Test Polar Vantage V : tout pour l’entrainement et la performance

Test Vantage V
 

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L’ADN de Polar, c’est le cardio. Son expertise dans le domaine remonte au début des années 80. C’est l’inventeur du cardiofréquencemètre. Avant, il n’y avait tout simplement pas d’appareil permettant de mesurer la fréquence cardiaque pendant une activité sportive. En fait, leur première montre GPS n’est sortie qu’en 2012 (RC3) !

Pour la Vantage V, Polar a complètement retravaillé son capteur cardio optique pour conserver son image de marque leader dans le domaine du cardio.

Alors forcément, ça a pris du temps… Il a fallu plus de 4 ans pour voir arriver la montre de triathlon capable de relèver la V800. La raison tient en partie dans le fait que Polar a tout développé en propre, du nouveau capteur cardio optique aux algorithmes pour traiter les données brutes (pas de licence Fisrstbeat). Mais on peut dire qu’il y a eu du changement.

Cardio optique inédit, puissance en course à pied au poignet, 40h d’autonomie, les innovations de la Vantage V réussiront elles à faire oublier la très appréciée V800 ?

 

Capteur cardio Precision primeCapteur cardio Vantage V

C’est un capteur cardio optique bien plus complexe que tout ce qu’on a déjà pu voir sur le marché des montres cardio GPS. Ce n’est pas juste que Polar a ajouté plus de LED comme sur le capteur de la M430… il y a plus de LED, plus de couleurs de lumière, plus de photocathodes, 1 accéléromètre 3D et 4 électrodes pour mesurer le contact avec la peau.

La combinaison accéléromètre et électrodes de contact vise à éliminer les artefacts dus aux mouvements qui viennent polluer la mesure de la fréquence cardiaque et ainsi gagner en fiabilité.

Dans le détail, le capteur Precision Prime de la Polar Vantage V est constitué de :

  • 5 LED vertes
  • 4 LED rouges
  • 4 photocathodes
  • 4 électrodes de contact
  • 1 accéléromètre 3D

Ce capteur peut être utilisé dans tous les profils sportifs, même ceux de natation.

Après, il y a un algorithme capable de corriger les données de FC pendant l’enregistrement. Durant une activité sportive, la montre va évaluer la qualité des données par bloc d’une minute avant de les enregistrer. Et elle va supprimer tous les points qui lui semblent aberrants. Concrètement, si un ou deux points sortent de la courbe qui semble naturelle, ils seront supprimés. Genre si vous êtes entre 150 et 160 et qu’il y a 1 point à 186 et un autre à 191, ils ne seront pas enregistrés. Dans ce cas, les données de FC visualisées en analyse post-run seront différentes de celles visualisées en direct sur la montre.

Mais Polar ne fait pas pour autant une croix définitive sur la ceinture cardio. Je vous entends déjà dire « oh nooooon ». Après leurs expérimentations, ils sont arrivés à la conclusion que même ce capteur n’était pas encore suffisamment précis sur la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque. Donc une ceinture cardio comme la H10 sera encore nécessaire pour certaines mesures (Recovery Pro et le test orthostatique).

 

Puissance en course à piedVantage V puissance course a pied

La Polar Vantage V est la première montre au monde qui ne nécessite pas de capteur additionnel pour mesurer la puissance en course à pied. Garmin avait introduit l’année dernière sur certaines de ses montres la puissance en course à pied sans capteur spécifique (il suffit d’une ceinture HRM-Run, HRM-Tri ou du Running dynamics pod) via une application disponible en téléchargement sur Connect IQ. Mais là, il n’y a carrément besoin de rien de plus que la montre au poignet.

Avant d’aller plus loin, je vais préciser qu’il n’existe bien sûr aucun appareil capable de véritablement mesurer la puissance en course à pied en conditions réelles. Que ce soit le capteur Stryd, les montres Garmin ou la Polar Vantage V, il s’agit à chaque fois d’une estimation de la puissance développée par le runner et pas d’une véritable mesure. En effet, aucun appareil n’est capable de prendre en compte le vent ou la nature du sol. Ils se basent donc tous sur des mesures effectuées par une batterie de capteurs (GPS, accéléromètre, gyroscope) et de savants calculs pour faire une approximation qu’on espère à peu près fiable. Mais aucun n’est capable de faire la différence entre une sortie running sur route et une autre sur la plage. Aucun n’est capable de faire la différence entre une course à l’aller avec vent dans le dos et au retour avec vent de face. Or, vous l’avez déjà tous expérimenté, c’est bien plus exigeant de courir dans le sable ou avec un fort vent de face…

C’est pourquoi vous ne verrez pas dans ce test un paragraphe sur la comparaison de la précision de la puissance en course à pied. Ca n’a pas de sens. Tout simplement parce que ça consisterait à comparer des appareils dont aucun n’est juste. Et sans base de référence absolue, impossible de dire lequel est le plus ‘juste’. C’est différent de la mesure de la fréquence cardiaque, pour laquelle on peut se servir d’une ceinture cardio pour savoir quelle est la mesure exacte de la FC.

Mais ce que Polar a développé va au-delà de la puissance en course à pied. Cette puissance est ensuite intégrée dans l’algorithme de la charge d’entrainement (Training Load Pro). Jusqu’à maintenant, les mesures de la FC au repos, de la variabilité de FC permettaient de suivre la charge d’entrainement et la récupération. Mais Polar va maintenant ajouter la fatigue musculaire.

 

Présentation de la Polar Vantage VPolar Vantage V

Elle remplace : V800

Au-dessus dans la gamme : aucune

En-dessous dans la gamme : Vantage M

La V800 avait été pensée pour résister à toutes les épreuves, avec un boitier en acier inoxydable. On va dire que la Vantage V reprend ce principe, mais en y mettant plus les formes. L’écran carré a été remplacé par un rond, pour lui donner un look un peu plus passe partout dans la vie de tous les jours. Je sais que certains le regretteront, parce qu’ils appréciaient la lisibilité de la présentation des champs de données en course sur un écran carré. Il faudra qu’ils fassent leur deuil, car je ne pense pas qu’ils passeront à l’Apple Watch juste pour ça. Ils passeront donc à un écran rond ou rachèteront une V800 pour pas trop cher.

