Test Sigma iD.Tri : prix imbattable pour le triathlon

Test Sigma iD-Tri

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Sigma n’est pas très connu dans le paysage des montres GPS et pourtant, l’iD.Tri n’est pas leur coup d’essai. La marque allemande commercialise déjà l’iD.Go, l’iD.Life, l’iD.Run et l’iD.Run HR.

Généralement, le triathlon est associé aux montres GPS haut de gamme. Sigma vient casser tous les préjugés en sortant l’iD.Tri, une montre GPS de triathlon pour moins de 180€. Oui mais niveau fonctionnalités, on a quoi pour ce prix ?

C’est précisément sur ce point que l’iD.Tri est si intéressante, parce qu’elle possède un gros paquet d’outils pour l’entrainement et la course, dont certaines n’étaient trouvables que sur les dernières Garmin. La promesse d’une montre GPS puissante à un prix bien inférieur à tout ce qu’on trouve sur le marché.

Sigma prend en quelque sorte la place qu’occupait TomTom il y a quelques années : des montres GPS pas forcément très belles avec un super rapport fonctionnalités/prix. Sauf que Sigma a osé s’aventurer jusqu’au triathlon, même si l’iD.Tri a forcément ses limites.

Différences en iD.Tri et iD.Free

Sigma iD.Tri

Sigma a lancé en même temps 2 montres GPS basées sur la même construction. L’iD.Free est juste 10€ moins chère.

La différence se trouve principalement dans les profils sportifs :

  • iD.Tri : course à pied, vélo, natation et multisports
  • iD.Free : course à pied, vélo, natation, randonnée, fitness et ski

L’iD.Tri a également l’option de programmation d’entrainements, une option qui est absente de l’iD.Free.

Présentation de la Sigma iD.Tri

Présentation Sigma iD-Tri

Au-dessus dans la gamme : aucune

En-dessous dans la gamme : iD.Free

Elle remplace : aucune

Commençons par le design, parce que c’est la première chose qui délie les langues. Soyons honnêtes : l’iD.Tri est moche. Une construction rectangulaire tout en plastique, avec un écran noir et blanc au milieu.

On va détailler ça point par point. Mais avant d’aller plus loin, je vais vous rappeler son prix : moins de 180€, support vélo compris. Gardez bien ça en tête quand vous lirez cet article, parce qu’à plusieurs reprises, je vais être obligé de vous rappeler son prix, pour que vous poursuiviez la lecture de ce test jusqu’au bout.

L’aspect général n’attire pas. Clairement, elle n’est pas facile à porter comme montre de tous les jours. C’est plutôt une montre de sport pure. Je me suis quand même fait violence pour la porter 24h/24 pendant toute la durée de ce test, simplement pour tester l’intégralité de ses fonctionnalités, suivi d’activité quotidienne et smart notifications compris.

Il existe plusieurs couleurs de boitier. J’ai fait un choix sportif avec la version rouge, mais il existe 4 coloris et la noire est probablement plus discrète.

Mais ça, ce n’est qu’un problème d’esthétique, ça n’a aucun impact sur les performances sportives.

Elle a l’air assez grosse sur certaines photos mais c’est un effet d’optique. Elle fait 35mm de large, ce qui est moins que la grande majorité des montres GPS rondes. Mais elle fait 45mm de haut, c’est la cote à prendre en compte si vous avez un très petit poignet.

Elle est super fine, seulement 9mm, un avantage pour passer sous la combi. Et très légère : 42g, c’est-à-dire moins que les concurrentes sur le créneau du triathlon :

L’écran est d’ancienne génération : petit (21x25mm), de faible résolution (128×144 pixels) et N&B. On dirait une TomTom de 2016. J’y vois quand même 2 avantages. Le premier, c’est sa forme rectangulaire, plus adaptée à l’affichage de champs de donnée. C’est une caractéristique qui a été très regrettée lors du passage de la Forerunner 920XT à la Forerunner 935. Le second, c’est qu’il a un très bon contraste (meilleur que sur les écrans couleurs récents).

L’interface à 4 boutons est super simple à appréhender :

  • En haut à gauche : annuler
  • En haut à droite : valider
  • En bas à gauche : gauche
  • En bas à droite : droite

Rien de plus, pas d’appui long ou de truc compliqué. Les menus ressemblent un peu à ce qu’on trouve sur les montres cardio GPS Coros. C’est-à-dire qu’après avoir appuyé sur Start, on accède aussi bien aux profils sportifs qu’au paramétrage de la montre.

