Test Coros Pace : j’ai été bluffé par son autonomie

Test Coros Pace
 

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A côté des marques historiques comme Garmin, Polar ou Suunto, il n’est pas facile pour une nouvelle marque de trouver une part de marché suffisante dans le secteur des montres cardio GPS. Fitbit, pourtant connu pour ses bracelets connectés galère à faire la transition vers les montres connectées. TomTom a essayé d’attaquer le marché par l’entrée de gamme mais sa filiale TomTom Sports est en grande difficulté financière. Epson essaie aussi, galère, puis semble avoir abandonné le marché occidental.

Dans ce paysage, une startup tente sa chance crânement. Coros, issu des casques de vélo connectés, s’est carrément offert le CES de Las Vegas comme tribune pour lancer une montre GPS triathlon : la Coros Pace. Ca en dit long sur ses ambitions. La différence avec les autres outsiders cités plus haut, c’est que Coros ne lance pas une gamme complète de montres GPS, mais simplement une montre de triathlon plutôt bien placée niveau prix. Suffisant pour se faire une place ?

J’ai testé la Coros Pace pour essayer de m’en rendre compte.

 

Présentation de la Coros PacePrésentation Coros Pace

Au premier regard, la Coros Pace ressemble à une Forerunner 735XT. Mais en y regardant de plus près, un oeil averti (j’en ai deux) trouve quelques différences.

La plus évidente, c’est qu’il n’y a que 4 boutons (et pas 5) hexagonaux.

  • A droite, Haut et Bas, pour se déplacer dans les menus
  • En bas à gauche, un bouton rouge qui sert à valider
  • En haut à gauche, le bouton Retour

Du coup, l’interface est facile à appréhender. Pas de fonctions multiples appui court / appui long, les 4 boutons sont simples à utiliser. A si ! Un appui long sur le bouton en haut à gauche ouvre un menu de commandes sous forme d’icônes arrangés en cercle (comme sur les Garmin récentes). A partir de là, on peut :

  • Activer le mode ne pas déranger
  • Coupler un téléphone
  • Afficher la boussole
  • Régler une alarme
  • Entrer dans le menu des réglages

La seconde, c’est que l’écran est entièrement rond (et pas aplati en haut et en bas).

Le bracelet est un peu plus large que sur les Forerunner (24mm) et fait un peu plus sport et plus recherché, avec sa bi-coloration noir/rouge. Il est en silicone, souple et agréable, avec une boucle en métal. Contrairement à presque tous les tests que j’ai réalisés ces dernières années, il résiste bien à l’usure. Petite attention appréciable : Coros fournit dans la boite le petit outil nécessaire au démontage des petites vis du bracelet. C’est la première fois que je vois ça, ça doit pas leur coûter bien cher et c’est super agréable du point de vue de l’utilisateur.

De manière générale, je trouve que la Coros Pace a un caractère très affirmé. Les écrans ont du peps, les graphismes sont dynamiques, modernes. Franchement, ça m’a plu. L’équipe en charge du design a même poussé le souci du détail jusqu’à dessiner une fenêtre hexagonale pour la fenêtre du capteur cardio au dos de la montre, la même forme que les boutons.

Il existe 3 versions, strictement identiques mais de couleur différente :

Avec son boitier de 43mm de large et 12mm d’épaisseur, elle est plus petite que ses sources d’inspiration : la Forerunner 935 fait 47mm de large et 14 d’épaisseur, la Forerunner 735XT 44mm x 12. Et avec un poids de 43g, elle se situe entre les 2 (49 et 40g respectivement). C’est donc un format tout à fait optimisé pour la pratique du triathlon. Une montre légère et suffisamment fine pour ne pas gêner, notamment lors du retrait de la combinaison de natation.

Dans ce petit boitier, Coros a tout de même intégré un écran LCD réflectif de 30mm de diamètre et 240×240 pixels de résolution. C’est donc identique à une Forerunner 935 ou une Fenix 5 et mieux que la Forerunner 735XT (215×180) ou la Spartan Trainer Wrist HR (218×218). Il a le même point faible que tous les écrans transréflectifs : il faut activer le rétroéclairage pour qu’il soit lisible dans la pénombre. Mais il est superbe en pleine lumière. Je dirais que c’est un des écrans les plus lisibles et avec le meilleur contraste des montres GPS que j’ai testées. Et le rétro éclairage est efficace et améliore encore le rendu.