Elle est disponible en 3 coloris :

Sinon, la Vantage V a bel et bien un boitier en acier inoxydable pour un gabarit de 46mm de diamètre et 13mm d’épaisseur. C’est à peu près le format de la Forerunner 935 (47 x 47 x 14). Sur le segment des montres GPS triathlon, on trouve plus gros (Suunto Spartan Sport Wrist HR 50 x 50 x 17) et plus petit (Forerunner 735XT 44 x 44 x 12). Polar a donc réussi à intégrer un capteur cardio optique et une grande autonomie sans la rendre trop épaisse (important lors du retrait de la combi en triathlon) et un écran couleur de bonne taille sans la rendre trop large.

En revanche, le boitier en acier se fait tout de suite sentir sur la balance : 68g. Ca la place à mi-chemin entre les montres GPS outdoor (dans les 80/90g en général) et les pures montres GPS running (43g pour la Coros Pace, 44g pour la Forerunner 735XT, 49g pour la Forerunner 935).

La finition est vraiment bonne. Tout rend bien : le boitier, les boutons, le bracelet légèrement strié (ce qui rend en général les traces d’usure moins visibles) et intégré à la forme du boitier, le petit bitoniau inséré dans le passant qui tient le bout du bracelet en place (pour l’empêcher de glisser) en métal avec le logo Polar.

L’écran couleur de 30mm est plutôt dans la norme de ce qui se fait actuellement en termes de résolution sur les montres GPS haut de gamme (240 x 240 pixels). Alors OK, c’est exactement la même résolution que les Fenix 5 Plus. Mais n’empêche, les Spartan ont un écran de 320 x 300 pixels et toutes les montres connectées qui sortent maintenant ont une résolution supérieure. Le rétro éclairage s’active par pression du bouton en haut à gauche ou rotation du poignet.

On trouve de part et d’autre 5 boutons en acier, qui viennent compléter l’écran tactile pour la navigation dans les menus. Le truc bizarre, c’est qu’on est obligé d’utiliser l’écran tactile et les boutons pour naviguer dans les widgets ou les menus. C’est pas le tactile ou les boutons selon ce qu’on préfère, c’est les 2. De manière générale, on déplace les écrans avec le tactile et on valide avec les boutons. A l’usage, il manque un swipe back. Si on a une préférence pour l’utilisation du tactile, ben ou est obligé d’utiliser le bouton en bas à gauche pour faire un retour. Pour lire les notifications, c’est le contraire, il faut faire un glisser vers le haut, on ne peut pas y accéder par les boutons.

Actuellement, le tactile est réactif mais saccadé. Ce n’est pas aussi fluide que sur un smartphone. Le tactile de la Spartan ultra était lui aussi loin d’être génial à sa sortie (c’était plus un problème de lag) et ça a été résolu par mise à jour logicielle. Espérons que Polar arrive à améliorer ça aussi.

Il y a encore 2 trucs bizarres côté interface (ou plutôt, il faut s’y habituer). Le premier, c’est qu’il faut utiliser les boutons haut et bas du côté droit pour faire défiler les widgets… de gauche à droite. Bien sûr, on n’a pas ce problème si l’on utilise le tactile. Ensuite, quand on fait défiler les widgets, ben l’heure reste affichée. En fait on ne passe pas d’un écran à un autre, c’est plutôt comme si l’heure était affichée sur un calque qui reste par-dessus les infos des widgets. OK, faut s’y habituer c’est tout.

Voilà les widgets par défaut (on ne peut pas en ajouter, ni en supprimer, ni en changer l’ordre) :

  • Heure (affichage numérique ou avec aiguilles) avec la date
  • Dernière session d’entrainement : donne accès au journal d’entrainement pour consulter les statistiques des séances de sport
  • FC : mesure de la FC en direct et statistiques de la journée
  • Statut d’entrainement : statut de charge cardiaque, charge d’entrainement
  • Activité quotidienne : nombre de pas, durée active, calories

Le bracelet participe aussi à l’amélioration du design, avec un système d’attache qui l’intègre au boitier. Un peu comme ce qu’a fait Suunto sur certaines de ses montres (Spartan Ultra et Suunto 9). L’avantage, c’est que c’est plus joli ; l’inconvénient, c’est qu’on ne peut pas le remplacer facilement sans outils. Je ne sais pas si la Vantage V sera la dernière montre GPS qui n’est pas équipée d’un système de détache rapide (comme la Spartan Sport est la dernière montre GPS non équipée d’un capteur cardio optique), mais il faut reconnaître que ça devient standard chez toutes les autres marques. D’autant plus que la Vantage M est équipée d’un système de détache rapide. Cela dit, je dois dire que ce type de montage apporte plus de confort.

Ces petits détails (la résolution de l’écran, le système d’attache du bracelet) vous paraissent peut-être futiles, mais il ne faut pas oublier que cette montre doit se vendre en 2018, mais aussi en 2019 et en 2020. Or, en 2020, ces critères seront peut-être de gros points faibles pour la Vantage V face à la concurrence du moment.

Polar a bien pris en compte le besoin grandissant d’autonomie et a opté comme Suunto pour une puce GPS Sony moins gourmande en énergie. Et ça fonctionne ! Ils annoncent 40h d’autonomie en enregistrement GPS et cardio à la meilleure précision. Non seulement c’est plus que suffisant pour un Ironman, mais ça veut dire en plus que la Vantage V est une option pour la plupart des ultras, tout simplement parce qu’il existe aucune autre montre GPS qui offre plus d’autonomie dans le mode GPS 1s.

Techniquement, le mode de fonctionnement permanent est GPS+GLONASS. On ne peut pas choisir GPS seul. Et actuellement, la puce n’est pas compatible Galiléo.

D’autant qu’elle est bien équipée d’un altimètre barométrique (en vue d’un ultra trail). Mais il n’y a pas pour le moment de calibration manuelle.

La Vantage V est dépourvue d’autre mode de fonctionnement GPS, type 5s ou UltraTrack / FusedTrack, qui pourrait permettre d’atteindre encore plus d’autonomie.

