Malheureusement, Samsung Health ne peut être synchronisé avec Strava que sur Android, pas sur iPhone. Un peu dans la même idée, on ne peut pas exporter de données en GPX ou TCX.

 

Champs de donnéeDonnées Galaxy Watch

Durée

Distance

Fréquence cardiaque

Allure

Vitesse

Cadence

Calories

Heure

Longueurs, mouvements de bras, allure/100m (natation)

 

RunningRunning Galaxy Watch

Le premier jour, j’ai voulu me la jouer en utilisant la commande vocale pour lancer l’enregistrement de ma sortie running. Bon ben c’est nul. Je passe sur le fait qu’il faille utiliser l’anglais, même avec mon accent, Bixby a parfaitement compris ce que je lui demandais. Ensuite il a lancé direct le compte à rebours 3, 2, 1, départ. Ca pose 2 problèmes :

  • Je n’ai pas pu choisir mon profil sportif (course à pied ou vélo par exemple)
  • 3s seulement pour le GPS fix, autant dire que la trace GPS allait être pourrie et la distance totale probablement fausse à l’arrivée

Le temps du GPS fix est assez long, dans les 20 à 30 secondes, parfois plus. En fait, il arrive parfois que ce soit encore plus long pour une raison vraiment stupide. On choisit le profil Course, la recherche GPS se lance, l’écran s’éteint… je rallume l’écran pour voir où ça en est et là, surprise ! La montre est revenue à l’écran d’heure et ne recherche plus le GPS. Grrrrr, énervant.

Malheureusement, il n’y a pas eu d’amélioration sur les points négatifs que j’avais relevés lors du test de la Gear Sport :

  • L’allure instantanée fait toujours des bonds incroyables, parfois de près d’une minute au km en quelques secondes. Bref, c’est inutilisable…
  • Il faut toujours attendre 1s pour que les données soient rafraichies lorsqu’on active l’écran. Donc vous pouvez activer l’écran, lire 0.72km comme distance, puis 1s plus tard 1.54…

On ne peut pas programmer de séances d’entrainement, ni de fractionné, mais on peut sélectionner parmi 7 séances prédéfinies. Bon, franchement, c’est vraiment à destination de débutants, c’est dommage qu’on ne puisse pas modifier les paramètres (durée, vitesse ou distance) :

  • Footing lent : 5min échauffement, 20min entrainement, 5min récupération / 2.58km
  • Course lente : 5min échauffement, 20min entrainement, 5min récupération / 2.84km
  • Fonte des calories : 5min échauffement, 50min entrainement, 5min récupération / 5.58km
  • Footing endurance : 5min échauffement, 40min entrainement, 5min récupération / 4.59km
  • Course en endurance : 5min échauffement, 50min entrainement, 5min récupération / 6.23km
  • Vitesse : 5min échauffement, 40min entrainement, 5min récupération / 4.61km
  • Endurance active : 5min échauffement, 60min entrainement, 5min récupération / 8.65km

Pour chaque profil, on peut configurer 2 ou 3 écrans de données à 3 données par page. Mais à chaque fois, la donnée du haut et celle du bas sont fixes, on ne peut changer que celle du milieu. On a ensuite quelques outils pour l’entrainement :

  • Objectif : durée, distance, calories
  • Pause automatique
  • Tour automatique

Si on choisit de faire une séance avec objectif, un écran supplémentaire spécifique peut être activé.

On peut afficher un coach audio en réglant la fréquence selon une distance (genre tous les 1km) ou une durée (genre toutes les 10 minutes). Et après, surprise ! Comme il y a un haut-parleur, ben vous pouvez entendre le coach audio sans casque Bluetooth connecté. Mais du coup, tout le monde l’entend aussi ;o)

On peut aussi télécharger l’appli Strava. Bon, ça se limite quand même au minimum, c’est-à-dire enregistrer votre séance et transférer les données à votre compte Strava. Il n’y a pas de programmation d’entrainement, 1 seul écran de données. Finalement, le seul intérêt, c’est qu’on peut marquer des tours manuels.