Il n’y a pas de rétro éclairage. Franchement, c’est bizarre tellement ça parait indispensable en hiver, lorsqu’on court tôt le matin ou le soir. En fait si, il y a un rétro éclairage, mais on ne peut pas l’activer par une pression de bouton. Il n’y a pas de bouton « light ». Ca parait assez incroyable. Donc autant vous l’annoncez tout de suite : si vous voulez lire l’heure la nuit quand vous ouvrez un œil, ben faudra allumer la lumière de la chambre… Par contre, le rétro éclairage s’active par une pression de bouton lors de l’enregistrement d’une activité sportive.

Le verre sur l’écran est un vrai verre minéral, pas du plexiglass ou autre sorte de plastique.

La particularité de l’iD.Tri, ce qui la rend unique, c’est de disposer d’une barre LED sous l’écran : la Smart Light. Elle se trouve sur le côté inférieur de la montre, juste au-dessus de l’attache du bracelet. Elle vient compléter l’affichage et sert en quelque sorte d’alerte, en plus des vibrations. La Smart Light est utilisée dans plusieurs cas :

  • Pendant la charge, elle est rouge puis passe au vert lorsque la batterie est rechargée à 95%
  • Elle clignote lors de la réception d’une notification
  • Elle clignote de différentes couleurs lors d’entrainements programmés avec un objectif de zone
  • Elle clignote en bleu lorsque le signal GPS est perdu

Le bracelet est en silicone et la boucle est en métal (alors que la plupart des montres GPS d’entrée de gamme ont une boucle en plastique). Le passant dans lequel on glisse le bout du bracelet est doté d’un cran qui vient s’insérer en dessous du bracelet, ce qui le maintient parfaitement en place. C’est même le meilleur système que j’ai jamais vu. Le passant est bien bloqué et ne glisse pas le long du bracelet. Pas mal, histoire de ne pas être emmerdé lors d’une course.

Parmi les capteurs, on trouve un altimètre barométrique. Je commence par ça, car c’est à noter. A 179€, la Sigma iD.Tri est la montre GPS équipée d’un alti baro la moins chère du marché. Toutes les autres marques font le choix d’un altimètre GPS pour les montres GPS d’entrée de gamme.

Ensuite, on trouve une puce GPS, un capteur cardio optique (de marque Valencell, le même que sur les Suunto), une boussole, un accéléromètre.

On peut aussi coupler des capteurs Bluetooth et ANT+. Sigma ne s’est pas arrêté à une norme particulière et propose comme Garmin la double compatibilité. On peut donc y coupler tout type de capteurs : cardio, cadence, vitesse et puissance. Une fois encore, c’est la montre cardio GPS neuve compatible avec un capteur de puissance la moins chère du marché.

Pour finir sur le hardware, elle est étanche à 50m.

Le câble USB pour la recharge se termine par un morceau de plastique plat, qui se clipse fermement de chaque côté du boitier.

L’iD.Tri n’a pas de connexion WiFi, mais la synchronisation peut se faire soit avec l’appli Sigma via Bluetooth, soit avec un ordinateur via USB et Sigma Data Center. L’application est relativement simple. On ne peut pas tout faire depuis l’application. Pour importer un itinéraire GPX, il faut par exemple passer par le programme sur ordi. Au départ, ce n’est pas très facile à prendre en main. Après, on peut configurer un transfert automatique vers Strava ou Training Peaks.

Il y a quelques widgets, qui défilent horizontalement, mais qui n’apportent pas grand-chose :

  • Calories
  • FC
  • Nombre de pas
  • Distance

L’iD.Tri est taillée pour le triathlon. Les profils pour l’entrainement sont donc très spécialisés :

  • Natation
  • Vélo
  • Course à pied
  • Autre

Chaque profil peu être utilisé avec ou sans GPS, donc c’est un peu comme s’il y avait 8 profils sportifs. Le profil natation peut par exemple être utilisé pour la piscine comme pour la natation en eau libre. Et le profil « Autre » servira pour toutes les autres activités, en salle (muscu) ou en extérieur (rando).

