Test Suunto Run 2 : la cartographie change-t-elle la donne ?
La Run 2 est la mise à niveau de de la montre GPS de Suunto orientée vers la course à pied, avec un gros renouvellement hardware (nouvel écran, nouvelle puce GPS, nouveau capteur cardio optique) et l’ajout de la cartographie. C’est un renouvellement significatif, du même ordre que celui qui a été fait l’an dernier sur la Race 2.
Suunto en profite pour introduire quelques nouvelles fonctionnalités, comme Energy Sense, la prédiction Live du temps de course et l’effet de la chaleur. Mais il faut avoir conscience qu’elle est bridée par rapport aux autres montres GPS Suunto (l’absence du SuuntoPlus store la prive encore de beaucoup de capacités, la carto n’est pas aussi détaillée).
Ce test est publié après la mise à jour de novembre 2026 qui a amélioré la cartographie.
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Suunto Run 2 – 4 Go | ![]() |
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Suunto Run 2 – 64 Go | ![]() |
Test Suunto Run 2 : le verdict
La raison d’être de la Run 2 est assez similaire à la PACE 4 : proposer une montre GPS accessible financièrement pour l’entrainement de course à pied, trail et triathlon. L’absence du SuuntoPlus Store la prive toutefois des outils les plus techniques.
| POUR Légère Cartographie en entrée de gamme Belles finitions | CONTRE Lecteur de musique limité aux mp3 Incompatible avec le SuuntoPlus Store Fonctionnement de la molette perfectible |
Ce qui est nouveau sur la Suunto Run 2 (différence avec la Run)

- 2 versions en fonction de la mémoire
- Bracelet silicone de série
- Ecran plus lumineux (2000 nits)
- Nouvelle puce GNSS double fréquence
- Nouveau capteur cardio optique + oxygénation sanguine
- Meilleure autonomie
- EnergySense
- Cartographie
- Climb Guidance
- Version avec plus de mémoire (64 Go)
- Nouveau chargeur
- Plus chère (+50 € pour le modèle de base)
Présentation de la Suunto Run 2