En pratique, j’ai préféré utiliser MapMyRun. Il faut télécharger l’appli sur le smartphone et sur la montre. Initialement, je l’ai fait pour pouvoir exporter les traces GPS et les comparer avec celles d’autres montres pour tester la précision GPS et cardio. Finalement elle est devenue mon appli running préférée, pour plusieurs raisons :

  • On peut afficher 4 données par écrans (au lien de 3 avec le mode Course de base)
  • Il y a un écran avec la cartographie (nécessite d’emporter le téléphone)
  • La FC est inscrite sur un fond de couleur correspondant à la zone cardio
  • Le seul truc qu’on perd, c’est l’écran du lecteur de musique

Malgré tout, MapMyRun ne fait que présenter les données différemment, ça ne règle pas le problème de précision GPS et cardio. Et une fois, elle a mis 4 jours à synchroniser ma sortie de la montre au serveur MapMyRun.

 

NatationGalaxy Watch natation

La Galaxy Watch possède un mode natation, utilisable en piscine uniquement (sans GPS).

Le tactile, en natation, c’est la galère. Les gouttes d’eau peuvent faire défiler les écrans, alors que les doigts mouillés ne font rien. Du coup, dès qu’on lance une activité natation, le mode verrouillage dans l’eau désactive le tactile. En fin de séance, il faut faire un appui long sur le bouton du bas pour sortir du mode verrouillage et ensuite ne pas oublier de terminer l’enregistrement.

Elle m’a zappé plus de longueurs que ce à quoi je suis habité avec une montre Garmin, Polar ou Suunto : souvent autour de 1900m pour des séances de 2000.

En plus du temps et de la distance, elle mesure le nombre de mouvements par longueur et par minute, et le SWOLF. Le capteur cardio optique est bien activé, mais franchement, les mesures de FC sont un peu farfelues.

 

Autres sports / multisportsGalaxy Watch sport

Samsung a ajouté de nombreux modes adaptés à la salle de muscu ou de crossfit. Sur certains, les mouvements sont détectés automatiquement. On peut programmer un objectif (genre 3 séries de 10 répétitions), activer le comptage audio et personnaliser les données à l’écran. La limite du truc, c’est que le coach audio lit ce qui est écrit à l’écran de la montre. Donc quand c’est abrévié sur l’écran (genre « entrain. » pour « entrainement »), il lit ce qui est abrévié (donc on entend « entraine »). Pas trop au point tout ça.

Il est possible d’enchainer plusieurs profils sportifs sur la même activité. Une fois qu’on a mis l’enregistrement en pause, on appui sur Terminer et là, on peut appuyer sur Entrainement suivant au lieu d’accepter Finir l’exercice. On se retrouve sur l’écran de sélection des profils d’activité, on sélectionne celui qu’on veut et l’enregistrement reprend.

On peut donc enchainer différents sports dans la même activité, mais on ne peut pas pour autant faire un triathlon, puisqu’il manque le profil de natation en eau libre (avec GPS).

Précision GPS / cardio

J’ai moins de comparaisons de précision GPS et précision cardio par rapport à ce que je fais habituellement pour un test. C’est pas que je me suis plus prélassé dans le canapé, c’est qu’il m’a fallu 3 semaines pour trouver un moyen d’exporter les données de mes séances en TCX ou GPX.

Samsung Health ne permet aucun export TCX ou GPX et la synchro avec Strava n’est possible que sur l’appli Android (pas sur iPhone). L’appli Strava n’est disponible en téléchargement depuis un iPhone que depuis quelques jours.

J’ai donc utilisé l’application MapMyRun. On ne peut pas faire d’export depuis l’appli, mais j’ai fini par découvrir qu’on peut faire un export TCX depuis le site web. Ouf…

J’ai donc ouvert les fichiers GPX pour découvrir que l’enregistrement se faisait toutes les secondes dans l’un (ce qui devrait potentiellement donner une précision similaire aux autres montres GPS) et toutes les 4 à 6 secondes dans l’autres (vous allez voir que ça fait une différence). Je ne comprends pas pourquoi cette différence.

Globalement, la précision GPS de la Galaxy Watch est moyenne.

Précision GPS Galaxy Watch

Et parfois, même dans un environnement sans aucune difficulté, certains virages ne sont pas tout à fait précis.

Trace GPS Galaxy Watch

Sur la sortie avec 1 point toutes les 4-6 secondes, la précision GPS se dégrade forcément dans chaque virage, mais la trace reste tout de même centrée sur le chemin le reste du temps.