Pour le rechargement, ce sont les 4 électrodes du capteur cardio qui font également office de connexion. La recharge se fait grâce à un petit bloc qui vient s’aimanter à l’arrière de la montre (dont la force est plus faible que celui des Suunto Spartan). Notez qu’on ne peut pas la recharger en course. Et je ne suis pas sûr que Polar l’ajoute par mise à jour, du moins pas à court/moyen terme. Selon moi, ils doivent se dire que 40h, c’est largement suffisant pour 95% (si ce n’est 99%) des sportifs, donc ça ne doit pas figurer dans le haut de leur liste de priorités.

En utilisation quotidienne, l’autonomie n’est pas énorme. Comptez environ 6 jours avec 4h d’enregistrement GPS.

On termine le tour du hardware par le moteur de vibrations (pour les alertes) et l’étanchéité à 30m. On est loin de l’étanchéité à 100m des montres GPS outdoor, mais ça suffit pour faire de la natation, même en mer. En revanche, il faudra éviter les sports où l’on peut être projeté dans l’eau lors de chutes (genre kitesurf), car vous pourriez dépasser ponctuellement, lors de l’impact, la pression supportable par la montre.

Il est possible de connecter tout type de capteurs externes (cardio, cadence, puissance), pourvu qu’ils soient Bluetooth. Les capteurs ANT+ ne sont pas compatibles.

Deux nouvelles fonctions font leur apparition avec la Polar Vantage V : Training Load Pro et Recovery Pro. Actuellement, il n’existe pas d’équivalent chez les montres cardio GPS des autres marques.

Training Load Pro est un algorithme d’analyse de la charge d’entrainement. La nouveauté, c’est qu’il fait la différence entre :

  • la charge subie par le corps qui se met en mode récupération (liée à l’intensité cardio)
  • la charge subie par les muscles à qui on a demandé un certain niveau de travail (la puissance x le temps)
  • la charge ressentie (les sensations)

La charge musculaire est calculée à partir de la puissance, soit en interne pour la course à pied, soit à partir d’un capteur de puissance pour le vélo. Quant à la charge ressentie, c’est une auto-évaluation des sensations, un peu comme ce qu’on trouve sur les Spartan, sauf que là ça va de 1 à 10 sur l’échelle de difficulté. En s’appuyant sur ces données, la Vantage V va afficher chaque jour un petit message sur la bonne façon d’optimiser l’entrainement du jour.

Recovery Pro est un second algorithme qui mesure cette fois la récupération, à court et à long terme. Sur le court terme, elle va mesurer la qualité de votre récupération. Sur le long terme, elle va mettre en regard charge d’entrainement et récupération. Attention, il faut une ceinture cardio et faire 3 tests orthostatiques par semaine pour utiliser Recovery Pro, Polar estimant que la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque avec le capteur cardio optique n’est pas encore assez précise pour ça.

Et il faut un peu de temps devant soi, puisqu’il faut faire un test orthostatique qui consiste à enregistrer la fréquence cardiaque pendant 2 minutes couché et 2 minutes debout. C’est une fonctionnalité qu’il faut activer dans les paramètres généraux. On peut programmer des rappels automatiques. On choisit 3 jours dans la semaine (mercredi, samedi et dimanche pour moi) et on reçoit une notification la veille au soir. Durant un test orthostatique, la montre mesure la FC et la variabilité de la FC au repos, le pic de FC, la FC et la VFC debout. Et elle compare ça avec l’historique des résultats pour voir si vous avez bien récupéré ou pas.

On peut programmer ses séances d’entrainement sur Polar Flow pour ensuite les suivre à partir de la montre. Pour ceux qui manqueraient d’expérience dans le domaine, Polar Flow propose un excellent service de plan d’entrainement personnalisé. Il suffit d’indiquer le type de course visée et l’échéance (genre courir un marathon le 1er juin) et Polar Flow va construire un plan d’entrainement pour préparer cette course. Sinon, vous pouvez programmer vos séances vous-même.

La Vantage V est compatible avec Strava, mais pas les segments Live. Je m’explique. On peut coupler son compte Polar Flow avec un compte Strava. Dans ce cas, toutes les données de la Vantage V seront transférées vers Strava. Mais ça ne fonctionne pas dans l’autre sens, il ne sera pas possible d’être averti en direct de l’imminence d’un segment. Mais Polar prévoit d’ajouter cette fonctionnalité courant 2019.

L’autre nouveauté, toujours exclusive à la Vantage V, c’est la puissance en course à pied au poignet. Alors, ça veut dire quoi puissance au poignet ? Ca veut tout simplement dire qu’il n’y a besoin d’aucun capteur externe pour mesurer la puissance en course à pied. Polar a quand même assuré le coup en implémentant une compatibilité avec les capteurs Stryd et RunScribe. Et bien sûr aussi avec les capteurs de puissance vélo Bluetooth.

On peut personnaliser dans les réglages de la montre la FCmax, la FC repos et le VO2max. Une partie des réglages doivent néanmoins se faire depuis Polar Flow. Pour chaque profil, on peut régler :

  • les tours automatiques
  • le volume sonore
  • des alertes (distance, durée, calories)
  • les zones cardio
  • les zones d’allure/de vitesse
  • les zones de puissance
  • les écrans de données
  • activer/désactiver le capteur cardio ou l’altimètre
  • les écrans de données (de 1 à 4 données par écran)

Zone lock a disparu, mais le « tap to lap » est conservé. C’est une fonctionnalité qu’on ne trouve que sur les montres GPS Polar : on donne une claque sur la montre pour marquer un tour manuel. Il n’y a pas plus simple, aucun risque de se tromper de bouton. On tape la montre, elle vibre (et éventuellement sonne) et on passe au prochain tour.

La panoplie d’outils pour l’entrainement est quasiment complète :

  • Objectifs (distance, temps)
  • Zone (FC, allure, vitesse)
  • Programmation d’entrainement (séances complexes)
  • Calendrier d’entrainement

En fait, la seule chose qui manque pour être au top, c’est la possibilité de programmer des séances d’entrainement basées sur la puissance. Et éventuellement de pouvoir programmer rapidement une séance de fractionné simple depuis la montre (genre un 10×30/30).

Polar permet la distinction des tours automatiques, tours manuels et intervalles d’un entrainement. Ca fait beaucoup d’alertes sur la montre pendant la séances, mais on peut ensuite visualiser les statistiques de manière différenciées dans Polar Flow.