Un peu plus loin dans le menu, on trouve les profils pour les courses multisports :

  • Triathlon
  • Swim & run
  • Duathlon

La configuration des profils sportifs se fait depuis l’application Sigma pour smartphone, à l’instar des Suunto et Polar. En plus de l’appli, il existe aussi un programme pour ordinateur, Sigma Data Center, qui permet aussi de paramétrer la montre depuis un ordinateur en branchant la montre avec son câble USB.

On peut programmer des séances d’entrainement complexes. De base, on trouve 3 séances dans la montre :

  • Test FTP (vélo)
  • 30×30
  • HIIT 4x4x3

On ne peut pas programmer une séance de fractionné simple depuis la montre. Il faut nécessairement passer par l’appli pour programmer une séance d’entrainement et ensuite l’envoyer dans la montre. C’est un autre exemple de fonctionnalité au top niveau mais limitée par l’interface. Mais encore une fois, la programmation de séances complexes pour ce prix…

Lors du déroulé d’un entrainement programmé, les alertes existent sous 3 formes, on active celle(s) qu’on veut :

  • Sons
  • Vibrations
  • Lumineuse avec la bande LED sous l’écran

Il y a quelques bizarreries dans la configuration des profils sportifs (genre régler la longueur du bassin dans le profil vélo). En fait, la page de configuration est standard et on retrouve les mêmes options sur tous les profils sportifs, même si elles ne s’y appliquent pas.

Cela dit, on peut régler :

  • Pause automatique
  • Tour automatique (distance ou temps)
  • Allure ou vitesse
  • Zones (vitesse, fréquence cardiaque, puissance pour le vélo)
  • Alertes (zone de FC, hydratation, restauration, perso)

On peut aussi personnaliser les écrans avec des champs de donnée et des graphiques. Il y a 5 mises en page différentes, de 1 à 3 champs de donnée, et 5 pages max. On peut afficher en graphique :

  • Le suivi d’itinéraire
  • Le profil d’altitude
  • La répartition de zone cardio

L’iD.Tri peut servir pour faire du suivi d’itinéraire. Il n’y a pas d’outils pour créer un itinéraire depuis l’appli. Mais on peut le faire depuis un ordinateur avec Sigma Data Center.

Ensuite, on peut en importer de 2 façons. La première possibilité, c’est d’importer des fichiers GPX depuis Sigma Data Center (sur ordi). On ne peut malheureusement pas le faire avec l’appli, comme on le fait avec l’appli Suunto ou l’appli Coros.

L’autre possibilité, c’est d’utiliser l’appli Komoot ou GPSies et de transférer des itinéraires dans l’iD.Tri. Mais pour ça, il faut un compte Premium. Je ne connais pas ces applications et j’ai l’impression qu’elles ne sont pas très connues en France. Dites-moi si vous avez l’habitude de les utiliser et à ce moment-là j’approfondirai le test.

Avec l’iD.Free, on peut même coupler un compte Geocaching. Je sais qu’il y a beaucoup d’adeptes, mais ce n’est pas disponible sur l’iD.Tri.

Techniquement, il ne manque pas grand-chose à l’iD.Tri pour faire fonction de montre GPS outdoor. Elle fait le suivi d’itinéraire avec profil d’altitude, estimation de l’heure d’arrivée, du temps de trajet et de la distance restante, boussole. On peut même calibrer manuelle l’altimètre (il faut le faire depuis l’appli, c’est pas le plus pratique, mais au moins on peut le faire). En plus de la calibration manuelle, on peut définir l’altitude de notre résidence. Comme ça, chaque fois que vous partirez faire du sport depuis votre maison, ce ne sera pas la peine de calibrer l’altimètre, ce sera fait automatiquement avec cette donnée.

En fait il ne lui manque guère que la possibilité d’enregistrer des positions GPS et s’en servir de point d’intérêt. Vu son prix, on s’en fout d’une rayure sur le boitier en plastique…

On peut exporter les enregistrements, mais uniquement en fichiers .fit. On peut aussi simplement synchroniser le compte Sigma avec un compte Strava pour un export automatique des séances.

Elle n’est pas très belle, on n’a pas envie de la porter pour aller au boulot, mais la Sigma iD.Tri n’en possède pas moins des fonctionnalités 24h/24 comme le suivi de l’activité quotidienne et les smart notifications.

Parmi la liste impressionnante de fonctionnalités pour le prix de la Sigma iD.Tri, on trouve encore la détection d’accident. Actuellement, il n’y a que les dernières Garmin et l’Apple Watch qui le font. Hé bien là, vous verrez dans la section « montre connectée » qu’elle fait même plus que les Garmin dans ce domaine.