Trace GPS ile

C’est encore plus visible un petit peu plus loin. Après, même après avoir étudié complètement la trace GPS, je ne comprends pas d’où vient l’erreur sur le calcul de la distance (12km là où la Spartan a mesuré 8km). Je n’ai pas vu d’erreur sur la trace qui puisse expliquer cet écart. Comme j’ai utilisé l’application MapMyRun, je ne peux pas dire si l’erreur vient de la galaxy Watch ou de MapMyRun.

Trace GPS manègeDu côté de l’enregistrement de la fréquence cardiaque, j’ai eu des résultats désastreux. OK, on sait tous qu’il n’existe pas de capteur cardio optique parfait lorsqu’on le compare à une ceinture thoracique. Mais là, je n’avais jamais vu ça. Sur certaines sorties, la fréquence cardiaque a été enregistrée par intermittence, avec des périodes de plusieurs minutes sans aucune valeur de FC. Et ça ne m’est pas arrivé qu’une seule fois.

Galaxy Watch cardioJ’ai même eu une séance avec aucun enregistrement de FC. Ce n’est pas non plus un problème de capteur défectueux, puisque d’autres testeurs ont remarqué le même problème.

 

Suivi d’activité quotidienneGalaxy Watch suivi activité quotidienne

La Galaxy Watch est l’appareil Samsung le plus avancé pour le suivi d’activité quotidienne. On retrouve bien sûr les données habituelles comme le nombre de pas, le nombre d’étages gravis, le nombre de calories brûlées et bien sûr la fréquence cardiaque. Ces 4 données sont affichées sur le même wigdet. Un clic sur l’un des 4 icônes permet d’accéder à plus de détails :

  • Nombre de pas : nombre de pas et distance du jour et moyenne sur la semaine. Affichage graphique du nombre de pas quotidien sur la semaine. On peut régler un objectif et des notifications.
  • Nombre d’étages : nombre d’étages du jour et moyenne sur la semaine. Affichage graphique du nombre d’étages quotidien sur la semaine. On peut régler un objectif et des notifications.
  • Calories brûlées : calories du jour et moyenne sur la semaine. Affichage graphique des calories quotidiennes sur la semaine.
  • Fréquence cardiaque : FC instantanée, min et max de la journée (et de la semaine passée). Affichage graphique de la FCmin et max quotidienne sur la semaine. On peut régler 3 modes de fonctionnement du capteur cardio : uniquement sur demande, toutes les 10 minutes, toutes les secondes.

A partir du widget spécifique à la FC, on peut demander manuellement une mesure de la fréquence cardiaque. Le petit plus, c’est qu’on peut taguer cette mesure pour décrire l’état dans lequel on se trouve et ainsi mieux comprendre l’analyse (debout, assis, avant ou après le sport, fatigué, malade, et jusqu’à amoureux).

Le widget de suivi du sommeil donne plus d’éléments à analyser que les précédentes montres connectées Samsung : heures de coucher et de lever, durée couché, durée endormi, efficacité du sommeil, durée réelle de sommeil, répartition par zone de qualité de sommeil, affichage graphique du sommeil sur la semaine, moyenne de la semaine et différence avec la moyenne de la semaine précédente. Et elle détecte même les siestes. Mais oui ! Ce que Garmin et Fitbit ne savent toujours pas faire, la Galaxy Watch le fait, et bien (testé à plusieurs reprises ;o)

Le widget de suivi du niveau de stress permet de mesurer le stress (dommage qu’on ne puisse pas taguer la mesure comme sur le widget de FC) et propose un exercice de respiration guidée. Contrairement à ce que Garmin a implémenté sur ses montres, la Galaxy Watch ne fait pas de mesure du stress en continu. Ca ne se fait que sur commande manuelle. Du coup, c’est pas très pratique à utiliser au quotidien. Il faut y penser, lancer la mesure, attendre… bref autant passer direct à la relaxation par la respiration.

On peut ajouter 2 widgets particuliers qui permettent de suivre la consommation d’eau et de café. C’est très contraignant, puisqu’il faut tout saisir manuellement. Mais pour ce qui est du café, ça peut être utile à certains.