En plus des programmes d’entrainement personnalisables, Polar Flow offre un planificateur de saison, pour planifier une année complète avec les courses et les différentes phases d’entrainement et de coupure.

 

Training Load Pro et Recovery ProVantage V récupération charge entrainement

Pour activer ces fonctionnalités, il faut un minimum de 3 entrainements et 1 semaine d’historique. Comme tous les algorithmes qui se basent sur des mesures physiologiques, il faudra néanmoins compter environ 1 mois pour que Training Load Pro et Recovery Pro atteignent leur plein potentiel. Il faut leur laisser un peu de temps pour apprendre à connaitre comment réagit votre corps à l’effort.

Training Load Pro est constitué de 3 indicateurs :

  • Charge cardiaque
  • Charge musculaire
  • Perception

Les 2 premiers sont calculés pour chaque séance d’après les données mesurées par la montre (FC, puissance, TE, etc). En revanche, le 3e, est à renseigner manuellement après chaque séance. Ca ressemble à ce qui est demandé en fin de séance sur les Suunto Spartan. Mais l’implémentation est un peu différente, puisqu’il faut ici aller le renseigner sur Polar Flow. On choisit la note de difficulté de la séance de 1 à 10, puis on évalue comment on se sent en choisissant parmi 5 smileys. C’est un peu contraignant de devoir le faire sur Polar Flow, parce que ça veut dire qu’il faut avoir fait une synchronisation avant. Si jamais vous aviez l’habitude de ne faire qu’une synchro par semaine, ça va être difficile de vous rappeler vos sensations après chacune de vos séances.

Attention, la charge musculaire n’est calculée qu’à partir des profils qui mesurent une puissance. C’est-à-dire :

  • Course à pied à partir des capteurs internes ou avec un capteur de puissance externe
  • Vélo si un capteur de puissance est couplé
  • Aucun autre profil sportif

Ces indicateurs sont évolutifs. Un effort donné ne produira pas le même niveau de charge d’entrainement sur des personnes différentes ou en fonction de votre volume d’entrainement.

Recovery Pro est constitué de 4 indicateurs :

  • Test orthostatique
  • Courbatures
  • Fatigue ressentie
  • Qualité perçue du sommeil

Le test orthostatique s’effectue idéalement juste après le réveil, 2 minutes couché puis 2 minutes debout. Il faut pour ça coupler la Vantage V avec une ceinture cardio H10 ou H7. La FC et la Variabilité de FC sont mesurées pendant les différentes phases, ce qui permet d’avoir une mesure du niveau de fatigue cardio. Polar conseille d’en faire 3 par semaine.

Ensuite, la montre envoie une notification pour vous inviter à saisir les 3 indicateurs complémentaires de sensations (courbatures musculaires, état de fatigue et qualité du sommeil).

Toutes ces données apparaissent dans Polar Flow pour une analyse long terme. La charge d’entrainement peut être visualisée dans le widget dédié. On y retrouve :

  • La fatigue : charge quotidienne moyenne sur 7 jours
  • La tolérance : charge quotidienne moyenne sur 28 jours
  • Le statut de charge cardiaque (4 zones, de désentrainement à excessif) : rapport entre fatigue et tolérance

La tolérance indique donc ce que vous avez l’habitude de supporter, tandis que la fatigue indique dans quelle mesure votre corps est mise à l’épreuve en ce moment.

On peut suivre tout ça sur la montre sur le court terme, dans le widget dédié, et sur Polar Flow sur le plus long terme. Dans Polar Flow, l’appli ou le site web, on peut afficher un graphique avec la charge des entrainements, la fatigue et la tolérance à la charge d’entrainement. Un algo passe tout ça à la moulinette pour indiquer dans quelle phase d’entrainement on se trouve : désentrainement, maintien, productif ou excessif.

Quand le statut de charge cardiaque dépasse 1,5, on reçoit automatiquement une alerte « risque de blessure ».

Et sur la montre, un icone sous forme de pouce (pouce vert vers le haut, pouce orange ou pouce rouge vers le bas) indique rapidement le niveau de récupération. A la suite, un paragraphe détaille quel type de séance prioriser ce jour-là.

 

La Roadmap des mises à jour de la Polar Vantage V

Polar s’est engagé dans une liste des mises à jour à venir.

Décembre 2018 :

  • Chrono et compte à rebours
  • Compteur d’intervalles

Puis en 2019 (vraisemblablement mars) :

  • Smart notifications
  • Retour départ
  • Suivi d’itinéraire

Plus tard en 2019 :

  • Segments Strava
  • Fitness test

Ensuite, il y a les fonctionnalités qu’on connaissait sur la V800 et qui ne seront probablement jamais transférées à la Vantage V :

  • Compatibilité GoPro
  • Transmission de la FC en direct dans l’eau

Enfin, il y a les fonctionnalités qu’on ne trouvera jamais sur la Vantage V, tout simplement parce qu’elles n’ont pas été prévues dans sa conception et qu’elles nécessiteraient une modification de hardware :

  • Lecteur de musique
  • Cartographie

 

Champs de donnéeVantage V champs donnée

Distance : total, tour, tour auto

Cadence : instantanée, moy, max

Allure : instantanée, moy, max, max tour auto, moy tour auto, max tour, moy tour, graphique

Vitesse : instantanée, moy, max, max tour auto, moy tour auto, max tour, moy tour, graphique

Altitude : instantanée, graphique

Dénivelé : d+, d-

Heure

Chrono : durée, durée tour, durée tour auto, durée de récupération (natation)

FC : instantanée, moy, max, tour moy, tour max, tour auto moy, tour auto max, graphique ; toutes les données de FC sont affichables en pulsations par minute, %FCmax ou %FC réserve.

Calories

Zone cardio

Puissance : instantanée, moy, max, tour moy, tour max, tour auto moy, tour auto max, graphique, équilibre g/d (vélo)

 

RunningVantage V running

La Vantage V est légère. Mais surtout, qu’est-ce qu’elle est confortable à porter. C’est peut-être un truc perso, mais j’apprécie le confort des bracelets avec un système d’attache intégré, comme sur la Spartan Ultra ou la Suunto 9. Sauf que dans le cas des Suunto, les montres sont quand même assez lourdes et épaisses. Là, avec la Vantage V, qui allie ce système de bracelet et la légèreté, c’est tout simplement le top du top. Je pense que c’est la montre la plus confortable à porter de toutes celles que j’ai testées.