Téléchargez le mode d’emploi

Autonomie

Autonomie Sigma iD-Tri

Dans un aussi petit boitier, la batterie est forcément de taille réduite. L’iD.Tri arrive à 8h d’autonomie en enregistrement GPS avec la meilleure précision (1s). Clairement, ça ne sera pas suffisant pour un Ironman. Mais pour quelqu’un qui voudrait faire occasionnellement un triathlon, ça suffira.

Il existe un mode GPS éco qui permet d’atteindre 12h.

Forcément, face à la nouvelle génération de montres GPS équipées de la puce GPS Sony qui arrivent presque toutes au-dessus des 20h (et jusqu’à 60h pour les plus grosses), ça fait léger.

La recharge en course ? Oui, c’est possible, mais dans ce cas, l’écran affiche « connecté », on ne peut pas voir les données à l’écran. Mais la batterie se recharge bien et on pourra retrouver l’affichage des données dès qu’on l’aura débranchée.

En utilisation montre connectée, Sigma annonce jusqu’à 7 jours d’autonomie. En pratiquant un peu de sport, il m’a fallu la recharger en gros tous les 4 jours.

Champs de données

Champs de donnée iD-Tri

Chrono : durée, tour auto, temps entrainement, moy par longueur

Temps 10km, 5km

Vitesse : instantatée, moy, max, moy tour auto, moy descente, moy montée

Distance : totale, tour auto

Pression atmosphérique

Batterie

Température : actuelle, min, max

Nombre de tours auto

Cadence : instantanée, moy, max, moy tour auto

FC : moy tour auto

Puissance : instantanée, moy, moy 10s, normalisée, %FTP, moy tour auto, normalisée tour auto

Calories : tour auto

Altitude : actuelle, max, min

Dénivelé : d+, d-

Pente : moy montée, moy descente

Nombre de montées, nombre de descentes

Training stress score (TSS)

Indice de pédalage (%)

Longueur de foulée

Mouvements (natation): moy par longueur, dernière longueur

Heure

Date

Boussole

Distance jusqu’à destination

ETA (heure d’arrivée)

ETE (durée jusqu’à destination)

Running

Sigma iD-Tri running

L’iD.Tri supporte les capteurs de puissance vélo, mais pas en course à pied. Pas de Stryd donc.

Le GPS fix est plus long que sur les autres montres GPS récentes. Il faut souvent compter plusieurs dizaines de secondes. Et parfois, ça fini carrément en échec et il faut relancer une recherche GPS.

Peu après mon premier départ, la chose qui m’a surpris, c’est de voir que Sigma a opté par défaut pour l’affichage de l’allure moyenne au tour automatique au lieu de l’allure instantanée. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que c’est le réglage que je recommande pour éviter l’imprécision de l’allure instantanée sur certaines montres GPS.

A chaque changement de page, le nom des champs de donnée s’affiche pendant quelques secondes, avant de laisser place à la valeur de chaque champ. C’est pas mal au début, mais finalement je trouve le délai un peu long. Si ça ne vous plait pas, ça peut se désactiver.

Lorsqu’on met l’enregistrement en pause, on peut encore consulter les écrans de données (ce que toutes les marques ne permettent pas de faire).

Un matin, alors qu’il faisait froid, l’indicateur de charge de la batterie a déconné. J’étais à peu près sûr d’avoir plus de 50% de batterie. Après 1 minute de course, je reçois une alerte batterie faible (moins de 20%). Quelques minutes plus tard, le champ de donnée batterie affiche 10%. Sachant que l’autonomie complète est de 8h, j’étais assez pessimiste sur mes chances de pouvoir boucler ma sortie. Et pourtant, j’ai pu courir 1h04. Problème dû au froid ?

Il n’y a pas de zoom en mode suivi d’itinéraire. L’affichage permet de voir en gros 150 à 200m devant soi. C’est suffisant pour voir le prochain virage mais si on s’éloigne un peu trop de la trace (plus de 200m quoi), il n’y a pas moyen de la retrouver. Heureusement, il y a une alerte de sortie d’itinéraire.