Par défaut, le rétro éclairage est activable par une pression de bouton ou un mouvement de rotation du poignet. On peut le désactiver dans l’appli, mais dans ce cas, il devient impossible de l’allumer (donc on ne peut pas lire l’heure la nuit). Cette implémentation est un peu mal foutue. Habituellement, je n’aime pas l’activation par mouvement du poignet, car on active le rétro éclairage la nuit quand on bouge dans le lit (c’est chiant). Donc je désactive cette fonctionnalité. Mais là, les 2 étant liées, c’est source de problème. Car il n’y a pas de 5e bouton Light comme sur les Garmin. Il faudrait quand même qu’on puisse conserver l’activation par une pression de bouton pour pouvoir lire l’heure dans le noir…

Par contre, la vitre par-dessus l’écran rappelle celle de la gamme des Forerunner 220. Un aspect un peu plastique probablement sujet aux rayures.

A l’intérieur, on retrouve tous les capteurs d’une montre GPS de triathlon, y compris un altimètre barométrique (ce qui est encore rare sur une montre GPS à moins de 300€), une puce GPS et un capteur cardio optique. Donc si visuellement elle ressemble à la Forerunner 735XT, techniquement elle joue dans la même cour que la Forerunner 935.

Par défaut, le géopositionnement utilise une combinaison de 3 systèmes satellites : GPS, GLONASS (le GPS russe) et Beidou (le GPS chinois). C’est la première fois que je teste une compatibilité Beidou implémentée sur une montre GPS. D’expérience, GLONASS n’apporte généralement pas vraiment une meilleure précision ; Galileo n’est pas encore 100% opérationnel. Beidou est différent dans son concept puisque jusqu’en 2012, il n’utilisait que des satellites centrés sur la Chine. La tranche 2012-2020 doit ajouter 24 satellites en orbite moyenne pour apporter une couverture mondiale. Bref, peu de chance que ça améliore la précision en France.

Notez qu’on ne peut pas choisir d’activer ou désactiver 1 des 3 systèmes, c’est tout ou rien (pour les sports en intérieur). S’il est communément admis qu’activer plusieurs systèmes de positionnement par satellite consomme plus de batterie, vous allez voir que la Coros Pace fait plus que se défendre dans ce domaine.

Les accessoires externes peuvent être connectés en ANT+ :

  • ceinture cardio (ou brassard cardio optique)
  • footpod
  • capteur de vitesse
  • capteur de cadence
  • capteur de puissance vélo

La liaison Bluetooth ne sert pour le moment qu’à faire les synchronisations avec l’application Coros sur smartphone. Mais une prochaine mise à jour devrait apporter le support des accessoires Bluetooth. Ca ferait rentrer la Coros Pace dans le cercle très fermé des montres GPS avec double compatibilité ANT+/Bluetooth (limité actuellement à une petite dizaine de montres Garmin).

Elle est étanche à 50m, ce qui permettra de l’utiliser en mer comme en piscine sans souci.

Sur le papier, Coros annonce que la Pace peut tenir 30 jours en mode montre / suivi d’activité quotidienne et 25h en enregistrement GPS. C’est du musclé. Figurez-vous que cette longue autonomie s’est bien confirmée lors du test. Avec la première charge, j’ai réussi à tenir 20 jours en mode montre connectée (Bluetooth et smart notifications activées, cardio 24h/24) avec 12h d’enregistrement d’activités GPS sur la période (avec cardio optique) !!! Il restait 5% de batterie et la montre demandait par un message affiché à l’écran à être rechargée. Après plus de 50 tests de montres GPS et bracelets connectés, c’est une montre d’une marque inconnue qui arrive à m’impressionner. Dingue, non ?

Ces 25h d’autonomie (d’après mes tests, je dirais même 25-30h) placent la Coros Pace sur un segment où les concurrentes sont rares : Fenix 5 (24h), Fenix 5X Plus (33h), Forerunner 935 (24h), Suunto 9 (25h) et Amazfit Stratos (35h). Sachant que la Suunto 9 bouffe beaucoup de batterie en mode montre connectée pour la réception des smart notifications et que l’autonomie de l’Amazfit Stratos fond comme neige au soleil dès qu’on lui connecte un accessoire Bluetooth (ceinture cardio, écouteurs ou autre), je lui décernerais facilement la médaille d’or pour le rapport autonomie/prix. La recharge se fait avec une pince qui ressemble à celle de la Garmin Forerunner 645.

Au niveau de l’interface graphique, on reconnait de-ci de-là des écrans inspirés tantôt de Garmin (widgets boussole, altitude, pression atmosphérique), tantôt de Suunto (table des statistiques par tour, présentation des données post-exercice). Le tout donne une montre de sport efficace dans ses présentations de données et agréable à utiliser. Visuellement, c’est très réussi (c’est la 2e fois que je dis que j’ai bien aimé).