Au moment de lancer l’activité (pendant qu’on attend le GPS fix), plusieurs icônes s’affichent, indiquant si la FC vient d’une ceinture (cercle bleu) ou du cardio optique (cercle vert), les différents capteurs additionnels (capteur de puissance par exemple), les alertes sonores et le GPS. J’ai trouvé la durée du GPS fix plus longue de ce qui se fait actuellement sur les Fenix 5 Plus ou Suunto 9. Il n’est pas rare d’attendre 10-20s (OK, c’est pas la mort).

Dès que l’enregistrement de l’activité a commencé, le tactile est désactivé. En sport, on ne peut utiliser que les boutons pour faire défiler les écrans. Les différentes pages combinent des données chiffrées et d’autres sous forme graphique. Tout ça est personnalisable dans Polar Flow.

Je trouve que les données sont affichées en plus petit que ce à quoi j’ai été habitué avec d’autres montres. Avec chaque donnée, Polar a choisi d’écrire le type et l’unité de la donnée. Sur le champ distance, il est par exemple écrit « distance », « km » et la distance en chiffres. Mais du coup, sur un écran à 4 données, les chiffres sont relativement petits. Une configuration intéressante, c’est de pouvoir afficher la jauge cardio avec d’autres champs de données et pas uniquement sur un écran séparé.

L’écran en entrainement programmé est différent des écrans de base. Sur un entrainement par phase avec un objectif de zone cardio, par exemple, on trouve :

  • au centre, le nom de la phase
  • en haut, la FC avec une jauge cardio
  • en bas, la durée de la phase, avec une jauge compte à rebours jusqu’à la fin de la phase

Les écrans spécifiques de zones cardio, d’allure et de puissance sont inédits. On y trouve 3 données chiffrées : le max en haut, la moyenne en bas et la mesure instantanée au milieu. Sur la gauche, on trouve une petite représentation graphique. Il ne s’agit pas d’un graphique proprement dit (avec une évolution dans le temps), mais plus d’une échelle verticale. Un petit trait à gauche indique la valeur moyenne et un petit trait à droite indique où se situe la valeur instantanée. Sur la visualisation de la FC, on a en plus le max et les couleurs des zones cardio.

Ca peut être sympa à utiliser sur certaines épreuves. En trail, c’est inutile, car le terrain est le premier facteur qui influence le cardio ou la puissance. Par contre, sur une course sur route (un marathon par exemple) ou un triathlon, ça peut permettre de visualiser l’évolution avec le temps (et la fatigue). Vous pouvez voir rapidement si vous êtes au-dessus ou en-dessous de la moyenne de la première partie de la course. Si le terrain est plat, c’est soit que vous allez plus vite, soit que votre corps fatigue et que vous allez moins vite.

Pour évaluer la puissance en course à pied, Polar se base sur la vitesse, l’accélération et la variation d’altitude. Pendant une séance, on peut afficher la puissance instantanée, la moyenne et le max. Comme sur toutes les montres GPS, l’allure instantanée est lissée sur quelques secondes (5 ou 6), mais la puissance est lissée sur environ 8s. C’est tout de même une limite à prendre en compte sur du fractionné court type 30/30. Concrètement, on peut clairement ralentir et voir la puissance augmenter pendant encore 3s avant de baisser. Ca relativise la notion de puissance instantanée. Mais bon, ça reste un indicateur qui varie plus rapidement que la FC en fonction de l’effort.

La seconde limite, c’est que la vitesse est calculée à partir des données GPS. Il en découle plusieurs choses. La première, c’est que du coup, ça ne fonctionne pas en intérieur, sur un tapis de course. Pour ça, il faudrait que la vitesse soit tirée d’un autre capteur que le GPS, comme un foot pod. Et là, on arrive à la principale exigence pour avoir une mesure de la puissance fiable : il faut des données de vitesse instantanée fiables. Donc il faut une bonne précision GPS et on comprend pourquoi Polar ne l’a pas implémenté avec l’accéléromètre interne, qui donne des résultats plus ou moins approximatifs (selon qu’il a été calibré ou pas, selon qu’on court à une allure régulière ou pas, etc).

On retrouve les données de puissance et de zone de puissance dans l’historique des séances.

Et ces données sont également utilisées par l’algorithme de calcul de la charge musculaire. C’est-à-dire que la Vantage V est capable de différencier 2 séances d’entrainement faites à la même intensité cardio mais une charge musculaire différente. C’est donc un angle supplémentaire vers l’optimisation d’un programme d’entrainement.

On ne retrouve pas la fonctionnalité de ZoneLock qu’on connaissait sur les montres GPS Polar comme la V800 et la M430. Mais on retrouve quand même des zones cardio, allure et puissance. C’est juste qu’il faut configurer les alertes avant de partir.

Par contre, on retrouve la possibilité de taper sur l’écran pour marquer un tour manuel. Concrètement, une petite claque sur la montre et le tour est joué. C’est super pratique à utiliser sur des séances de côtes par exemple (ou toute séance où vous voulez marquer des tours manuels). Pas besoin de chercher un bouton en particulier, il suffit de taper sur la montre.

Mais à l’usage, on peut reprocher certains détails :

  • Les vibrations sont un peu faibles (comme sur les Spartan)
  • Il n’y a pas de rétro-éclairage permanent (pourtant utile pour les sorties en hiver)
  • On n’a pas accès au menu de paramètres pendant un enregistrement GPS

 

Vélo

Bien sûr, la puissance au poignet de fonctionne pas à vélo. On peut coupler la Vantage V avec tous les capteurs vélo Bluetooth : cadence, vitesse, puissance. Mais pour la puissance, on ne peut pas afficher la puissance lissée sur plusieurs intervalles (genre 10s et 30s).

Il n’existe pas de kit rapide ou de support spécifique pour vélo.

On peut configurer des profils de différents vélos sur la base de données comme la taille des roues ou la combinaison de capteurs utilisée.