La Galaxy Watch est capable de détecter automatiquement certaines activités physiques qui sont pratiquées pendant plus de 10 minutes (moins, elle ignore). Elle enregistre alors la durée, la distance (à partir de l’accéléromètre, pas du GPS), les calories brûlées, etc. Et elle s’arrête automatiquement aussi.

Pour quelqu’un qui n’est pas forcément sportif, elle peut déployer tout un tas de petits artifices pour se motiver à bouger :

  • Les objectifs d’activité quotidienne (nombre de pas et/ou d’étage), avec une notification lorsque l’objectif est atteint
  • Les alertes d’inactivité : la montre va proposer de faire un petit exercice physique (comme des rotations de buste si vous ne pouvez pas quitter votre bureau) ou quelques pas
  • Les records, avec une notification lorsqu’on atteint un nouveau record de nombre de pas

Dans les tout petits trucs qui font une vraie différence entre une bonne et une mauvaise montre connectée, on trouve par exemple la notification sur le sommeil. Chaque matin, après qu’elle a détecté le réveil, elle vous envoie une notification avec un écran qui résume votre nuit :

  • Heure d’endormissement
  • Heure de réveil
  • Durée couché
  • Durée endormi
  • Efficacité (en pourcentage)

Si jamais il y a eu une grosse coupure dans votre nuit (genre un bébé qui pleure et qui met du temps à se rendormir), alors la Galaxy Watch distinguera 2 enregistrements de sommeil. C’est super efficace.

La même chose existe pour le widget Calendrier, qui peut vous envoyer le matin un résumé de la journée qui vous attend.

 

Montre connectéeGalaxy Watch montre connectée

Le magasin d’applications de Samsung est très bien rempli, mais il manque quand même des applications comme Facebook, WhatsApp ou Google Maps. C’est une conséquence de l’utilisation par Samsung  d’un OS propriétaire.

Par contre, Samsung annonce 60 000 watchfaces disponibles en téléchargement. Et bien souvent, on peut personnaliser ces watchfaces en modifiant la couleur et les données qui y sont affichées. Avec la watchface Photo+, on peut même utiliser une photo perso (transférée de son téléphone) comme fond d’écran d’heure. C’est une bonne idée et la photo rend super bien, mais l’heure est affichée soit en tout petit en bas, soit en gros au milieu mais on ne peut afficher aucune autre info.

Le truc un peut pénible, c’est le délai pour l’affichage d’une smart notification. Pour commencer, la montre vibre (normal), donc on regarde la montre ou activer l’écran. Et là, on a juste un logo à l’écran, qui indique l’origine de la notification (mail, une appli, etc) et un cercle qui tourne autour de l’écran. Franchement, il doit bien falloir attendre comme ça 2-3 secondes avant que le texte de la notification s’affiche à l’écran.

Les notifications sont ensuite accessibles en faisant défiler les écrans vers la gauche. Dans l’application Galaxy Watch, on peut choisir les applications dont on souhaite recevoir les notifications et celles qu’on préfère bloquer. Elles sont bien lisibles sur l’écran et en faisant défiler grâce à la molette, on peut même lire de longs messages.

Et ce que j’aime bien, c’est qu’on est prévenu par une alerte (vibrations) lorsque la connexion Bluetooth est perdue entre la montre et le téléphone. Ensuite, une petite icône de montre sert d’indicateur en haut de l’écran. La reconnexion se fait ensuite automatiquement.

La Galaxy Watch embarque un lecteur de musique sur lequel on peut transférer des fichiers audio de son ordinateur. Les formats supportés sont nombreux : MP3, M4A, 3GA, AAC, OGG, OGA, WAV, WMA, AMR, AWB. La manip n’est pas forcément simple. Il faut connecter la montre et l’ordi au même réseau Wifi. Ensuite, dans les paramètres du widget de lecteur de musique, on nous donne une URL personnalisée à laquelle il faut accéder depuis l’ordinateur. A partir de là, c’est simple : on sélectionne dans l’explorateur les morceaux qu’on veut transférer et il n’y a plus qu’à attendre (ça peut prendre quelques minutes si vous transférez une centaine de morceaux).

Sinon, vous pouvez aussi télécharger l’application Spotify. Ca vous permettra de synchroniser vos playlists (dans la limite de la mémoire disponible) et vous pourrez ensuite les écouter hors ligne (c’est-à-dire sans connexion à votre téléphone).