Notez que lors de ce test, j’ai utilisé une interface en anglais, car le français n’est pas encore disponible. On m’a confirmé que ça devrait venir dans une prochaine mise à jour, sans date connue. La Coros Pace a déjà reçu plusieurs mises à jour depuis sa sortie en avril (ajout du VO2max, de l’export des fichiers de données, de profils sportifs, du support des accessoires ANT+, d’un mode fractionné, etc). Donc j’ai confiance dans le fait que ça viendra bientôt.

Différents widgets sont disponibles, sans que l’on puisse personnaliser leur affichage (en masquer certains ou en changer l’ordre) comme sur les montres Garmin :

  • Heure : heure, date, jour de la semaine, nombre de pas, nombre de calories et temps de sport de la semaine
  • Suivi d’activité, 2 écrans. Activité quotidienne : nombre de calorie, nombre de pas. Sport : durée, nombre d’étage
  • Cardio, 2 écrans. FC instantanée, graphique et FCmoy sur 4h, FCmin et FCmax sur 24h. FC et zone cardio (jauge)
  • Outdoor, 2 écrans. Baromètre : pression atmosphérique, graphique et pression moyenne sur 4h, pression max et min sur 24h. Altimètre : altitude, graphique et altitude moyenne sur 4h, altitude max et min sur 24h
  • Boussole, 2 écrans. Boussole avec azimut. Boussole avec azimut et altitude
  • Smart notifications

La Coros Pace est une montre multisport orientée vers le triathlon. Les profils sportifs sont donc entièrement destinés soit à l’entrainement, soit à la course :

  • Course à pied : extérieur et tapis de course (sans GPS)
  • Vélo : extérieur et home trainer (sans GPS)
  • Natation : eau libre et piscine (sans GPS)
  • Triathlon ou multisports

C’est tout. Pas de sports fantaisistes (zumba, roller, ski, etc), ni de possibilité d’en créer de supplémentaires. Quelque part, c’est quand même un peu dommage qu’il n’y ait pas un profil ‘Autre’ ou la possibilité d’en créer un perso. Je comprends que les équipes de Coros aient voulu aller à l’essentiel pour sortir leur montre cardio GPS dans les délais, mais je trouve qu’il manque une option pour utiliser la Pace sur quelques pratiques sportives pourtant assez communes, comme de la randonnée ou du rameur (par exemple). Parce que tout le monde ne ‘vit’ pas forcément triathlon 24h/24 7j/7.

Pour chaque profil sportif, on ne peut pas programmer d’entrainement complexes, mais un certain nombre d’outils sont disponibles pour l’entrainement :

  • Programmation de séances d’intervalles (distance ou temps) sur les profils course à pied et vélo
  • Alertes : cadence, FC, allure, vitesse
  • Tours manuels et automatiques
  • Zones : cardio et puissance
  • Métronome

Quand on sait que l’absence de programmation d’entrainement est reprochée aux Spartan depuis 2016, ça ne m’étonnerait pas, vu la cible de la Coros Pace (les triathlètes), que ça soit également un point noir de la liste des fonctionnalités. Mais bon, il faut relativiser ça en réalisant que la Pace se place en entrée de gamme des montres GPS triathlon.

On peut configurer jusqu’à 5 écrans de données par profil sportif. La personnalisation de chaque écran est inédite, elle ressemble à ce qu’on trouve sur la Vivoactive 3. Le chrono est affiché dans un bandeau en bas de l’écran en blanc sur fond noir. C’est un champ de donnée qu’on ne peut pas changer. Il sera toujours présent sur chacun des écrans. Le reste de l’écran (je dirais 80% de la surface d’affichage) peut ensuite être utilisée pour afficher 1, 2, 3 ou 5 données en noir sur fond blanc. Chaque champ de donnée est identifié par une inscription textuelle (distance pour la distance, heart rate pour la FC, etc) et en plus, si la taille du champ le permet, un icone. En plus de ça, le 2e écran affiche sur le demi-cercle supérieur une jauge de cardio. Avec tout ça, on arrive quand même à une personnalisation efficace des écrans.

On peut calibrer manuellement ou de façon automatique (GPS) l’altimètre barométrique au point de départ d’une activité (ou n’importe où en fait). Mais, avec la boussole, c’est à ça que se limite le côté ‘outdoor’ de la Coros Pace. On ne peut pas faire de navigation : pas de suivi d’itinéraire, ni de retour au point de départ et pas de relevé de coordonnées GPS. C’est une montre de triathlon et ses fonctionnalités se concentrent vers ce domaine.