Les activités de vélo contribuent bien à la charge d’entrainement, du moment qu’on utilise une ceinture cardio, la charge d’entrainement cardiaque étant précisément basée sur la mesure de l’intensité par la FC.

 

NatationVantage V natation

Comme toute montre GPS de triathlon, la Vantage V possède 1 mode natation piscine et 1 pour l’eau libre (GPS activé).

Le petit détail excellent à l’utilisation, la distance de piscine paramétrée dans les réglages qui s’affiche à l’écran juste avant qu’on lance l’enregistrement. Ainsi, impossible d’oublier de changer ce paramètre. La longueur s’affiche en haut à gauche de l’écran, il suffit d’appuyer dessus, de choisir la distance (25m, 50m, 25 yards ou perso) et de valider.

Le capteur cardio optique est bien activé en mode natation. Il se veut le capteur cardio le plus précis dans l’eau, grâce aux électrodes de contact avec la peau, qui sont capable de détecter lorsque de l’eau s’insinue entre la peau et le capteur. Il faut bien ça, puisque la Vantage V n’est pas capable, actuellement, de récupérer les données de fréquence cardiaque enregistrées par la ceinture H10.

La Vantage V détecte les phases de repos en bout de ligne d’eau et se met en pause automatiquement. C’est bien pratique, car il existe un champ de donnée ‘temps de récupération’. Ce champ débute à 0 et le chrono se lance dès que la montre détecte une pause en bout de bassin. Ca permet de voir en direct le temps de récup’ entre 2 séries (franchement, ça facilite la vie, plus de calculs à faire de tête). Et en analyse post-entrainement, ça marque automatiquement un tour. Donc dans Polar Flow, les séries sont bien différenciées. Par contre, on n’a pas la possibilité d’afficher un écran de pause différent de l’écran classique et qui afficherait un résumé des données de la dernière série.

De plus, il n’est pas possible de rentrer manuellement les longueurs faites avec une planche dans un mode drill.

 

Triathlon / multisportsPolar Vantage V triathlon

La Vantage V est bien évidemment dotée d’un mode triathlon. On alterne le bouton start et le bouton retour pour changer de phase (natation / transition / vélo / etc).

Avec ça, il y a aussi un mode multisports, dont on peut se servir pour faire n’importe quelle autre épreuve enchainant plusieurs sports. Il faudra juste avoir bien pensé à ajouter chaque profil sportif à la montre depuis l’interface Polar Flow. On commence par lancer le profil multisports puis on choisit le premier profil sportif et le chrono se lance. Pour changer de sport, il suffit d’appuyer sur le bouton en bas à gauche (celui qui sert normalement à marquer une pause). On sélectionne le profil sportif suivant parmi la liste et un appui sur le bouton rouge lance la 2e phase, tandis qu’un écran affiche pendant quelques secondes le temps de transition. Et ainsi de suite…

Si vous utilisez un compteur vélo comme le M460 en plus de votre Vantage V, sachez qu’il est possible de coupler une ceinture cardio H10 à 2 appareils en même temps. C’est une fonctionnalité ajoutée récemment par une mise à jour du firmware de la ceinture H10. Comme ça, vous pouvez coupler la ceinture à la montre et au compteur vélo, pour pouvoir visualiser la FC sur le compteur durant la partie vélo et sur la montre durant la course à pied.

 

Autres sportsPolar Vantage V GPS

Avec la Vantage V et Polar Flow, c’est 130 profils sportifs auxquels on a accès.

La critique que j’y ferais, c’est que la grande majorité de ces profils n’intègrent pas de métriques spécifiques aux sports en question. Les profils de sports de rame ne donnent par exemple aucune indication sur le nombre de coups de rame ou sur l’efficacité des coups de rame. En fait, ce sont quasiment des copier-coller du profil course à pied dont on a juste changé le nom.

Mais ça a quand même l’avantage de permettre de faire des réglages différents (ne serait-ce qu’au niveau de l’affichage) et de faire un suivi différencié dans Polar Flow (distinguer une sortie paddle d’une sortie course à pied ou ski de rando).

 

Précision GPS, cardio, altimètre

J’ai particulièrement prêté attention à la comparaison de la précision GPS de la Vantage V face à la Suunto 9, puisqu’elles embarquent la même puce GPS. Dans toutes mes sorties, j’ai donc systématiquement porté ces 2 montres du même côté. Leur orientation était donc la même, elles ont subi les mêmes balancements de bras, etc.

Pour commencé, j’ai trouvé la précision GPS plutôt pas mal sur ma première sortie running, en partie effectuée sur une piste d’athlétisme. Il faut savoir qu’une piste, c’est généralement un calvaire pour une montre GPS et les traces des différents tours se superposent rarement.

Vantage V piste athlé

Ailleurs sur cette même sortie, la trace de la Vantage V se superpose parfaitement à celle de la Suunto 9.

Vantage V précision GPS

En environnement mixte, la précision GPS est correcte, même si on voit un petit écart dans la zone avec des arbres.

Trace GPS Vantage V

Vous vous y attendez donc, la précision GPS en forêt est dégradée. La trace la plus fidèle au chemin réellement parcouru est celle de la Suunto 9. On voit que la trace de la Vantage V marque plusieurs virages au mauvais endroit. Au final, l’erreur n’est pas énorme (2%) mais sur une longue distance, ça peut se cumuler.

Vantage V trace GPS forêt

Quelques arbres plantés de part et d’autre d’un chemin suffisent à faire dévier quelque peu la trace GPS, d’un côté à l’aller et de l’autre côté au retour.

Trace GPS parc

Polar a déjà fait 2 mises à jour depuis le début de mon test, mais la précision GPS n’est pas encore au niveau de ce que Suunto a réussi à tirer de la puce Sony.

Trace GPS parc Paris

J’ai l’impression de revoir avec la Vantage V ce qui s’est passé avec la Suuto 9 : un fabricant qui opte pour une nouvelle puce GPS et qui a mis quelques mois à trouver les bons réglages. Il faut donc espérer que Polar arrive aux mêmes resultats que Suunto.