Elle remplace : Run
Au-dessus dans la gamme : Race 3S
En-dessous dans la gamme : aucune
Modèle testé : Run 2 4 Go aloe verra
La Run 2 est une montre GPS compacte sans qu’on puisse la qualifier de petite montre GPS. Avec son boitier de 46 mm, elle est sensiblement plus grosse que la PACE 4 (43 mm) ou la Forerunner 570 – 42 mm. Elle est même 1 mm plus grosse que la Race S.
On retrouve la singularité propre à l’interface des montres GPS Suunto : les 2 boutons et la molette sont tous du même côté, à droite. Quoi qu’on peut retourner l’écran et opter ainsi pour avoir les boutons côté gauche. C’est un simple réglage système.
On peut également personnaliser les fonctions des boutons (appui court et appui long). J’ai opté pour des fonctionnalités sportives sur le bouton du haut :
- Appui court = dernier profil sportif utilisé
- Appui long = verrouiller l’écran tactile
Et des fonctionnalités plus outdoor pour le bouton du bas :
- Appui court = boussole
- Appui long = heures du soleil et de la lune
Depuis la watchface, contrairement aux autres montres GPS Suunto, on fait défiler les widgets verticalement avec la molette. De manière générale, j’aime les molettes sur les montres GPS. Mais il y a un détail que je n’aime pas sur celle de la Run 2 (et c’est pas qu’un détail en fait). On a un retour haptique qui donne l’impression de crans grâce à de brèves vibrations quand on la tourne. Sauf que les crans ne sont pas synchronisés avec le défilement des menus. En gros, on peut ressentir 3 crans lorsqu’on descend de 2 lignes dans une liste. Et c’est même pire que ça : si on tourne la molette trop doucement, on peut enchainer 6 crans pour arriver à faire descendre une liste d’une seule ligne.
C’est un détail mais c’est très désagréable à l’usage. Moi, ce que je veux c’est 1 cran = 1 ligne ; 3 crans = 3 lignes.
En sport, on fait défiler les écrans par une pression de la molette (courte = écran suivant ; longue = écran précédent). La rotation de la molette ne sert qu’à zoomer et dézoomer.
Suunto a abandonné le bracelet nylon de série. J’aime bien le nouveau bracelet en silicone, avec SUUNTO inscrit en rayures. Mais ça alourdit la Run 2 par rapport à la Run.
Concernant le poids, la communication de Suunto (reprise sur beaucoup de sites) parle d’une montre hyper légère de seulement 35 g. Bon, il manque le petit astérisque pour préciser que 35 g, c’est le poids du boitier seul.
En réalité, la Run 2 (avec son bracelet, donc) pèse 55 g. C’est plus lourd que les 42 g de la Forerunner 265S ou les 40 g de la PACE 4. Mais ces dernières ont un écran plus petit.
J’aime moins le téton qui remplace le passant pour fixer le bout libre du bracelet. C’est pas que je n’aime pas cette solution, c’est juste que le téton se libère trop facilement. Je pense qu’il ne se passe pas 1 jour et pas 1 nuit sans que je sois obligé de le remettre en place. Je ne sais pas si ça vient de la forme des trous ou de la souplesse du silicone, mais ça ne me fait pas ça sur la Race 3S que je teste en même temps.
Elle est étanche à 50 m.
L’écran de la Run 2 est un AMOLED LTPS et pas LTPO comme sur la Race 2 et la Vertical 2. Petite différence de technologie, le LTPO consomme moins d’énergie, ce qui permet d’allonger l’autonomie. Le revers de la médaille, c’est que le LTPS est probablement moins cher, ce qui explique qu’il se retrouve sur la Run 2.
Il fait 33,5 mm de diamètre pour 466 x 466 pixels et sa luminosité a été poussée à 2000 nits. Suffisant pour être parfaitement lisible, mais en-deça de ce qu’on peut trouver chez la concurrence, qui monte jusqu’à 3000 ou 3500 nits.
Autour, la lunette est en acier.
Sous le capot, Suunto a renouvelé une partie des capteurs, dans la continuité de ce qui a été fait sur la Race 2 et la Vertical 2 :
- Nouvelle puce GNSS double fréquence
- Nouveau capteur cardio optique + oxygénation sanguine
La Run 2 n’a pas de mode GPS seul. Le mode proposant le maximum d’autonomie est un mode multi GNSS (donc plus précis que GPS seul).
A cela s’ajoute un altimètre barométrique et une boussole.
On peut aussi y coupler des capteurs externes en Bluetooth (notamment ceinture et brassard cardio).
Il y a également du nouveau concernant la mémoire. Suunto s’est inspiré de ce qu’Apple fait avec ses iPhone pour proposer une version à 4 Go et une autre à 64 Go. Avec 4 Go, il faudra faire attention au téléchargement de la carto (1 région française fait à peu près 200 à 500 Mo). Le modèle à 64 Go permet, au contraire, de ne pas avoir à faire un choix entre carto et musique.
L’interface est légèrement différente de celle des autres montres GPS Suunto. Depuis la watchface, on fait défiler les widgets verticalement avec la molette (et on peut faire le tour complet, dans les 2 sens) :
- Panneau de configuration
- Fréquence cardiaque
- Pas et calories
- Sommeil
- Progrès
- Récupération
- Volume d’entrainement
- Soleil et lune
- Météo
- Journal d’entrainement
Plus ceux que je n’ai pas activés : réveil, alti baro, oxygène sanguin, boussole, lecteur multimédia, navigation, netEase cloud music, chronomètre.
La liste des widgets est en partie personnalisable depuis la montre. En partie seulement, parce qu’on peut décider d’afficher ou de ne pas afficher un widget, mais on ne peut pas en modifier l’ordre. Pour changer l’ordre, il faut passer par l’application. Sauf qu’on est obligé de conserver le panneau de configuration en 1er. Personnellement, 2 choses ne me plaisent pas.
Premièrement, j’aime bien avoir des données sur mes widgets et si j’avais eu le choix, j’aurais retiré le panneau de configuration de la liste des widgets. A la place, j’aurais configuré un raccourci pour ouvrir ce panneau de configuration.