Le transfert des données se fait via Bluetooth vers l’application Coros. Et c’est tout. Il n’y a pas de site web et pas de synchro possible via câble USB. Ca veut dire que si vous n’arrivez pas à appairer la montre et votre smartphone, vous n’aurez pas de solution pour exporter les données contenues dans la mémoire de la montre, ni faire les mises à jour. Ca veut aussi dire que pour l’analyse de vos données, il faudra passer soit par l’appli Coros sur votre smartphone, soit par Strava (après avoir configuré un transfert automatique).

Mais d’un autre côté, ça présente l’avantage d’être simple à utiliser. Pas besoin d’installer un programme sur un ordinateur, pas besoin de Wifi, tout se gère via l’application et un smartphone connecté en Bluetooth. Même les mises à jour logiciel.

On retrouve sur l’application les onglets et les données habituels sur ce genre de plateforme :

  • Les données d’activité quotidienne présentées sous forme d’histogramme de 24 barres pour les 24h d’une journée : calories, durée d’exercice, nombre de pas, fréquence cardiaque
  • Des données physiologiques : VO2max et FC au repos
  • Les activités sportives : trace GPS sur fond de carte, graphiques d’allure, de cadence, de dénivelé, de FC, le temps passé dans chaque zone cardio, les données par tour
  • L’export des activités aux formats GPX, TCX, FIT, KML vers la mémoire du téléphone ou envoi par email
  • Les médailles
  • La synchronisation avec d’autres comptes : Strava et Apple Health (j’ai un iPhone)
  • L’outil de personnalisation de la montre

En l’état, on ne peut pas faire d’analyse long terme mais juste afficher les statistiques activité par activité (pour le sport) ou jour par jour (pour l’activité quotidienne).

Pour aller plus loin, 2 indices me font dire que Coros doit avoir de l’ambition. Dans l’application, on peut :

  • ajouter une autre montre que celle qu’on utilise
  • définir quelle montre est le tracker d’activité principal (comme dans Garmin Connect, qui gère plusieurs montres et bracelets connectés)

 

 

Champs de donnéesCoros Pace champs donnée

Heure

Distance : totale, au tour

Nombre de tours

Calories

Nombre de pas

Cadence : instantanée, moy, au tour

Longueur de foulée : instantanée, moy, au tour

Allure : instantanée, moy, max, au tour, dernière longueur (piscine)

Vitesse : instantanée, moy, max, au tour

Fréquence cardiaque : instantanée, moy, max, au tour, dernière longueur (piscine)

Chrono : total, au tour

Dénivelé : d+, d-

Altitude

Pente (vélo)

Puissance : instantanée, moy 3s, moy 10s, moy 30s, moy, normalized power (NP)

Longueurs

Nombre de mouvements : moy, moy par longueur, dernière longueur, au tour

SWOLF : moy, dernière longueur, au tour

 

Course à piedCoros Pace running

Au moment de lancer une activité sportive, le GPS fix se fait aussi vite que sur une montre d’une marque plus connue, quelques secondes. Une vibration annonce que c’est prêt. Si on lance l’enregistrement avant que le fix soit fait (GPS et/ou cardio), on a temporairement un bandeau noir en haut de l’écran avec l’icône correspondant qui clignote. Ce bandeau disparait dès que tout est opérationnel (et réapparait si d’aventure la montre perd le signal GPS).

Pendant l’attente du GPS fix, on a un accès rapide aux options du profil sportif comme sur les Suunto Spartan. C’est bien pratique, ça permet de changer un truc vite fait au dernier moment sans perdre de temps en attendant que le signal GPS soit acquis :

  • Intervalles
  • Tour automatique
  • Pause automatique
  • Alertes (allure, cadence, fréquence cardiaque)
  • Métronome
  • Défilement automatique des écrans
  • Verrouillage des boutons

La configuration du fractionné permet de réaliser des séances d’intervalles en configurant le nombre de répétitions, le temps ou la distance de travail et de récupération, ainsi que d’activer un échauffement et un retour au calme. L’implémentation ressemble alors à ce qu’on trouve sur les Suunto Spartan. Si on a activé un échauffement, on lance l’activité et on part courir. Dès qu’on se sent chaud, on appui sur le bouton en haut à gauche pour lancer l’enchainement des intervalles. On enchaine ensuite les répétitions, avec un écran qui fait le comptage à chaque changement d’allure.

Pendant la course, l’allure est affichée à la seconde près (pas par incréments de 5s). Mais elle est tellement lissée (environ 5-6 secondes) que ce n’est pas forcément très pertinent. En tout cas, ce ne sera pas plus précis sur une séance de fractionné, particulièrement au moment des transitions d’allure.

On peut aussi afficher 2 métriques spécifiques au running, la cadence et la longueur de foulée. Et il y a même un métronome pour travailler la cadence sur des séances spécifiques.