J’ai eu des soucis avec le capteur cardio de ma Vantage V. Il m’a fallu un moment pour arriver à la conclusion que le capteur était défectueux (le temps de tester différents serrages de bracelet, de changer de poignet, de remplacer la pile de ma ceinture cardio qui me sert de référence tellement j’avais le doute). J’ai finalement contacté Polar pour changer de montre. Je donnerai donc mon avis sur la fiabilité du capteur Precision prime dans quelques temps, après avoir fait quelques séances avec la nouvelle montre. Mais je me suis dit que ça ne valait pas le coup de retarder la publication du reste du test.

Même si la Vantage V relève 1 point toutes les secondes, elle n’enregistre les données d’altitude que toutes les 5s. C’est ce qui explique que les courbes d’altitude ont un aspect en escalier. C’est probablement une stratégie pour économiser un peu d’énergie, n’alimentant le baromètre que toutes les 5 secondes.

Notez qu’actuellement, on ne peut pas calibrer manuellement l’altimètre barométrique de la Vantage V. Donc il est ‘normal’ d’avoir des écarts d’altitude avec les mesures des autres montres GPS en test. Par contre, le dénivelé doit être le même.

Vantage V altimètre

Globalement, l’altimètre barométrique de la Vantage V fonctionne bien. L’altitude d’arrivée est similaire à celle de départ et le dénivelé conforme à celui relevé par les autres montres GPS avec alti baro.

Vantage V alti baro

 

Tracker d’activitéVantage V tracker activité

Avec la version firmware actuelle, les statistiques d’activité quotidienne accessibles depuis la montre sont assez limitées :

  • Pourcentage vers l’objectif quotidien
  • Nombre de pas
  • Temps d’activité
  • Nombre de calories brûlées

Par défaut, l’enregistrement de la FC en continu est désactivé. On peut l’activer dans les paramètres généraux. A partir de là, on peut donc accéder en plus à :

  • FC actuelle
  • FC max
  • FC min

La visualisation de ces données est très lisible dans Polar Flow. Perso, je trouve que la présentation sous forme de roue 24h est une des meilleures de toutes les applis que j’ai testées. On y trouve regroupés :

  • Les périodes des différents niveaux d’activité
  • Les activités sportives
  • Le sommeil
  • Les FC min et max du jour
  • Les tests orthostatiques
  • Les alertes d’inactivités (avec les autres montres GPS Polar)

De la même manière que dans le cadre de la charge d’entrainement, le ressenti est également demandé pour le sommeil. En plus de mesurer le temps d’interruption et la continuité du sommeil, la montre va vous demander de noter la qualité de votre sommeil (sur 5 niveaux). Ainsi, ce n’est plus seulement la durée mais aussi la qualité du sommeil qui est évaluée.

C’est tout. La Vantage V est une montre GPS d’élite pour les sportifs. On oublie donc les alertes d’inactivité ou les objectifs de nombre de pas.

 

Montre connectéeVantage V watchface

Est-ce que ça vaut vraiment le coup d’écrire un paragraphe sur le sujet ?  Ben oui, au moins pour vous dire qu’il n’y a rien à dire.

En effet, dans son calendrier de développement, Polar a priorisé les fonctionnalités pour le sport et laissé de côté les fonctionnalités de montre connectée. A sa sortie, la Vantage V ne reçoit même pas les smart notifications. Tout ça arrivera normalement fin décembre 2018.

Le Bluetooth peut quand même être utilisé pour faire des synchronisations sans fil avec l’appli Polar Flow. On peut lancer une synchronisation manuellement en maintenant appuyé le bouton Retour. Au besoin, on peut activer un mode avion.

En fait, j’ai quand même reçu des notifications, parce que j’ai activé les rappels pour les tests orthostatiques. Dans ce cas, un point violet apparait en bas sur la watchface. Il suffit alors de glisser le doigt vers le haut sur l’écran tactile pour l’afficher.

En utilisation montre de tous les jours, on a le choix entre 2 watchfaces, l’une analogique (avec aiguilles) et l’autre numérique (avec des chiffres). Je sais, ça fait pas grand-chose, même les Suunto Spartan offrent plus de choix. On peut activer une alarme réveil.

Le seul truc dommage, c’est qu’on ne peut pas faire disparaitre la mention « Polar ». Le design est réussi et j’aurais aimé avoir une watchface juste avec l’heure, sans mention de la marque sur l’écran.

On peut redémarrer la Vantage V en appuyant 15s sur le bouton central. Ca peut être utile en cas de bug ou de souci avec la connexion Bluetooth (par exemple). Malheureusement, on ne peut pas juste l’éteindre.

L’autonomie n’est pas exceptionnelle en mode montre. Environ 6 jours pour mon utilisation. On retrouve un peu le comportement de la Suunto 9 : la puce GPS Sony consomme peu et autorise donc une grosse autonomie en utilisation sportive. Par contre, la batterie n’est pas énorme et on n’arrive pas à des records d’autonomie en utilisation montre de tous les jours.

 

ConclusionPolar Vantage V avis

Polar sort une montre cardio GPS incomplète, comme toutes les autres marques. Mais ils n’ont pas réitéré leur erreur de 2014, lorsqu’ils avaient sorti une V800 sans mode natation en eau libre, ce qui la rendait inutilisable en triathlon (pourtant ce à quoi elle était destinée). Lors du développement de la Vantage V, Polar a donc privilégié les fonctionnalités pour le sport : cardio optique fiable, puissance au poignet, charge d’entrainement et récupération. Et ça, ce n’est pas moi qui le leur reprocherai.

Mais ils vont faire face aux mêmes critiques que Suunto depuis 2016, de gens qui ne comprennent pas qu’on ne retrouve pas dans une nouvelle montre GPS toutes les fonctionnalités de l’ancienne qu’elle remplace. Normal…

La Polar Vantage V est en fait une solution pour l’entrainement et la performance. Son package de fonctionnalités va plus loin que la programmation et l’analyse des entrainements qu’on trouvait jusqu’alors sur une montre comme la V800. Elle donne des indications non seulement sur l’entrainement mais aussi sur tout ce qui affecte l’entrainement (la fatigue musculaire, la charge d’entrainement, la qualité de la récupération, etc). C’est théoriquement très intéressant pour comparer des efforts difficilement comparables autrement.