Lors de l’exécution d’un entrainement en zone de FC, par exemple, la Smart Light va clignoter en vert si l’on est dans la bonne zone, en bleu en-dessous et en rouge au-dessus. Franchement, je m’étais fait l’idée qu’on pourrait à chaque foulée avoir un visuel dessus du coin de l’oeil. Ca serait moins pénible qu’une montre qui n’arrête pas de vibrer.

J’en attendais beaucoup parce que ça me paraissait utile et surtout qu’on ne trouve ça sur aucune autre montre GPS. Bon ben… c’est un échec. En fait on ne voit quasiment pas les LED. Je pense que pour économiser la batterie la puissance a été réduite (parce que ça crache lorsque la montre est en charge). Et du coup, on ne voit rien du tout. Ou alors il faut franchement regarder la Smart Light, ce qui perd de son intérêt, aucun regarder les valeurs à l’écran dans ce cas. Mais sinon, on ne voit rien. Ou alors sur un trail nocturne…

Smart Light iD-Tri

Le bouton Start sert à passer à la phase suivante d’un entrainement programmé. Ah et puis j’ai dit qu’il n’y avait pas de fonction d’appui long, ben si, il y en a une en fait : pendant l’enregistrement d’une activité, un appui long sur le bouton en bas à droite permet d’accéder à un menu qui permet de faire pas mal de choses :

  • Charge un itinéraire à suivre
  • Retour départ
  • Connecter un accessoire
  • Fixer un objectif
  • Charge un entrainement
  • Calibrer l’altimètre ou la boussole
  • Définir un tour automatique
  • Activer la pause automatique
  • Activer le GPS
  • Activer la détection d’accident

C’est un peu dommage de ne pas avoir accès à ce menu dans la phase d’accroche GPS. Quand on y pense, on peut charger un itinéraire depuis l’appli ou depuis la montre pendant un entrainement, mais pas depuis la montre avant un entrainement. Pareil pour l’utilisation des zones de FC. Or, je me vois mal lancer l’enregistrement (lancer le chrono quoi) et passer ensuite 1 minute à définir mon seuil et mon plafond de FC.

Lorsqu’une notification arrive, elle s’affiche à l’écran (normal) mais il n’y a pas de temporisation au bout de laquelle le message disparait. Il faut forcément appuyer sur le bouton OK pour la faire disparaitre. A chaque fois… C’est pénible en sport de devoir faire cette action. C’est encore plus pénible à vélo, lorsque la montre est montée sur le guidon.

Vélo

Sigma iD-Tri vélo

Le montage pour guidon fourni avec l’iD.Tri est basique mais fonctionnel. Il s’agit de 2 morceaux de plastique qu’il faut visser ensemble (vis fournie) et fixer au cintre avec 2 serflex (fournis). Il y a des crans de chaque côté pour y fixer le bracelet de la montre. Il suffit ensuite de fermer le bracelet avec la boucle autour du cintre pour la mettre en place.

Natation

Sigma iD-Tri natation

Il n’y a qu’un seul profil sportif pour la natation sur la montre. Mais on peut l’utiliser en piscine et en eau libre (en extérieur, avec GPS). C’est la montre GPS la moins chère qui permet de faire de la nage en eau libre.

La configuration se fait depuis l’application. On peut y activer ou désactiver le GPS, ainsi que définir la longueur du bassin. Pour le coup, ce n’est pas très pratique. Tant qu’on enchaine les entrainements au même endroit, ça ira. Mais si vous alternez régulièrement piscine et eau libre, il ne faudra pas oublier de basculer de l’un à l’autre dans l’appli, puis faire une synchro.

On peut configurer des séances d’entrainement, par exemple en définissant une zone d’allure de 1’45-1’55/100m. Pendant la séance, la Smart Light indiquera si l’on se trouve dans ou en dehors de la zone d’entrainement. Une fois de plus, Sigma propose des fonctionnalités de très bon niveau.

Le comptage des longueurs est assez approximatif et j’ai souvent eu 3-4 longueurs oubliées.

Multisports / triathlon

Triathlon Sigma iD-Tri

Sigma a appelé cette partie « Compétition ». On peut faire beaucoup de choses. Au départ, ce n’est pas si facile que ça. L’interface est un peu austère et surtout, je ne la connaissais pas. Il a donc fallu que je creuse tout pour découvrir ces possibilités. Et j’ai été impressionné.