En fin d’enregistrement (ou en pause), on peut accéder aux détails des statistiques par tour, présenté sous la forme d’une table (comme sur les Suunto Spartan). C’est un super écran et c’est même dommage qu’on ne puisse pas l’afficher comme un écran présentant les données au tour pendant l’activité. Ces données, ainsi que celles de toutes les activités précédentes, sont accessibles dans l’historique directement depuis la montre.

Coros met en avant l’UltraSync Technologie qui divise par 2 le temps de transfert des données d’entrainement vers l’application. Ca sonne un peu fumeux, mais c’est sacrément efficace. La synchronisation est vraiment super rapide, la plus rapide que j’ai pu rencontrer lors de tous mes tests. En quelques secondes tout est fait. C’est plus rapide que Garmin et incomparablement plus rapide que Suunto.

Le secret réside en fait en partie dans la taille des fichiers transférés. A titre d’exemple, sur ma première sortie running, le fichier GPX issu de la Coros Pace pèse 475Ko, celui de la Suunto 9 1831Ko, presque 4 fois plus. On verra dans la section Précision (plus bas dans l’article) l’origine de cette taille réduite.

Dans l’application, on retrouve la trace sur un fond de carte, des graphiques d’allure, de cadence, de dénivelé et de FC, les zones cardio et les données au tour.

Application CorosOn peut trouver dans l’application la valeur du VO2max et de la fréquence cardiaque au repos. On a l’habitude dans les tests sur le blog de voir que le VO2max est souvent l’intégration d’une fonctionnalité Firstbeat. Ici, ce n’est pas le cas, Coros a développé son propre algorithme. Dans mon cas, sa valeur est assez faible par rapport à ce que me donne ma Fenix 5 Plus (qui tire cette valeur d’un historique Garmin bien plus long) : 47 dans l’appli Coros, contre 53 dans Garmin Connect. Pas top. Avant de vous alarmer, souvenez-vous qu’il faut environ 4 semaines pour que le VO2max soit fiable.

Quant à la fréquence cardiaque au repos, elle est définie par Coros comme la plus faible valeur de FC pendant la journée. La montre ne faisant pas de suivi du sommeil, je ne sais pas s’il faut traduire ‘journée’ par ‘24h’ ou si c’est réellement une mesure faite sur le temps éveillé.

 

VéloCoros Pace vélo

Habituellement, les profils vélo se distinguent des profils running par l’affichage de la vitesse au lieu de l’allure. Mais comme on peut afficher sur la Coros Pace la vitesse dans le profil course à pied…

Il existe néanmoins une différence : la puissance. On peut appairer un capteur de puissance et afficher différentes métriques issues de ce type de capteur.

Cependant, elle ne prend pas en compte la différence entre le VO2max de course à pied et le VO2max de cyclisme. Or les études scientifiques montrent que, physiologiquement parlant, il y a une différence d’environ 5%.

Il n’existe pas de système de montage sur cintre mais je pense que n’importe lequel pourra être adapté. Pour une montre spécialisée triathlon, il manque peut-être un système de montage rapide comme celui de la Forerunner 935 Tri Bundle.

C’est à vélo que l’affichage à 6 champs est le plus utile, tout en restant parfaitement lisible pendant la sortie.

 

NatationCoros Pace natation

La Coros possède 2 modes de natation, eau libre (avec GPS) et piscine (sans GPS). Pour la piscine, elle propose des longueurs classiques (25 et 50m), ainsi que la possibilité de personnaliser la longueur au mètre près, de 15 à 300m (ça fait une sacrée piscine quand même, mais j’ai regardé sur internet, il en existe même des plus grandes).

A partir de l’écran de départ, on accède aux options du profil par un simple clic vers le bas :

  • Longueur
  • Alerte (distance, fréquence cardiaque)
  • Verrouillage des boutons

Comme ça se fait de plus en plus, le capteur cardio optique est activé en mode natation. Mais comme d’habitude, la précision n’est pas trop au rendez-vous.

Pour le reste, ça reste assez simple. La seule spécificité de ces modes natation, c’est l’affichage du SWOLF (indicateur d’efficacité de nage).

 

TriathlonCoros Pace triathlon

Le profil triathlon permet d’enchainer natation, vélo et course à pied avec les transitions afférentes.

Mais son implémentation est un peu simpliste, puisque ce n’est pas un profil sportif à part entière. C’est-à-dire qu’on ne peut rien configurer sur le profil triathlon. Il est en fait constitué d’un enchainement des 3 profils natation en eau libre, vélo extérieur et running extérieur. On ne peut donc pas configurer d’alertes ou d’écrans particuliers pour cette discipline.