La puissance au poignet en course à pied, c’est l’occasion d’utiliser un nouvel indicateur sans avoir à acheter un capteur supplémentaire. Top pour ceux qui sont curieux de voir ce qu’on peut en faire. Ca peut permettre de varier les entrainements, mais aussi de profiter d’un indicateur supplémentaire sur l’intensité de l’effort. Bref, de quoi affiner avec précision un programme d’entrainement.

Pour moi, la combinaison Polar Flow + Vantage V est la meilleure option pour les athlètes les plus sérieux. Je la recommande donc pour les triathlètes et les runners. En revanche, pas les traileurs, car il manque des fonctionnalités autour du baromètre (calibration, vitesse verticale, etc).

La dernière question qu’on peut se poser avant d’acheter, c’est de savoir si Polar va réviser son cycle de développement produit. La V800 s’est bonifiée pendant 4 ans avant d’être remplacée. Est-ce que Polar va consacrer autant d’effort à la Vantage V ou alors basculer dans un mode de renouvellement plus rapide de ses produits ?

 

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12 commentaires

  • Alex

    Merci !!
    Je reste sur ma faim avec cette montre…
    J’attends le CES pour le coup !

    • Idriss

      Pareil …. j’etai Convaincu de prendre mais tout compte bien fait autant attendre le CES peut être une nouvelle montre avec plus de fonction et plus relève au niveaux hardware 😀 !!

  • Nicolas

    Merci pour ces informations, je me tâte de remplacer ma v800 par la vantage V, de plus j’utilise le m460 pour le vélo, un petit geste de polar sur une reprise serait la bienvenue

  • Julien

    Possesseur d’une Vantage M depuis 2 semaines, le cardio optique est une calamité (et pas que pour moi si l’on lit les différents retours). J’ai hate de voir si le changement de montre va résoudre tes problèmes, mais j’en doute. Pour ma part, la FC lors du suivi en continu est souvent 20 pulsations au dessus, et en course les seules zones où elle est à l’aise sont a 70/75% de la FCM (et encore, il y a des chutes inexpliquables). Lorsque je fais des fractionnés long, la FC diminue lorsque j’accélère…
    Après en soit c’est pas gênant vu que que comptais dans tous les cas utiliser une ceinture, juste que le suivi H24 devient inutile et que j’aurai préféré qu’ils sortent une Vantage V sans cardio optique mais 50 ou 100€ moins cher.

    Pour la course à pied il ne me manque que 3 choses pour être parfaites:
    – la possibilité d’afficher les infos sur l’intervalle en cours (temps, vitesse moyenne et distance). On peut sur les tours automatiques, les tours manuel, mais aucune possibilité avec les intervalles ce qui est dommage.
    – la possibilité de faire passer l’intervalle en cours manuellement, pratique lorsque l’on veut diminuer le nombre car on se sent trop fatigué
    – continuer à pouvoir afficher les écrans du profil sportif lorsque l’on a un intervalle terminé et que l’on doit passer au suivant manuellement. Aucun intérêt d’afficher un écran fixe ‘fin intervalle, appuyer sur le bouton’ sans aucune info. Idem lorsque l’on est en pause avec la fonction auto-pause.

    Sinon au vu de la légèreté (42g), on ne la sent pas du tout au quotidien ; c’est un vrai plaisir. Et vu que la FC est mauvaise, ça permet de désactiver le suivi H24 et d’avoir une autonomie record 😉

  • Shypster

    Oui, pareil, pas convaincu, je m’attendais à mieux après 4 ans de développement. Je ne suis pas certain que Polar puisse remonter sur le haut du podium avec ses nouveaux modèles Vantage. Je vais rester avec ma Fenix 5 au moins jusqu’aux nouvelles annonces l’année prochaine. Depuis la version 11.0 du firmware des Fenix 5, la précision du gps et de l’altimètre a bien été amélioré même si on n’est pas encore au même niveau que Suunto. Niveau logiciel, Garmin est quand même bien au-dessus de la concurrence et arrive tout de même, au fur et à mesure des mises à jour, à pallier des choix au niveau matériel discutables.

  • Chc

    Je comptais sur cette nouvelle montre pour supprimer ma ceinture cardio, à priori elle a encore de bonnes années devant elle, vu les différentes remontées de tests que l’on voit sur le web. Dommage il a fallu attendre 4 ans pour voir sortir un produit inachevé à un prix astronomique.

  • stephane

    Manque de précision du cardio optique, lors de mes tests de comparaison avec une ceinture , le cardio optique prenait de 15 a 25 minute pour avoir la vrai lecture de fréquence cardio, j’étais à 160 avec la ceinture et 120 avec le fréquence optique vantage M. Il y a aussi des ratés qui se produit quelquefois le reste de la séance. Pour diminuer le problème de précision au départ je me passe le poignet sous l’eau chaude et le précision est de 2 à 3 minutes au lieu de 15 a 25 minutes. J’ai communiqué 3 fois avec le service à la clientèle de polar par email et je n’ai toujours pas eu de réponse. Très déçu de cette montre pour le moment.

  • Thiébault

    Remplaçante de la V800, c’est vite dit ! Je préfère acheter un capteur Stryd, bien plus efficace qu’un truc au poignet (à moins que…) et attendre un modèle fini, c’est-à-dire qui ne doive pas compter impérativement sur des mises à jour à venir pour devenir une montre finalement banale (absence, paraît-il, des dixièmes de seconde).

  • PolarLove

    Polar a vraiment frappé un grand coup avec ces Vantages !
    Malgré les rabat-joie qui trouve ces montres non finies, la meilleure des marques a explosé la concurrence. Il ne faut pas oublier que Polar n’a eu que 4 ans pour refondre totalement son modèle phare…
    Un nouveau capteur optique révolutionnaire, une mesure de puissance évitant l’achat d’un capteur tier, des algorithmes au top, une autonomie de fou (mise en cause par certains sans aucun fondement).
    Foncez, vous ne regretterez pas cet achat et dans 6 mois, la montre sera encore plus aboutie.
    Merci Polar de permettre aux sportifs d’accéder à un vrai outil et pas seulement à un appareil pour geek désirant paraitre en société.
    Si cette merveille ne vous plait pas, partez voir la marque à la pomme ou les piètres Garmin !

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