On peut connecter la montre en Bluetooth à un casque audio ou une enceinte, c’est pareil. En fait, on peut même écouter de la musique directement depuis la montre, grâce au haut-parleur ! Et franchement, on peut pousser le volume assez fort.

Le panneau de configuration (qu’on appelle en glissant le doigt de haut en bas) est en soi déjà bien utile. On y trouve 8 icônes qui vont du mode avion au mode économie d’énergie en passant par la gestion de l’écran (luminosité, durée d’allumage avant extinction). Sachez qu’on peut en plus le modifier. Il suffit de poser le doigt 2 secondes sur un des icônes pour pouvoir tout réorganiser. J’ai par exemple rajouté un icône pour gérer la connexion Wifi.

L’assistant virtuel Bixby sert un peu à rien. Déjà, pour commencer, il faut lui parler en anglais, car il n’y a pas de version française. Ensuite, OK c’est marrant au début de parler à sa montre pour demander quelle est la météo. Mais à part des questions simples de ce type, je n’ai pas réussi à lui tirer grand-chose d’autre. Et le délai d’attente fait qu’on aurait souvent aussi vite fait de le faire à la main ou de sortir son téléphone.

Le widget météo est en revanche une réussite. Il affiche la température et la prévision météo au centre. Sur la gauche, un arc de cercle bleu indique la probabilité de précipitation. A droite, un arc de cercle orange donne l’indice UV. Si on appui dessus, on a tout un tas d’informations supplémentaires, comme la température ressentie ou la différence de température par rapport à la veille, mais aussi l’heure de coucher du soleil. Viennent ensuite les prévisions sur la semaine.

La Galaxy Watch tourne sous un OS propriétaire, Tizen. Ce n’est pas Wear OS et pourtant, il souffre de la même manière de fonctionnalités quelque peu limitées avec un iPhone. C’est pas grand-chose, mais on ne peut pas répondre directement à un message depuis la montre. On peut décrocher ou refuser un appel, mais il faudra sortir le téléphone pour discuter (alors qu’avec un téléphpne Android, on peut parler directement à la montre, puisqu’il y a un micro et un haut-parleur).

On peut télécharger quelques applis sympa, comme Spotify, Uber, SmartThings (pour contrôler la domotique de la maison), Gear Voice Memo (pour enregistrer des mémos vocaux) et même des jeux ! Mais là, on va au-delà de l’utilisation sportive de la Galaxy Watch…

Il y a un widget de raccourci vers les applications qui est bien pratique. Il y a 6 emplacements, sur lesquels on peut soit définir une application téléchargée sur la montre, soit laisser la montre afficher la dernière application utilisée. C’est pratique.

 

ConclusionSamsung Galaxy Watch

La Samsung Galaxy Watch est une smartwatch super à utiliser : design réussi, interface agréable et avec une autonomie pas trop contraignante. Les widgets sont bien faits, les informations présentées de façon utile. Elle a quand même ses points faibles, comme l’app store pas au niveau de celui d’Apple et un assistant virtuel carrément inutile (et encore que je suis pas sûr que ça pose un problème à qui que ce soit, qui l’utilise sur sa montre ?).

Côté sport, elle n’est pas au niveau d’autres montres GPS pour la course à pied, du moins si vous souhaitez vous entrainer avec et analyser vos données. Ca passe pour le joggeur occasionnel mais pas pour celui qui cherche une montre cardio GPS pour s’entrainer et l’aider à améliorer ses performances.

Au final, j’ai terminé ce test avec une impression mitigée. J’ai relevé plusieurs défauts dans les fonctionnalités sportives de la Samsung Galaxy Watch qui font qu’elle ne correspond pas à ce que j’attends de ma montre cardio GPS. Et pourtant, l’expérience utilisateur au quotidien est excellente. J’ai aimé utiliser cette montre connectée.

Donc je pense que la clé de votre choix, c’est le cardio. Si vous voulez une montre qui doit vous permettre de suivre votre FC pendant vos entrainements, fuyez la Galaxy Watch. Au contraire, si le cardio n’est pas une donnée essentielle de vos entrainements, vous pouvez y aller.