Il y a un mode triathlon, qui enchaine bien sûr natation, vélo et course à pied, avec transitions. En plus, on peut le personnaliser. On peut en fait créer le nombre de phase qu’on veut. C’est-à-dire qu’on pourrait créer un enchainement natation, vélo, course à pied, vélo, natation. Ensuite, pour chaque phase, on peut configurer :

  • La distance
  • Une phase de transition
  • Une zone cible
  • Des alertes (manger, boire, distance)

Dans la pratique, ce n’est pas si simple que ça. Certains de ces réglages se font sur le mode triathlon, mais d’autres doivent être fais sur chaque profil de base.

Il y a ensuite un mode duathlon et un mode swimrun. Mais là encore, on peut les personnaliser comme on veut. On peut donc créer n’importe quel enchainement à partir des sports de base du triathlon.

On peut aussi verrouiller les boutons (utile lors d’un départ groupé en triathlon).

Précision GPS / cardio

Ca a beau être une allemande, la précision n’est pas son point fort. Le long du canal, il n’y a qu’une trace qui n’est pas à peu près sur le chemin de halage…

Je fais le puriste quand je compare la précision des traces GPS. C’est intéressant et c’est un critère de choix. Mais dans le cas ci-dessus, l’erreur n’est au final pas énorme. Sur cette sortie, les 2 montres GPS les moins précises (la Vivoactive 4 et l’iD.Tri) ont mesuré 10,2km, tandis que les 2 plus précise ont mesuré 10km et 10,1km. Ca fait pas plus de 2% d’erreur sur la distance… Pas si énorme que ça.

Un peu plus loin, on voit qu’elle a été perturbée par le passage sous un pont. Et ça a été comme ça sous tous les ponts de ce parcours.

Trace GPS virage canal

Sur une autre sortie, elle s’est mieux comportée.

Trace GPS Ignite aller retour

Mais bon, la ligne droite, c’est facile. Lors que j’ai effectué un S pour traverser la rue (pile poil sur le passage piétons), la trace marque bien la forme du S, mais est décalée d’une dizaine de mètres.

Trace GPS Vivoactive 4 passage piéton

En ville, la trace est la plupart du temps à peu près correcte.

Trace GPS en ville iD-Tri 2

Même si de temps en temps l’écart est largement plus important que celui des autres traces GPS.

Trace GPS en ville iD-Tri

Et en mode GPS éco ? J’ai décortiqué un fichier GPX de l’iD-Tri et je m’attendais à trouver un échantillonngage toutes les 2 secondes au lieu de 1s. Hé bien non, le mode GPS éco doit se rapprocher de celui de Suunto. C’est à dire que les positions sont toujours relevées toutes les secondes, mais la puce GPS est moins alimentée (d’où l’économie d’énergie).

En tout cas, la précision GPS n’est pas tant dégradée que ça et la distance totale est tout à fait similaire à celle mesurée par les autres montres GPS.

Trace GPS chicane

A vélo, elle se comporte comme à peu près toutes les montres GPS, c’est à dire mieux qu’en course à pied.

Trace GPS vélo

Sur un autre rond-point, en zoomant un peu plus, je dirais même qu’elle prend une meilleur trajectoire que l’Elemnt Roam (trop serré) ou la Vivoactive 4 (trop large).

Trace GPS écart

En résumé : la précision GPS n’est vraiment pas top en course à pied, correcte à vélo. Passons à l’altimètre.

L’altimètre barométrique donne des résultats similaires à ceux des autres montres GPS.Mais il semblerait que la courbe soit plus lissée et du coup, le dénivelé cumulé final est bien différent.

Alti baro vélo

Sur une échelle un peu plus réduite, sur une sortie en course à pied, on voit qu’il y a des plateaux sur la courbe d’altitude de l’iD.Tri. L’allure générale de la courbe est bonne, mais le cumul de dénivelé est encore une fois sous-estimé.

Altimètre Ignite

Côté cardio, c’est plutôt bien. J’ai même été impressionné sur la sortie suivante. Je me suis arrêté plusieurs fois pour prendre des photos, ce qui explique ce gros creux qui descendent jusqu’à 100-120bpm. Hé bien on peut dire que le suivi de l’iD-Tri est vraiment pas mauvais.

On retrouve le même comportement que celui que j’ai déjà observé plusieurs fois sur les tests de Suunto. Normal, Sigma utilise le même capteur cardio que Suunto (de marque Valencell). C’est à dire que globalement l’allure est assez bonne, mais localement, la courbe est plus en dents de scie. On voit plein de petits pics, avec des redescentes brutales jusqu’au niveau de la ceinture cardio.