La dernière mise à jour a tout de même ajouté la possibilité de construire un enchainement différent du classique triathlon. On peut donc désormais utiliser la Coros Pace pour faire du swim-run par exemple.

 

Précision GPS/cardio/altimètre

Pour un nouvel arrivant sur le marché des montres cardio GPS, c’est probablement la partie la plus sensible et la plus compliquée. Optimiser les performances d’une puce GPS ou d’un capteur cardio optique requiert des algorithmes très complexes et une bonne dose d’expérience pour affiner les réglages. C’est pourquoi j’ai comparé la précision du GPS, du cardio et de l’altimètre de la Coros Pace face à une ceinture cardio et des montres GPS haut de gamme de marques reconnues.

C’est en analysant le fichier GPX de ma première sortie running que j’ai trouvé la petite feinte de Coros qui permet de gagner en autonomie et d’accélérer le temps de transfert via Bluetooth. Le flair du testeur… La Coros Pace ne relève la position GPS qu’une fois toutes les 2 secondes, alors que les autres montre GPS permettent généralement de relever 1 point toutes les secondes dans le mode de fonctionnement le plus précis. Ca permet donc d’éteindre la puce GPS entre 2 relevés et gagner ainsi en autonomie. Ca donne aussi in fine un fichier de données plus petit à transférer.

Commençons par la précision GPS en course à pied. Vu de loin, en terrain dégagé, ça a l’air satisfaisant.

Coros Pace terrain dégagé

Mais vous allez voir que dès qu’on complique les choses, ben on visualise bien une précision GPS qui devient moyenne, probablement à cause de cette prise de position GPS toutes les 2 secondes.

Sur cette sortie, je progressais du bas vers le haut. J’étais donc sur un chemin bordé de grands arbres lorsque j’ai effectué un virage à 90 degrés. La Coros Pace a raté l’instant du virage, occasionnant une erreur d’environ 20m. Surtout, elle a mis longtemps à se réaligner, alors que le terrain était dégagé.

Coros Pace trace GPS

Globalement, des virages approximatifs, j’en ai plein à vous montrer en exemple, même si l’erreur occasionnée n’est au final pas énorme (regardez la distance totale).

En trail, dans un alpage :

Coros Pace trace GPS alpageEn ville :

Coros Pace trace GPS ville

Sous des arbres :

Coros Pace trace GPS forêtLa trace GPS n’est quand même pas systématiquement à côté de la plaque, mais elle manque de précision dès qu’un élément rend plus difficile la réception du signal GPS. L’exemple suivant l’illustre bien. Je me déplace du bas vers le haut. Tant que je suis un lotissement, la trace GPS de la Coros Pace se superpose très bien avec les autres. Dès lors que j’entre en forêt, elle dévie sur la droite.

Coros Pace trace GPS entrée forêt

Coros a fait le choix de ce mode 2 secondes pour augmenter l’autonomie de sa montre GPS. Mais on arrive finalement à une précision équivalente au mode FusedTrack Endurance de la Suunto 9, qui ne relève qu’une position toutes les 60s.

Coros Pace trace GPS trail

Elle m’a quand même bluffé lorsque je suis passé dans cette très étroite ruelle bordée de maisons en Italie. J’étais persuadé que ce serait un enfer pour les montres GPS. Et les traces de la Fenix 5 Plus et de la Vivoactive 3 Music sont conformes à ce que j’anticipais. C’est dans cette situation que la Coros Pace a sorti une trace GPS presque parfaite !

Ruelle Italie

Globalement et malgré tout ce que je viens de vous montrer, l’algorithme gère bien toutes ces imprécisions pour calculer une distance qui est finalement toujours très proche de ce que les autres montres GPS ont mesuré.

A vélo, le comportement est un peu différent. Comme d’habitude, les traces GPS sont meilleures à vélo qu’en running. Et ça se confirme avec l’étude de la précision GPS de la Coros Pace. Mais cette fois, on retrouve un survirage assez semblable à ce que j’avais observé lors du test de la Fenix 5. Sur cet exemple, je roule du haut ver le bas et à 2 reprise, la Coros Pace vire un peu tard et rattrape la trajectoire au virage suivant.

Coros Pace trace GPS vélo

J’ai également l’impression que la prise de position GPS toutes les 2s entraine un lissage plus important de la trace. En témoigne ce rond-point où la trace fait quasiment un tout droit.

Coros Pace trace GPS lissée

La précision du capteur cardio optique a été la bonne surprise lors de ce test. Sur ce premier exemple, le suivi est assez bon. Elle rate assez franchement la montée à 180bmp en milieu de sortie, plus 2 autres à 160 en début et fin. Mais pour le reste, c’est plutôt en phase avec ce qu’a mesuré la ceinture cardio de la Fenix 5 Plus.