Cela dit, il faut distinguer le panneau de configuration du menu de réglages. Dans le panneau de configuration, on trouve :
- Le pourcentage de batterie
- La date
- Les smart notifications
- Et plein de trucs en vrac (ne pas déranger, lampe de poche, configuration de la watchface, mode avion, localiser mon téléphone, coupler un accessoire, mode de fonctionnement de l’écran, mode éco, verrouillage du tactile)
Au final, c’est par là l’unique moyen d’accéder aux notifications. Donc je récapitule le chemin pour accéder aux notifications : tourner la molette, cliquer, tourner la molette et cliquer encore 2 fois. Pffff.
Deuxièmement, tous les widgets de charge et statut d’entrainement auraient mérités d’être regroupés en 1 seul, au lieu de prendre 3 emplacements (progrès, récupération, volume)
Si on tourne dans l’autre sens (vers le haut), on accède en premier à la ‘liste des applications’. Je pensais y trouver les widgets qui n’étaient pas activés, ça peut toujours arrivé que de temps en temps, dans une situation inhabituelle, on ait besoin d’un widget particulier (comme le chrono ou la SpO2). En, il y a bien plus que ça. On trouve dans cette liste :
- Les widgets masqués
- Mais aussi les widgets activés
- Et encore d’autres applications comme l’exercice de respiration guidée, la lampe de poche et localiser mon téléphone
Je le dis tout de suite, il n’y a pas de lampe torche intégrée dans le boitier. La lampe de poche consiste à allumer l’écran AMOLED pour s’en servir comme lampe d’appoint. Il y a 3 écrans disponibles : blanc continu, blanc clignotant et rouge continu.
Et enfin, on ouvre la liste des profils sportifs par un appui sur la molette. Là encore, la Run 2 se distingue, parce qu’on n’accède pas tout de suite à la liste des profils sportifs. Lorsqu’on clique sur la molette, on tombe d’abord sur les séances d’entrainement programmées et les profils sportifs se trouvent à la suite des entrainements, vers le bas. C’est pas bête. C’est la marque d’une montre GPS orientée performance. Les entrainements d’abord.
Par rapport aux autres montres GPS plus orientées outdoor de Suunto, la Run 2 dispose de moins de profils sportifs : 35 profils sportifs qui vont couvrir les sports d’endurance comme la course à pied, le vélo, la natation, le triathlon et quelques disciplines complémentaires en salle.
Pour l’entrainement, la Suunto Run 2 propose une large panoplie d’outils :
- Tout type d’entrainement programmé depuis l’application Suunto, à la FC, à l’allure ou à la puissance
- La puissance peut être calculée au poignet ou provenir d’un capteur externe
- Des objectifs, des alertes
- Un métronome pour travailler la cadence
- Un partenaire virtuel (appelé coureur fantôme)
On peut programmer ses séances d’entrainement depuis l’application Suunto (Suunto Guides) ou créer un plan d’entrainement personnalisé (Suunto Coach).
Nouvel ajout parmi les outils d’entrainement, Energy Sense est un algorithme équivalent au Stamina de Garmin. Cette nouvelle notion fonctionne comme une jauge d’énergie, similaire au réservoir de votre voiture. Votre réserve d’énergie va baisser avec le temps et elle baissera d’autant plus vite que vous êtes au-dessus de votre seuil lactique. Vous pourrez regagner du potentiel en courant à plus basse intensité (sans toutefois revenir à 100%).
Après, on a quelques algorithmes d’analyse qu’on peut visualiser sur 3 widgets :
- Progression, qui donne le niveau de forme (CTL, chronique training load), le VO2max et les prédictions de temps de course
- Récupération, qui est un score calculé à partir de la VFC, du sommeil et du TSB (training stress balance)
- Volume d’entrainement correspond au TSS (training stress score)
Choix curieux de la part de Suunto, la Run 2 n’est toujours pas compatible avec le magasin d’applications SuuntoPlus Store, ce qui la prive de pas mal d’écrans et d’applications intéressants pour certaines pratiques sportives. C’était déjà le cas sur la Run. J’imagine que Suunto se dit que le tarif d’entrée de gamme de la Run 2 va la mettre dans les mains de coureurs qui n’auront que faire de toutes ces fonctionnalités complexes ou techniques. J’imagine bien que la majorité des gens qui achètent une montre GPS autour de 250-350 € se contentent de la sortir de la boite et de l’utiliser telle-quelle, sans jamais changer les réglages.
La nouveauté la plus évidente, c’est l’ajout de la cartographie. Après la mise à jour de novembre 2026, c’est la même carto que sur les autres montres GPS Suunto (carto enrichie de points d’intérêt et des noms de rue), sans les options de personnalisation des calques.
Suunto a été à 2 doigts de sortir la montre GPS avec cartographie la moins chère parmi les marques traditionnelles (Garmin, Polar, Suunto, COROS) mais s’est fait damer le pion par COROS qui a annoncé à peine quelques jours plus tôt une mise à jour qui ajoute la cartographie sur la PACE 4.
On peut y ajouter un itinéraire à suivre, avec alertes turn by turn.
Avec le suivi d’itinéraire, on a maintenant Climb Guidance (l’équivalent de ClimbPro), qui ouvre le champ du trail à la Run 2.
En suivi quotidien, on trouve toujours :
- Fréquence cardiaque (FCmin et FC au repos pendant la nuit)
- Oxygénation sanguine (la nuit)
- Variabilité de fréquence cardiaque (la nuit)
- Nombre de pas
- Calories brûlées
- Suivi du sommeil et des siestes
- Exercice de respiration guidée
Pas d’évolution concernant le lecteur de musique en lui-même : il ne fonctionne qu’avec des mp3 (musique ou podcast) mais pas avec des playlists Deezer ou Spotify.
Le reste des fonctionnalités connectées est limité :
- Les smart notifications
- La météo
- Trouver mon téléphone
- Rapport matinal
Télécharger le manuel utilisateur
Autonomie