A vélo, c’est pas génial, mais c’est souvent le cas avec les capteurs cardio optiques au poignet. En fait c’est parfois très bien et parfois complètement pourri, donc inexploitable. Il vaut mieux dans ce cas utiliser une ceinture cardio.

Cardio vélo iD-Tri

Suivi d’activité quotidienne

Avis Sigma iD-Tri

En comparaison avec ce qu’on trouve sur les montres GPS récentes, l’iD.Tri ne propose pas grand-chose. Sigma est un peu dans la même optique que Coros. L’effort a été fait sur les fonctionnalités sportives et le minimum a été fait sur la partie suivi d’activité quotidienne et fonctionnalités connectées.

Les widgets affichent le nombre de pas, les calories, la fréquence cardiaque, la distance.

On peut configurer un objectif de nombre de pas, 10 000 par défaut. Au cours de la journée, on gagne un trophé bronze à 5 000, un badge argent à 7 500 et un badge or à 10 000.

Montre connectée

Montre connectée Sigma iD-Tri

On a le choix parmi 3 watchfaces, 2 numériques et 1 analogique (à aiguilles). Le truc qui m’a manqué, c’est qu’on ne peut afficher la date sur aucune watchface. On peut afficher le nombre de pas, les calories, mais pas la date.

Les notifications s’affichent à l’écran très rapidement (plus rapidement que sur la Vivoactive 4 que je portais sur l’autre poignet lors de ce test). Sauf que Sigma n’a pas prévu de faire disparaitre le message au bout d’un certain temps. Il faut nécessairement une action manuelle sur un bouton. Donc si pendant une réunion vous ne regardez pas vos notifications (il faut une réunion intéressante pour ça), vous pouvez vous retrouver en sortie à devoir appuyer 4 ou 5 fois sur le bouton pour effacer les 4 ou 5 notifications et enfin arriver à voir l’heure.

On peut configurer une alarme quotidienne ou une alarme du lundi au vendredi.

Il n’y a qu’une seule autre fonctionnalité connectée. Du moment qu’on part faire du sport avec son smartphone, et qu’il est connecté en Bluetooth à l’iD.Tri, on peut bénéficier de l’alerte en cas d’accident. Il faut pour cela rentrer les coordonnées d’une personne à contacter en cas d’urgence dans l’appli.

Lorsqu’elle détecte une chute, l’iD.Tri vous laisse 30 secondes pour stopper le décompte. Passé ce délai, elle enverra un message au contact de la liste d’urgence renseigné dans l’application.

Sigma a même été plus loin que Garmin : une fois le message envoyé, l’écran affiche quelques informations à destination de quelqu’un qui pourrait passer par là vous porter secours (que vous aurez pris le soin de renseigner) :

  • Nom Prénom
  • Groupe sanguin
  • Traitement médical
  • Position GPS (latitude, longitude)

L’application / le site web

J’ai été surpris de découvrir ce que Sigma propose du côté de l’appli et du site web (+ le programme qui fait le transfert de la montre à l’ordi). Franchement, c’est complet.

Mais (car il y a un mais), il faut un peu de temps d’adaptation et de tatonnements pour arriver à tout trouver.

Pour commencer, le truc que je ne comprends pas, c’est qu’une fois qu’on a synchronisé les données de la montre vers l’appli, il faut appuyer sur un bouton pour transférer ces données vers le site web. Et pareil sur le programme sur ordinateur. En fait les données peuvent être stockées dans l’appli ou dans le programme sur ordi, mais ne sont pas envoyées automatiquement vers le cloud Sigma. Et pourquoi est-ce que ce n’est pas fait automatiquement ?

Le programme sur ordi permet de mettre la montre à jour. Faudra la brancher de temps en temps, car il n’y a pas d’alerte qui prévient qu’il y a une mise à jour à faire.

Depuis un ordinateur

On peut faire beaucoup de choses, comme voir le taux d’occupation de la mémoire de la montre avec les données d’activité quotidienne et d’activités sportives.

On peut faire des statistiques sur la semaine, le mois ou l’année et voir ses records perso pour chaque profil sportif. Il y a un calendrier des entrainements réalisés, sur lequel on peut rajouter des séances manuellement.