Coros Pace cardio running

Un autre exemple encore plus réussi, en trail, où cette fois, elle arrive même à suivre les 2 montées à 180bmp. Le reste du tracé est émaillé de ci de là de quelques petits pics de moins de 10bmp d’erreur durant quelques secondes.

Coros Pace cardio trail

Un autre exemple similaire :

Coros Pace précision cardio

Voilà une sortie trail intéressante. Parce que de prime abord, ça à l’air d’être n’importe quoi. OK, il y a un phase de la 45e à la 55e minute où la mesure de la fréquence cardiaque est complètement fausse. Puis une autre vers 1h. Mais regardez le reste du tracé. Regardez un peu comme la Coros Pace a bien géré les variations d’intensités pourtant importantes.

Coros Pace cardio trail running

Et sur le vélo, ça donne quoi ?

Ca va peut-être vous étonner à la vue de ce graphique, mais c’est une des meilleures montres cardio GPS qui donne les meilleures résultats. Habituellement, c’est très difficile pour un capteur cardio optique de mesurer la fréquence cardiaque, pour différentes raisons : vibrations, muscles du poignet tendus, montre qui tombe sur le poignet alors qu’il faudrait au contraire la porter quelques centimètre au-dessus, etc.

Sur cette sortie de 2h, si l’on exclu une dizaine de décrochages (les pics, soit vers le haut, soit vers le bas), je dirais que 90% du tracé correspond à la réalité. Regardez mes tests passés, vous n’en verrez pas beaucoup d’aussi bons.

Coros Pace cardio vélo

L’altimètre barométrique n’est pas forcément l’arme ultime pour mesurer les dénivelés. Certains font quand même des erreurs à cause de l’algorithme qui traite les données brutes du capteur, soit parce qu’il lisse trop ou au contraire pas assez.

Sur des sorties running, ça ne pose pas de problème et la Coros Pace arrive quasiment aux mêmes données que d’autres montres GPS équipées d’alti baro.

Précision altimètre

J’ai tout de même remarqué sur des sorties en trail cumulant de plus gros dénivelés une erreur due à un lissage trop fort sur les phases où la pente n’est pas très longue. Mais bon, la Coros Pace a été conçue dans l’optique du triathlon, pas du trail.

Coros Pace alti trail

 

Tracker d’activitéCoros Pace tracker activité

Le suivi d’activité quotidienne recouvre tout ce qui se fait désormais de façon classique sur les montres connectées depuis un an ou deux. Suivi du nombre de pas, des étages gravis, du nombre de calories brûlées et de la fréquence cardiaque.

Pas de suivi du sommeil, qui requiert probablement un algorithme plus complexe pour détecter l’heure d’endormissement (à distinguer d’une phase calme sur le canapé devant la télé) et les différentes phases de sommeil.

Pas non plus d’alertes d’inactivité ou d’objectifs. Cela dit, ce n’est généralement pas ce qui intéresse les triathlètes.

Le tout est donc basique et n’apportera pas grand-chose au public cible constitué de triathlètes, pour qui les séances d’entrainement sont régulières.

 

Montre connectéeMontre connectée Coros Pace

Le premier appairage avec un smartphone se fait en scannant le QR code affiché à l’écran (comme sur l’Amazfit Stratos). Simple et efficace.

Actuellement, il n’y a pas de watchfaces pour personnaliser l’écran d’heure. Mais celui-ci est fonctionnel et plutôt agréable à regarder. En fait, on peut quand même choisir la couleur de l’affichage. Blanc et rouge par défaut, on peut changer cette couleur si l’on préfère le bleu, le gris ou le vert. Ca permet quand même de basculer l’affichage en bleu pour la version avec le bracelet bleu et en gris pour la version avec le bracelet gris. Quant au vert…

Le service de notification est complet et transfère du téléphone vers la montre les notifications (avec vibrations et/ou bip) pour :

  • Appels entrants
  • SMS
  • Emails
  • Facebook
  • Facebook messenger
  • WeChat
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Instagram

On peut activer ou désactiver individuellement ces notifications. Une catégorie ‘Autre’ rassemble les notifications de sources autres que celles spécifiées dans la liste. En cas de déconnexion, le symbole Bluetooth barré s’affiche en haut de l’écran. Ca permet immédiatement de voir que la connexion avec le téléphone est coupée.