Si le boitier n’a pas changé, la batterie, elle, est plus grosse.
| Autonomie | |
|---|---|
| Multi GNSS autonomie max | 40 h |
| Multi GNSS | 28 h |
| Multi GNSS double fréquence | 24 h |
| Usage quotidien | 10 jours |
L’autonomie max reste inchangée, mais la précision de ce mode est largement améliorée (voir la section Précision GPS). L’autonomie dans le mode le plus précis gagne 4 h (+20 %) et on gagne 2 jours en usage quotidien de montre connectée.
En enregistrement sportif, la PACE 4 et la Vantage M3 font légèrement mieux mais la Forerunner 170 fait largement moins bien.
La gestion des modes de batterie va plus loin que le simple choix du mode GPS. Le gestionnaire de batterie de la Run 2 propose 3 modes qui ont chacun des préréglages sur le mode GPS, l’écran, les alertes et les capteurs externes) :
- Performance (GNSS double fréquence et tout le reste activé)
- Endurance (GNSS et tout le reste activé)
- Eco (GNSS, luminosité faible, pas de son, pas de vibration, pas de Bluetooth)
Donc concrètement, le gain d’autonomie entre le mode Endurance et le mode Eco provient uniquement des réglages liés à l’écran, aux alertes et aux Bluetooth. La précision GPS dans le mode Eco reste sur 1 prise de position toutes les secondes.
Malheureusement, on ne peut pas créer de mode de batterie perso.
Suunto utilise 2 tactiques pour économiser de la batterie lorsque l’écran est en mode allumage permanent :
- L’écran réduit sa luminosité au bout de 10 secondes (comme toutes les autres montres GPS)
- La police d’écriture des champs de donnée devient plus fine (moins de pixels allumés = moins d’énergie consommée)
Le chargeur change, la Run 2 adoptant le même que la Vertical 2. Il s’aimante au dos de la montre et tient bien en place.
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Suunto Run 2 – 64 Go | ![]() |
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Suunto Run 2 – 4 Go | ![]() |
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Champs de donnée