 

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J’espère que vous avez trouvé cet article utile. Je passe généralement plusieurs heures pour faire ces tests, c’est pas mal de boulot.

Si vous êtes intéressé par l’achat de matériel sportif et que vous passez par un des liens ci-dessous, je toucherai une commission sur votre commande, ce qui contribuera à l’avenir de ce blog (et je vous en remercie).

Si vous avez encore des questions, n’hésitez pas à les poser dans un commentaire. Je prendrai le temps d’y répondre.

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9 commentaires

  • Nicolas Da Silva

    Merci pour le test , bon ba j’attendais ce test pour faire mon choix , je vais donc partir sur une fenix 5 car la Samsung et magnifique mais ce qu elle propose ne m intéresse pas. C’est dommage car cet interface et ce bel ecran donne envie.

  • yves

    Effectivement, je suis tout à fait d’accord en tous points avec ce test. Je l’ai utilisé pendant une dizaine de jours et je l’ai rendue au magasin. A mon sens, trop de gadgets, ou devrais-je dire de widgets… un peu plus montre connectée que montre sportive. Elle ne répondait pas tout à fait à mes attentes et j’ai donc opté pour une autre marque mais elle est très réussie pour ceux qui recherche une montre pour un suivi d’activités quotidienne sans forcément se lancer dans des séances de sport intensives.

  • Aurélien

    Bonjour,
    très bon article. Je me permets un retour car je suis possesseur de la montre : j’ai remarqué que si on veut les données cardio il faut utiliser l’appli course de samsung et non mapmyrun avec lequel l’enregistrement est pour le moins erratique.
    Je suis d’accord avec vous sur tous les points, c’est une excellente montre connectée mais une montre de sport très moyenne qui ne contentera que les sportifs du dimanche.
    Les deux points qui me gênent le plus sont l’absence de personnalisation de l’écran de données en course, et l’exploitation impossible de la vitesse instantanée.
    Je suis un coureur débutant et je m’en contente pour l’instant, pas certain que ça dure.
    Sinon excellent produit, autonomie top, écran magnifique.

  • Antoine

    Bonjour,

    j’hésite entre cette montre et la Garmin Vivo Active 3 Music.

    J’utilise actuellement Strava avec mon Galaxy A5 (pas pratique) pour me monitorer. Je suis ce que l’on pourrait appeler un runner débutant (je cours 3-4x par mois – 10km en moyenne, allure 5:30/km) et j’aimerais commencer à faire du trail léger en 2019 (15 à 20km / 350 à 600 m de +). Je cherche également un tracker d’activité pour me motiver à bouger. Les fonctions connectés qui pourraient m’intéresser : SMS / Téléphone / WhatsApp + en option Yaste (pour télécommander Kodi).

    Que me conseillez-vous ?

    Merci d’avance pour vos conseils

    • Jérôme

      Bonjour
      Pour du trail, je préférerais la Vivoactive 3 Music. Mais les fonctions connectées avec le téléphone seront limitées aux notifications.

  • Ippo77

    Merci pour le test.

    Dommage que la version LTE ne soit pas disponible en France.

    Malgré les défauts, elle me fait de l’oeil, surtout pour son côté montre qui fait tous. Ce qui m’intéresse sont les appels/sms, paiement sans contact (non disponible pour l’instant), lecteur mp3…

    Pour le côté sportif, je pense garder ma Garmin Fenix 5. Je testerai (quand je l’aurai bien sûr) sur une course avec les 2 pour voir les diffèrences.

  • Merci pour ce super article. J’ai acheté cette montre sur un coup de tête car je la trouve vraiment trop belle. Par contre je suis déçue par le côté sportif.
    C’est une belle montre connectée mais pour le sport, pas terrible. Je n’arrive pas à utiliser le GPS (à part avec mapmyrun). Si quelqu’un à des infos 😉

    • Antoine F.

      Merci pour cet avis. Ca me réconforte dans mon choix, Garmin Vivoactive 3 music qui, pour le même prix, devrait être bien plus adapté pour le tracking de mes activités.

      De plus, le cardio semble bien plus fiable, le GPS est bon et enfin la Garmin est bien plus légère. Je vous ferai un feedback dès que je la reçois.

      J’espère que vous trouverez une solution pour utiliser son GPS.

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