Les notifications s’affichent pendant quelques secondes à l’écran. Je crois que c’est la seule fonctionnalité que je trouve pas très bien implémentée visuellement, car l’affichage du message n’utilise qu’une partie centrale de l’écran, donc on ne peut pas lire grand-chose, juste quelques mots. Pour en lire plus, il faudra aller dans le widget notifications et accéder au détail de la notification qui vous intéresse.

Pour ne pas recevoir de notifications pendant une période, on peut activer le mode ne pas déranger.

Ce qui est quand même remarquable, c’est l’autonomie en mode montre connectée. L’autonomie en mode GPS dépend essentiellement de la consommation de la puce GPS. Mais Coros a réussi à faire très fort en réduisant la consommation 24h/24 de la Pace. Au bilan, on n’hésite pas à activer le Bluetooth car on est assuré de ne pas avoir à recharger la montre plus d’une fois par semaine. Pour rappel, Coros annonce 30 jours d’autonomie et j’ai tenu 20 jours sur la première recharge alors que j’avais effectué 12h d’activité GPS.

 

ConclusionAvis Coros Pace

A 300€, la Coros Pace ne pourra pas faire la différence uniquement sur son prix, contrairement à l’Amazfit Stratos. Elle se place au niveau des montres GPS triathlon d’entrée de gamme, aux côtés de la Forerunner 735XT et la Spartan Trainer Wrist HR. Pour un premier essai d’une marque inconnue dans le paysage, je dois avouer qu’elle a dépassé mes espérances en termes d’autonomie et d’interface et s’est comportée comme attendue en termes de précision et fonctionnalités. On peut mettre en avant l’application qui est bien faite, alors que c’est généralement sur ce point que se plantent les nouveaux entrants sur le marché des montres GPS.

Elle est légère, intègre les fonctionnalités nécessaires à un triathlète peu expérimenté et développe une autonomie qui autorise allégrement une seule recharge toutes les 2 à 3 semaines, même pour les triathlètes en préparation d’un Ironman (même s’il lui manque quelques outils d’entrainement et d’analyse pour les fondus de triathlon).

La Coros Pace remplit donc très bien les critères de base, mais montre ses limites là où on attend une nouveauté au tournant : la précision GPS, parce que ces algorithmes sont plus complexes. Remarquez, encore heureux qu’un nouvel entrant n’arrive pas à faire aussi bien que les marques historiques du secteur des montres GPS. Ca aurait été inquiétant.

Si je la trouve un peu limite pour la cible triathlète (en tout cas pour les habitués), je vais à l’avenir plutôt conseiller cette montre GPS à ceux qui ne veulent pas s’embêter à recharger leur montre trop souvent. Avec la Coros Pace, même si vous faites beaucoup de sport, vous êtes assurés de pouvoir faire du sport et utiliser les smart notifications 24h/24 en ne la rechargeant que toutes les 2 semaines. C’est quand même super de pouvoir partir en vacances sans prendre de câble pour  recharger sa montre.

Maintenant, la tâche s’avère rude pour Coros. Il va falloir convaincre des milliers de sportifs qu’une marque inconnue au bataillon est capable de construire une montre et des algorithmes d’analyse au moins aussi bons que ceux des marques reconnues comme Garmin, Polar ou Suunto. D’autant que la Coros Pace va les affronter sur un segment de sportifs exigeants (les triathlètes) avec une étiquette tarifaire pas suffisante pour faire la décision.

 

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4 commentaires

  • cvanquick

    en fait, si je lis bien ce que tu dis, non seulement la prise de point GPS n’a lieu que toutes les 2 secondes mais en plus le signal est coupé entre les deux.
    Il y a donc double effet d’économie et aussi un double risqué d’imprécision vu qu’il faut à chaque fois récupérer le signal GPS..
    Ce n’est pas comme certains modes qui ne coupent pas le signal entre deux prises de points GPS.

    Effectivement l’impact sur la precision (negatif) et sur l’autonomie (positif) est bien present.

    • Jérôme

      Bonjour
      Suunto a déjà un mode 1s éco sur les Spartan qui fonctionne de la même manière : relevé de position toutes les secondes mais extinction de la puce entre 2 relevés. Je pense que même s’ils ne le disent pas, d’autres fabricants utilisent cette astuce pour augmenter l’autonomie. Mais c’est vrai que du coup la trace GPS est moins précise.

  • Antoine

    Salut,
    La trace GPS est moins précise mais au global, la distance retraitée par l’algorithme de la montre a l’air pas mal.
    Par contre, les différences de d+ et d- sont + préoccupantes me semble-t-il ?!?

    • Jérôme

      Bonsoir
      Oui c’est ça. Ce qui est remarquable, c’est que les erreurs de d+ sont surtout observés en trail. Pour le reste (et encore en vélo dimanche dernier), ça fonctionne bien.

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