On peut personnaliser l’affichage des écrans de donnée mais on est limité à 4 champs de donnée par écran (+ heure et batterie).
On a aussi un écran qui affiche les données des tours sous forme de tableau.
Utilisation sportive de base (essentiellement running)

La Run 2 dispose de 6 profils pour la course à pied, dont le trail, la course sur piste d’athlé et un profil qui s’appelle Marathon mais qui est en fait un profil à utiliser sur une course de 5 km, 10 km, semi ou marathon.
Le profil Course sur piste est un vrai profil dédié à la piste, avec sélection du couloir et calcul de la distance par tour plutôt que par GPS (c’est plus précis).
L’interface de la Run 2 est différente de celle des autres montres GPS de la marque. On lance le dernier profil sportif par un appui sur le bouton du haut et on ouvre la liste des profils sportifs en appuyant sur la molette. Enfin, pas tout à fait. Lorsqu’on appuie sur la molette, le haut de la liste est occupé par les séances d’entrainement Suunto Guides. Les profils sportifs n’arrivent qu’après.
Ca perturbe un peu au début et après, on se dit que c’est pas bête pour une montre GPS qui se destine à la performance en course à pied. On l’utilise pour s’entrainer. Donc on met les entrainements faciles d’accès.
En plus de la carto, quelques petits détails vos permettre à la Run 2 d’être compétitive sur le trail : l’allure ajustée à la pente et Climb Guidance (Climb Pro).
Les options des profils sportifs sont réduites sur l’affichage de l’écran de l’accroche du GPS. On commence par choisir le type de séance :
- Libre
- Avec un coureur fantôme
- Objectif (durée, distance ou calories)
Sur la 3e option, on peut y ajouter un objectif d’intensité (FC, allure, vitesse, cadence, puissance) et un métronome.
Tout en bas, on peut accéder aux autres options du profil. Le seul arrangement que j’aurais fait différemment, c’est de placer le mode de batterie sur le premier écran et pas aussi profond dans la liste des options, pour qu’il soit plus facile d’accès.
Dans cette 2e liste de paramètres, on trouve des options à activer ou désactiver :
- La FC de récupération
- Energy Sense
- Tactile
- Alertes sonores (bips et vocal)
- Le RPE
Pendant une séance, les écrans défilent verticalement par une rotation de la molette et pas horizontalement par des pressions de la molette comme sur les autres montres GPS Suunto. J’ai beau chercher, je ne comprends pas ce qui peut justifier cette différence d’interface.
L’idée est séduisante, mais avec 2 inconvénients. La molette n’a pas de cran et on peut parfois la tourner un peu mais pas assez pour passer à l’écran suivant. Ensuite, quand on arrive au dernier écran, on ne peut pas descendre un cran de plus pour revenir au premier écran. Il faut tout dérouler dans l’autre sens.
Energy Sense est un outil de gestion de l’effort qui peut être utilisé en course ou pour doser une séance d’entrainement (pour s’assurer d’arriver au bout d’une séance longue ou pour ajuster le nombre de répétition d’une séance de fractionné).
Pour le moment, ce n’est disponible que pour les profils de course à pied et il est bien spécifié que l’algorithme est encore au stade des tests bêta.
On peut avoir un retour audio de coaching avec des écouteurs connectés.
Le profil marathon (qui porte vraiment un mauvais nom puisqu’on peut l’utiliser pour le marathon, le semi-marathon le 10 km et le 5 km) va permettre d’afficher sur le 1er écran l’estimation du temps d’arrivée. C’est une estimation en live, qui va se mettre à cours tout au long de la course. C’est un outil de pacing parfait pour un coureur qui connait mal la distance ou qui a du mal à manipuler les allures en min / km. Là, c’est clair et visuel. Vous partez sur un marathon et vous voyez à tout moment l’estimation de votre chrono à l’arrivée.
Les autres champs sont l’allure, la FC et la distance, avec une jauge qui fait le tour de l’écran qui représente la distance de la course (de 0 à 100%).
Energy Sense et la prédiction de chrono sont les 2 facettes d’une gestion de course. Energy Sense va donner une idée de l’effort consenti et la prédiction donnera le résultat prévisible.
Pendant une séance, on peut appuyer sur la molette pour accéder aux paramètres. Le gros avantage par rapport à un appui sur le bouton du haut, c’est que ça ne stoppe pas le chrono. Ca permet plein de choses :
- Charger ou changer d’itinéraire
- Activer ou changer un outil d’entrainement
- Changer de mode de batterie
- Changer de profil sportif pour enchainer sur du multisport
Si jamais vous mettez la Run 2 en pause et que vous bougez, elle va le détecter et vous proposer de relancer l’enregistrement. Ca peut éviter des oublis en repartant d’un ravito.
Au moment d’enregistrer la séance, on a maintenant la possibilité d’opter pour l’option ‘enregistrer et reprendre plus tard’, pour des activités de plusieurs jours ou le temps du pique nique en rando.
Après l’arrêt de la séance, on peut rentrer son RPE grâce à des smileys, puis la Run 2 lance l’enregistrement de la FC de récupération pendant 3 minutes.
Sur tapis de course, on ne peut pas calibrer la montre pour qu’elle colle à la distance affichée par le tapis, mais on peut éditer la distance de la séance dans l’application.
L’absence du SuuntoPlus Store prive la Run 2 des outils techniques les plus poussés, comme l’économie de course, la dérive cardiaque, le suivi de l’usure du matériel, un écran backyard ultra, la comparaison de chaussures, un test Cooper, allure glissante au km, etc. C’est dommage car ça limite la Run 2 dans sa technicité.
Le widget Récupération peut induire en erreur. Il ne s’agit pas du calcul d’un temps de récupération à l’ancienne mais plutôt d’un score de préparation à l’entrainement, dont l’algorithme se base sur la VFC des 7 derniers jours, le sommeil des 7 derniers jours et la fatigue (le training stress balance). Ca se rapproche plus du score de préparation à l’entrainement de Garmin (avec moins de facteurs).
Autres sports