Pour chaque séance, plusieurs outils sont disponibles pour analyser les données :

  • sous forme de graphique : FC, vitesse, altitude, cadence, température, puissance, pause, tours, tours automatiques, phase, intervalle
  • Valeurs moyennes
  • Histogramme des zones

Enfin, on peut ajouter des notes manuellement :

  • météo
  • Profil du parcours
  • Sensations

On peut aussi partager les activités sur Facebook, Strava, Training Peaks, 2Peak, Komoot et Twitter. Ou les exporter en différents formats (FIT, GPX, TCX, etc).

Dans une optique de suivi d’entrainement à plus long termes, on peut faire des comparaisons sous forme de tableau. On choisit l’échelle des lignes (semaines, mois ou années) et en colonne on a différentes données : nombre d’activités, distance, dénivelé, calories. Ca eprmet de comparer chaque semaine/mois/année par rapport aux autres ou par rapport à la moyenne.

C’est aussi là que se fait la gestion des itinéraires.

Franchement, le programme Sigma Data Center permet de faire vraiment plein de choses.

Depuis un smartphone

L’application Sigma Link permet de faire moins de choses. Et il n’y a pas eu plus d’effort pour créer une interface utilisable. Par exemple le tableau de bord affiche un beau graphique qui regroupe différentes données d’activité. Hé bien même après 1 mois de test, il y a certaines couleurs pour lesquelles je n’ai toujours pas compris à quoi elles correspondent.

On peut :

  • consulter ses activités
  • visualiser les statistiques à la semaine, au mois ou à l’année
  • admirer ses records personnels
  • gérer les itinéraires
  • créer des entrainements
  • personnaliser les profils sportifs
  • entrer les contacts et informations d’urgence

Conclusion du test

Activité quotidienne iD-Tri

A l’issue de ce test, je suis vraiment déçu que Sigma n’ait pas fait un peu plus d’effort sur le design car d’un point de vue fonctionnalités elle est quand même super bien dotée (même s’il faudrait aussi apporter quelques améliorations à l’interface de la montre et de l’appli).

Il faut donc prendre cette iD.Tri comme une montre de sport. Et dans cette optique, elle est très fonctionnelle pour un prix imbattable. C’est une montre GPS de triathlon presque réduite à l’essentiel : les fonctionnalités pour le sport, tout en faisant bien plus que ce qu’on trouve ailleurs en entrée de gamme.

Pour moins de 180€, on trouve :

  • Un alti baro
  • Un mode triathlon
  • La programmation de séances d’entrainement complexes
  • Le suivi d’itinéraire

Malgré les petits points noirs concernant l’interface ou l’application, l’iD.Tri est imbattable au rapport fonctionnalités/prix.

Si le hardware vous fait hésiter, il ne reste plus qu’à espérer que Sigma sorte une montre similaire, avec une lunette en acier, un écran couleur et les mêmes fonctionnalités. Mais je n’y crois pas trop.

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J’espère que vous avez trouvé cet article utile. Je passe généralement plusieurs heures pour faire ces tests, c’est pas mal de boulot.

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Si vous avez encore des questions, n’hésitez pas à les poser dans un commentaire. Je prendrai le temps d’y répondre.

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4 commentaires

  • Mikl

    Bonjour Jérôme,

    Tu étais sur Douai?
    Ça m’aurait fait plaisir de te rencontrer pour discuter 5min.

    Ne change rien…

  • Seb K

    Bonjour Jérôme,
    Merci pour ce test très complet, comme d’habitude.
    Je souhaitais juste préciser un point : dans mon esprit, une concurrente tri à la sigma, dans les même gammes de prix, et qui a en plus le mérite d’être l’une des plus belles (à mon sens), c’est la stratos 2.
    Par ailleurs, même en version saphir, elle est aujourd’hui affichée à moins de 170 € (sur amazon), c’est la version que je possède, et sincèrement, je trouve qu’à ce tarif, elle est sans équivalent.
    Depuis les dernières mises à jours, elle tourne nickel et est vraiment performante et précise, et j’ai eu qq autres montres (garmin uniquement) et compteurs vélo gps en ma possession, comme points de comparaison. C’est simple, en vtt je l’utilise toujours en plus de mon compteur garmin, et ce sont ses données que je bascule sur Strava.
    J’avoue ne pas comprendre comment se fait-il qu’elle ne soit pas plus plébiscitée, elle mériterait une seconde chance !
    Cela dit, bonne continuation avec ce blog très bien fait !

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