La Run 2 dispose de 35 profils sportifs :
- Course, trail, piste, marathon, tapis, KV
- Natation en piscine et en eau libre
- Vélo, HT, VTT
- Muscu, corde à sauter, rameur, vélo elliptique, aérobic, HIIT, étirements, boxe, yoga
- Marche, rando, trekking, alpinisme
- Escalade
- Triathlon
- Course d’orientation
- Entrainement croisé (crossfit, HYROX)
- Ski de fond, ski alpin, snowboard
- Tennis, badminton
- Autre avec GPS, autre sans GPS
Depuis l’application Suunto, on peut créer des profils perso à partir de ces profils. Ca permet de changer le nom (créer un profil Gravel à partir du profil Vélo, par exemple), configurer les écrans et les alertes, mais il n’y aura aucun algorithme spécifique.
Les profils sportifs sont regroupés par couleur pour permettre de les identifier rapidement. A l’usage, le plus utile est que les derniers profils utilisés sont déplacés vers le haut de la liste. C’est donc là que vous retrouverez facilement ceux que vous utilisez le plus.
Suunto est encore assez pauvre en statistiques spécifiques aux différents sports. Le profil Musculation ne compte pas les mouvements et les séries (c’est dommage, parce qu’il y a une application pour ça dans le SuuntoPluss Store), l’Escalade ne permet pas de saisir la cotation des voies. Rameur compte le nombre de coups de rame. Corde à sauter compte le nombre de sauts
Et bien sûr, les classiques : natation en piscine qui compte les longueurs et triathlon qui permet d’enchaîner natation, vélo et course avec des transitions.
Il n’y a pas de profil multisports mais on peut changer de sport à la volée quand on veut à partir de n’importe quel profil sportif.
Outdoor

Les cartes se téléchargent par région (notamment en France) ou par pays pour les petits pays. Il faut pour cela une connexion Wifi et que la batterie ne soit pas trop faible.
Initialement, la cartographie de la Run 2 était légèrement différente de celle des autres montres GPS Suunto : même fond de carte mais pas de points d’intérêt, ni noms de rue. La mise à jour de novembre 2026 a gommé cette différence. Désormais, c’est la même carte, avec des logos pour les arrêts de bus, les pizzérias, bref, que des trucs inutiles (selon moi). Dommage que la Run 2 ne dispose pas des options de personnalisation des calques d’enrichissement comme sur les autres Suunto.
Je la trouve belle et agréable à utiliser, même si son chargement est moins rapide que sur la Race 2, notamment en bord d’écran. Les sentiers sont en vert, les routes en blanc. Avec les courbes de niveau, elle répond à mon besoin pour une cartographie de sport outdoor.
Cela dit, la manipulation de la carto sur la Run 2 n’est pas des plus aisées. On est limité à un dézoom jusqu’à 1 km. Bon, c’est pas le plus gênant car à ce niveau de dézoom, on ne voit plus aucun sentier. En fait, la gêve survient quand on essaie de chercher son chemin. On dézoome un peu, on déplace la carte, on cherche… Il suffit de ne plus toucher à la carte pendant quelques secondes pour que l’écran se recentre automatiquement sur notre position. Et il faut tout recommencer.
Il y a un côté positif aux modes de gestion de batterie de la Run 2 : l’écran de cartographie reste accessible dans le mode Eco (ce qui n’est pas le cas sur les Race et Race S). Le problème, c’est que la luminosité de l’écran est tellement faible qu’il en devient vraiment difficile à lire en plein soleil.
L’application est toujours ma préférée dès lors qu’il s’agit de tracer des itinéraires. Les différentes vues, la matérialisation des points de départ les plus utilisés et les cartes de chaleur pour 15 sports différents font la différence.
Une fois transféré sur la montre, c’est facile de suivre un itinéraire. On a une trace bleue avec des flèches, des alertes quelques dizaines de mètres avant les virages et éventuellement une alerte dans le cas où l’on l’éloigne de l’itinéraire. L’inconvénient, c’est que la flèche qui indique notre position est entourée d’un rond blanc qui masque les quelques mètres alentour, sans être dramatique.
La Run 2 ne dispose pas de toutes les options de navigation des montres GPS Suunto. Le mode Snap to route est notamment absent. C’est dommage, parce qu’au-delà de l’usage en montage pour du trail, cette option est parfaite pour améliorer la précision de la mesure de la distance en ville (l’environnement qui génère le plus d’erreurs GPS), donc parfaite pour un marathon ou toute autre course en ville.
Sur la Run 2, on peut naviguer sur un itinéraire, vers un POI ou à la boussole.
Précision GPS / cardio
Habituellement, je teste mes montres GPS dans le mode GPS, celui qui apporte la plus grande autonomie. Pour la Run 2, le j’ai testé en mode Endurance, le mode multi GNSS. Dans ce parc, les résultats sont bons.

Dans celui-ci, les virages sont un peu arrondis, mais c’est pire avec les autres.

Quand c’est dégagé, les angles de chaque côté du passage piéton sont parfaits.

Ces zigzags sont précis.

En ville, on ne saute pas par-dessus les habitations.

Dans les ruelles, la Run 2 en mode multi GNSS est plus précise que la GT7 Pro en mode double fréquence et la Fenix 9 en mode GPS seul.

Sur sentiers en forêt, j’ai trouvé que la Run 2 donnait aussi de bons résultats.

Et même très bons sur routes en forêt.

Il y a une grosse amélioration du mode Eco. Sur la Run, ce mode dégradait énormément la précision GPS après 15 min en passant à 1 point GPS toutes les 2 minutes. Sur la Run 2, on reste à 1 point par seconde. Voilà ce que ça donne :
- Trace 1 = Edurance (GNSS)
- Trace 2 = Performances (GNSS double fréquence)
- Trace 3 = Ultra (GNSS éco)

Et le mode Piste d’athlé est parfait, 3 tours = 1200 m.

L’altimètre barométrique de la Run 2 m’a toujours donné les résultats escomptés.


Le capteur cardio optique fonctionne à peu près bien, sans être parfait. Ici, on peut remarquer quelques petits retards au démarrage de grosses variations et quelques pics qui ne devraient pas y être.

Ici, il y a 1 gros loupé sur 2 minutes, le reste est bon.

Là il y a un peu plus d’intensité et on remarque de nouveau les retards à chaque grosse variation de la fréquence cardiaque.

Sur cette sortie, on voit des retards aussi bien sur les montées que sur les descentes de FC.

Ici, pas mal d’imprécision au début et un gros pic à 200 bpm. Dommage car le suivi du reste de la sortie est bon.

Suivi santé / activité quotidienne

Attention à ne pas vous faire avoir : en sortie d’usine quelques fonctionnalités de suivi quotidien sont désactivées. Ne soyez donc pas surpris si après 24 h vous n’avez toujours pas de donnée de variabilité de fréquence cardiaque. Je vous recommande d’activer le suivi du sommeil et la VFC pour avoir des données de récupération.
On a 5 widgets qui affichent les données de suivi quotidien. Nombre de pas et calories brûlées sont affichés sur le même widget. On y trouve les valeurs du jour ainsi que 2 écrans supplémentaires pour présenter un histogramme des 7 derniers jours. Le widget de FC présente un graphique en continu et la FC repos de la nuit. La mesure de la SpO2 se fait automatiquement pendant la nuit ou à la demande.
Le widget de suivi du sommeil présente les durées de sommeil des 7 dernières nuits, avec la valeur de la dernière et la moyenne des 7. Ensuite, on a quelques statistiques sans tomber dans l’overdose. On y trouve notamment un score de qualité du sommeil, la FCmin et la FCmoy, les heures d’endormissement et de réveil. La Run 2 détecte aussi automatiquement les siestes et les ajoute dans le widget Sommeil.
Les données de ces widgets sont transférées à l’application Suunto, où l’on peut consulter les résultats selon différentes échelles de temps (quotidien, hebdomadaire, mensuel, annuel). On peut aussi superposer l’évolution de plusieurs données sur le même graphique.
Avec l’application de respiration guidée, on choisit une durée entre 1 et 10 minutes. Après, c’est parti pour des enchainements de 4 s d’inspiration et 4 s d’expiration. On ne peut pas choisir un autre rythme de respiration.
Montre connectée

Le truc surprenant, c’est que les smart notifications ne font pas partie des widgets de base. Perso, j’aime bien mettre les notifications en début de liste des widgets, pour y avoir accès facilement. Sur la Run 2, toute notification apparait à l’écran pendant quelques secondes puis disparait. Pour retrouver et consulter une notification, il faut :
- Tourner la molette pour faire apparaître les widgets
- Appuyer sur la molette pour accéder au panneau de configuration
- Tourner la molette pour sélectionner Notifications
- Appuyer sur la molette pour accéder aux notifications
Ca fait 4 actions juste pour arriver à lire la dernière notification reçue !
L’astuce consiste donc à affecter 1 des 4 raccourcis bouton aux notifications.
On ne peut pas sélectionner les sources de notifications (choisir les applications qu’on veut et celles qu’on ne veut pas).
La présentation du widget météo est bien faite. On y trouve :
- Au centre, une barre de température, avec laquelle on voit facilement la température mini, la température max et la température actuelle
- A gauche, un pictogramme du temps qu’il fait et de la force du vent
- A droite la température actuelle en gros
On peut aller voir le détail dans les autres écrans : les prévisions heure par heure, le taux d’humidité, la probabilité de pluie, la qualité de l’air, etc.
Ces données sont tirées de OpenWeatherMap via le Bluetooth du smartphone. Pas de connexion à internet, pas de météo. Il faudra dans ce cas se contenter du bon vieux graphique de pression atmosphérique du baromètre.
La Run 2 intègre un lecteur de musique mp3. Au-delà du fait que plus beaucoup de personnes n’écoutent de mp3, ça permet de télécharger et d’écouter des podcasts. Par contre, ne comptez pas transférer vos playlists Deeer ou Spotify. Pour les ajouter, on passe par le câble USB et un ordinateur pour copier / coller les fichiers. Après, direction l’application, à partir de laquelle on peut créer des listes de lecture pour ranger / classer les morceaux de musique. Vous pouvez créer une liste pour chaque artiste, chaque album ou une autre liste pour vos podcasts.
Après, il suffit de connecter des écouteurs en Bluetooth. D’ailleurs ça tombe bien, Suunto produit aussi des écouteurs Bluetooth pour le sport.
Ca fonctionne bien. Depuis le widget de lecteur de musique, on choisit la source (smartphone ou musique embarquée). Si on opte pour la musique de la montre, on peut choisir la liste qu’on veut écouter, le mode aléatoire, etc. On a ensuite toutes les commandes : réglages du volume, morceau suivant, stop, etc.
Le rapport matinal est plutôt furtif. Le matin, vous vous levez, vous êtes plus ou moins réveillé, vous allez prendre votre petit-déj. Et là, une vibration, c’est le rapport matinal. Ben il va falloir se secouer, parce que si vous n’appuyez pas dans les 5 secondes sur la molette pour consulter le rapport matinal, la notification disparait et vous ne pourrez plus le voir.
Le truc le plus pénible dans l’utilisation de la Run 2, c’est de devoir attendre la fin de la synchronisation à chaque fois qu’on veut utiliser l’application pour changer un réglage ou transférer un entrainement ou un itinéraire. Suunto… il faut vraiment changer ça.
Pour ce qui est de la molette, on peut la placer côté gauche ou côté droit. Un réglage permet de retourner l’écran si on veut.
Conclusion du test de la Suunto Run 2

Je pourrais dire que tout a changé sur la Run 2 par rapport à la Run. Visuellement, lorsque je l’ai vue pour la première fois à l’UTMB, j’ai eu l’impression d’avoir devant moi une Race 2S.
L’ajout de la cartographie élargit le champ d’action de la Run 2. Encore une fois, avec la carto et Climb Guidance, cette Run pourrait tout à fait convenir pour du trail. Je pense que la Run 2 se destine aux coureurs débutants ou qui veulent s’entrainer pour une première grande course, que ce soit sur route ou sur trail, qui sont à la recherche d’une montre GPS avec un bon rapport fonctionnalités / prix sans sacrifier le look (tout plastique) ou la taille de l’écran. Et oui, c’est aussi une super option pour les traileurs qui veulent une montre GPS pas trop chère mais avec une carto sur un écran assez grand.
Reste le choix de priver cette Run 2 du champ des possibles du SuuntoPlus Store. C’est une stratégie différente de celle de COROS, qui a décidé d’intégrer autant de fonctionnalités sportives sur la PACE 4 que la PACE 4 Pro. Suunto a décidé de positionner la Run 2 en entrée de gamme, avec une Race 3S qui offre plus de capacités techniques poussées. En tout cas, elle apporte à la marque une offre d’appel très concurrentielle. Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais peut-être même poussé encore plus loin la série en proposant une Run 2 sans carto à 249 €, une Run 2 avec 4 Go à 299 € et une Run 2 avec 64 Go à 349 €.
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J’espère que ce test sera utile pour faire votre choix. Un test complet, ça demande du temps. J’essaie toujours, dans la mesure du possible (et de mes moyens), de pousser mes tests au maximum et de chercher les moindres petits détails. Je ne suis pas payé pour le faire.
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Suunto Run 2 – 64 Go | ![]() |
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Suunto Run 2 – 4 Go | ![]() |
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Suunto Run 2 – 4 Go | ![]() |
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Suunto Run 2 – 4 Go | ![]() |






Nice review!
> il ne fonctionne qu’avec des mp3 (musique ou podcast)
FLAC also works…
>on a maintenant Climb Guidance (l’équivalent de ClimbPro), qui ouvre le champ du trail à la Run 2.
Climb Guidance is not available for Run 2 (yet?) (it was added recently to Run though)
J’ai une Race 2, j’ai rapidement changé le bracelet silicone pour le nylon : terminé les irritations et je n’en pouvais plus du téton que se détachait en particulier la nuit. Je ne regrette pas, mais qd je vois la Coros pace pro 4, la partie logicielle commence à dater avec des petits irritants.